Offre d’or par pays en 2026 : guide complet de la production

by VT Markets
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Aug 11, 2026

La vérité dérangeante sur l’offre mondiale d’or en 2026 : quels pays contrôlent le métal le plus précieux ?

À retenir

  • L’offre mondiale d’or a atteint un record de 5 002 tonnes en 2025, avec une production minière au plus haut à 3 672 tonnes
  • La Chine reste le premier producteur mondial avec 380 tonnes par an, devant la Russie (330 t) et l’Australie (284 t).
  • Les banques centrales ont acheté 863 tonnes d’or en 2025, pour la quatrième année de suite au-dessus de 800 tonnes
  • Les cours de l’or ont grimpé au-dessus de 5 000 dollars l’once début 2026, soit +72% sur un an
  • L’offre d’or recyclé a atteint 1 404 tonnes en 2025, une hausse limitée malgré des prix records
  • L’Afrique est la première région productrice avec 1 010 tonnes, portée par le Ghana, le Mali et l’Afrique du Sud
  • La demande d’investissement a fortement progressé : les ETF or ont enregistré 801 tonnes, leur deuxième meilleure année

Comprendre l’offre mondiale d’or en 2026

L’offre mondiale d’or est un sujet clé des marchés des matières premières (biens comme l’or, le pétrole ou le blé), car elle dépend à la fois de la géologie et de l’activité humaine. En 2026, connaître l’offre d’or par pays est devenu essentiel pour les investisseurs et les décideurs. Selon le World Gold Council, l’offre totale a atteint un record de 5 002 tonnes en 2025, le plus haut niveau de la série annuelle depuis 1970.

Cette offre se répartit entre deux sources. La production minière représente environ 3 672 tonnes (73% du total), tandis que l’or recyclé atteint 1 404 tonnes (27%). L’or recyclé désigne l’or récupéré à partir de bijoux ou de déchets électroniques, puis fondu et réutilisé. Cette répartition illustre les limites de l’extraction minière et l’importance croissante du recyclage lorsque les prix montent.

Pour les traders et investisseurs utilisant des plateformes comme VT Markets, ces dynamiques créent des opportunités, mais aussi des risques. La hausse limitée de la production minière (+1% en un an) et une demande en forte progression ont poussé les cours vers des niveaux exceptionnels, avec un prix « spot » (prix au comptant, pour livraison immédiate) au-delà de 5 000 dollars l’once troy en février 2026.

Pays producteurs : les acteurs dominants en 2024-2025

Chine : premier producteur mondial

La Chine conserve sa place de premier producteur mondial d’or, avec environ 380 tonnes en 2024, soit près de 10% de la production minière mondiale. Mais la production progresse peu : règles environnementales plus strictes et épuisement de certains gisements expliquent ce palier.

La politique de protection de l’environnement a renforcé le contrôle des mines, notamment dans le Shandong et le Henan. Par ailleurs, la Chine est aussi un grand pays consommateur : l’essentiel de l’or produit est absorbé par le marché intérieur, ce qui limite les volumes disponibles à l’international.

Russie : l’or comme outil stratégique

La Russie est le deuxième producteur mondial, avec environ 330 tonnes en 2024. Sur la dernière décennie, elle a renforcé sa production et orienté une partie des volumes vers ses réserves, via les achats de banques centrales, pour se protéger des sanctions et des variations de change.

L’extraction est concentrée en Sibérie et en Extrême-Orient, où de nouveaux gisements sont développés. L’or devient un instrument de souveraineté : il sert à réduire la dépendance au dollar (souvent appelé « dédollarisation », c’est-à-dire diminuer l’usage du dollar dans les réserves et les échanges).

Australie : premier producteur occidental

L’Australie se classe troisième avec 284 tonnes en 2024. La production est très concentrée en Australie-Occidentale. Le pays bénéficie d’un cadre politique stable, de technologies minières avancées et de travaux géologiques solides, qui permettent d’identifier de nouvelles ressources.

Le secteur fait face à la hausse des coûts de main-d’œuvre et à une surveillance environnementale plus forte. L’innovation et la qualité de la gouvernance soutiennent l’investissement minier.

Répartition régionale : l’Afrique en tête

L’Afrique est devenue la première région productrice d’or, devant l’Asie.

RégionProduction 2024 (tonnes)% de l’offre mondialePays leaders
Afrique1 01027,5%Ghana (141 t), Mali (100 t), Afrique du Sud (99 t)
Asie66518,1%Chine (380 t), Indonésie (140 t)
Zone CEI58415,9%Russie (330 t), Ouzbékistan (129 t)
Océanie3469,4%Australie (284 t)
Amérique du Nord~360~9,8%États-Unis, Canada, Mexique
Amérique du Sud~450~12,2%Pérou, Brésil, Chili

Cette montée en puissance change la carte mondiale. Le Ghana (141 tonnes en 2024) dépasse désormais l’Afrique du Sud, longtemps dominante.

Le rôle décisif de l’or recyclé

L’or recyclé a atteint 1 404 tonnes en 2025. Pourtant, la hausse n’est que de 3% sur un an, malgré une envolée des prix de 67% en dollars. Cela montre que le recyclage ne réagit pas toujours fortement aux prix.

Les États-Unis, l’Europe et le Japon ont enregistré des hausses de « scrap » (or issu de vieux bijoux, pièces, résidus industriels). À l’inverse, l’Inde, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est ont reculé. Parmi les grands pays émergents, seule la Chine est en hausse sur un an.

Plusieurs facteurs expliquent cette faible progression :

  • Anticipation de nouvelles hausses : de nombreux détenteurs préfèrent conserver
  • Conjoncture : peu de ventes forcées faute de crise généralisée
  • Facteurs culturels : dans des pays comme l’Inde, les bijoux ont un usage social et familial, pas seulement financier
  • Garanties de crédit : l’or sert davantage de garantie (collatéral) pour emprunter, plutôt que d’être vendu

Comment l’or recyclé arrive sur le marché

L’or recyclé provient surtout des bijoux revendus lorsque les prix montent ou lorsque les ménages ont besoin de liquidités. Le secteur technologique contribue aussi via le traitement des déchets électroniques, pour récupérer des métaux précieux présents dans les cartes de circuits, connecteurs et composants.

Le recyclage joue un rôle d’amortisseur : quand les prix flambent, les volumes recyclés augmentent souvent, car la vente devient plus attractive. Cet effet peut freiner les hausses en période de forte demande.

Production minière : ce qui limite l’offre en 2026

Contraintes géologiques et croissance faible

La contrainte principale est géologique : les gisements riches et faciles d’accès sont largement épuisés. Il faut désormais exploiter des minerais plus profonds et moins concentrés. Un minerai « moins concentré » signifie qu’il contient moins d’or par tonne de roche, ce qui exige plus d’investissements et de technologie pour rester rentable.

Même avec un or au-dessus de 5 000 dollars l’once début 2026, la production minière n’a progressé que de 1% en 2025. Le secteur réagit lentement, car le cycle minier est long : il faut souvent 10 à 15 ans entre la découverte d’un gisement et la production.

Le rôle de la technologie

Les technologies modernes améliorent la production. L’exploration utilise des images satellites, des mesures du sous-sol (relevés géophysiques) et l’intelligence artificielle pour repérer des zones prometteuses. Côté extraction, des procédés comme la lixiviation en tas (arroser des tas de minerai avec une solution pour dissoudre l’or) ou le procédé au charbon en pulpe (capturer l’or avec du charbon actif dans une boue de minerai) permettent de récupérer de l’or dans des minerais moins riches.

L’automatisation et de nouvelles méthodes de traitement augmentent l’efficacité et la sécurité, et aident à compenser la baisse de la teneur des minerais.

Banques centrales : des achats records qui pèsent sur le marché

Les banques centrales ont un rôle majeur : elles détiennent des réserves et peuvent acheter ou vendre. En 2025, elles ont acquis 863 tonnes, pour la quatrième année consécutive au-dessus de 800 tonnes. Cela marque un changement durable dans la gestion des réserves.

Pourquoi les banques centrales achètent de l’or

Les achats depuis 2022 répondent à plusieurs objectifs :

Réduction de la dépendance au dollar : la part du dollar dans les réserves mondiales est passée de plus de 70% en 2000 à environ 58% en 2025 (FMI). Sur la même période, la part de l’or est montée d’environ 8% à près de 15%.

Assurance géopolitique : le gel des réserves russes en devises en 2022 a montré qu’une monnaie peut être bloquée. De nombreux pays diversifient donc leurs réserves.

Protection contre l’inflation : avec des craintes d’inflation et des finances publiques fragiles, l’or protège contre la perte de valeur d’une monnaie.

Absence de risque de contrepartie : contrairement à une obligation (titre de dette) ou à une réserve en devises, l’or ne dépend pas d’un émetteur. Il ne peut pas être créé par décision politique et est plus difficile à sanctionner.

Les principaux acheteurs officiels en 2025

La Pologne a mené les achats en 2025 avec 102 tonnes, portant ses réserves à 550 tonnes. La banque centrale vise 700 tonnes.

La Chine a déclaré 27 tonnes achetées en 2025, pour un total officiel de 2 306 tonnes. Des estimations évoquent un niveau plus élevé, via des achats non publiés.

Autres acheteurs actifs :

  • Turquie : 27 tonnes ajoutées en 2025
  • République tchèque : 20 tonnes (34 mois consécutifs d’achats)
  • Inde : poursuite d’achats stratégiques
  • Kazakhstan : 8 tonnes ajoutées sur le seul mois d’août 2025

Pour les opérateurs sur VT Markets, ces flux officiels aident à lire les tendances de long terme et l’équilibre offre-demande.

Demande d’or : l’autre face de l’équation

La demande totale a dépassé 5 000 tonnes pour la première fois en 2025, portée par l’investissement et les achats des banques centrales. Avec 53 nouveaux records de prix sur l’année, la valeur de la demande a atteint 555 milliards de dollars, en hausse de 45% sur un an.

Investissement : le moteur principal

En 2025, l’investissement domine. Les ETF or (fonds cotés en Bourse qui détiennent de l’or et se négocient comme une action) ont enregistré 801 tonnes d’entrées. Les achats de lingots et pièces ont aussi accéléré, au plus haut depuis 12 ans. Les motivations restent la recherche de protection et de diversification.

Les ETF nord-américains ont concentré une grande partie des flux : 50 milliards de dollars et 437 tonnes pour les fonds cotés aux États-Unis. Les encours américains ont atteint 2 019 tonnes (280 milliards de dollars d’actifs sous gestion, c’est-à-dire la valeur totale gérée par les fonds).

Bijouterie : une demande sensible au prix

La bijouterie a reculé en volume en 2025, ce qui est logique avec des prix records. Dans certains marchés, l’investissement des ménages a dépassé la demande de bijoux.

En valeur, les achats ont mieux résisté : les consommateurs ont acheté moins en poids, mais ont continué à dépenser. Cela confirme l’attrait culturel et esthétique de l’or.

Technologie

La demande du secteur technologique est restée proche de 323 tonnes en 2025, soutenue par des usages liés à l’intelligence artificielle. L’or est recherché pour sa très bonne conductivité (il laisse bien passer le courant) et sa résistance à la corrosion (il s’oxyde peu), essentielles en électronique et dans certains équipements.

Prix de l’or en 2026 : records et facteurs de marché

Début 2026, l’or s’échange au-dessus de 5 000 dollars l’once troy (unité standard des métaux précieux), autour de 5 015 à 5 037 dollars selon les séances. Cela représente +72% par rapport à environ 2 900 dollars un an plus tôt.

Plusieurs facteurs convergent :

Offre limitée : la production minière n’a augmenté que de 1% Achats des banques centrales : les volumes officiels absorbent une partie de l’offre Hausse de l’investissement : l’incertitude renforce la demande Devises et taux : un dollar plus faible et des taux réels en baisse (taux d’intérêt corrigés de l’inflation) soutiennent l’or Tensions géopolitiques : conflits et tensions commerciales renforcent la valeur refuge

Volatilité et opportunités de trading

La tendance de long terme est haussière, mais la volatilité est forte : le prix peut varier de plusieurs centaines de dollars en quelques jours après une annonce de banque centrale, un évènement géopolitique ou un changement d’anticipation sur la politique monétaire.

La volatilité impose une gestion du risque : un « stop-loss » (ordre qui coupe automatiquement une position si le prix passe sous un seuil) et une taille de position adaptée aident à limiter les pertes lors de mouvements brusques.

Pourquoi l’offre reste contrainte : l’économie des mines d’or

Besoins financiers élevés

Développer une mine d’or coûte souvent des centaines de millions, voire des milliards de dollars. Entre l’exploration, la construction et la mise en service, il faut souvent 10 à 15 ans avant de produire la première once. Cette durée et ces coûts limitent la hausse rapide de l’offre.

Même à 5 000 dollars l’once, de nouveaux projets ne produiront pas rapidement : ceux lancés avec les prix actuels pourraient n’arriver sur le marché qu’au début des années 2030.

Baisse de la teneur des minerais

La teneur moyenne en or des minerais a baissé. Concrètement, les mines doivent traiter beaucoup plus de roche pour produire la même quantité d’or, ce qui augmente les coûts, l’énergie utilisée et l’impact environnemental.

La technologie aide, mais ne supprime pas le problème : les meilleurs gisements sont déjà exploités.

Contraintes environnementales et réglementaires

L’exploitation moderne est encadrée par des règles strictes. Les autorisations peuvent prendre des années : qualité de l’eau, gestion des résidus (boues et roches après extraction), remise en état des sites. En Colombie-Britannique, des consultations avec les communautés autochtones et des études d’impact environnemental sont nécessaires.

Ces règles protègent l’environnement et les riverains, mais augmentent les délais et les coûts, ce qui limite la réaction de l’offre.

Focus régional : le Canada et la Colombie-Britannique

Le Canada figure parmi les grands producteurs, avec des sites majeurs en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique. Le pays bénéficie d’une stabilité politique, de règles claires, de technologies avancées et d’une main-d’œuvre qualifiée.

La Colombie-Britannique est une zone importante grâce à sa diversité géologique, avec différents types de gisements. Les mines vont de grandes exploitations à ciel ouvert à des mines souterraines.

Les producteurs canadiens subissent des coûts de main-d’œuvre plus élevés que dans certains pays en développement et des conditions climatiques difficiles. La qualité des institutions et l’expertise minière compensent en partie.

Comment les chocs économiques influencent l’offre et la demande

Un choc économique (crise financière, tension géopolitique, changement de politique) se répercute sur l’or :

Effets à court terme :

  • Hausse du recyclage si des ménages vendent des bijoux pour obtenir du cash.
  • Production minière quasi inchangée (elle s’ajuste lentement)
  • La demande d’investissement progresse souvent, ce qui réduit l’offre disponible et fait monter les prix

Effets à moyen terme :

  • Les prix plus élevés encouragent l’exploration et le développement
  • Des mines peu rentables au départ deviennent viables (« marginales » : rentables seulement avec des prix élevés)
  • Les banques centrales ajustent leurs achats selon la conjoncture

Effets à long terme :

  • Nouvelles mines en production après plusieurs années
  • Progrès techniques pour traiter des minerais moins riches
  • Le marché se rééquilibre sur un nouveau niveau

En 2025, malgré +44% sur le prix de l’or, l’offre n’a progressé que de 1%, tandis que la demande a dépassé 5 000 tonnes, ce qui a maintenu la pression haussière.

Conséquences pour l’investissement

Comprendre l’offre par pays et les freins à la production aide à décider, y compris via des plateformes comme VT Markets. Points clés :

Offre contrainte, soutien de long terme : la production progresse lentement et les gisements sont plus difficiles d’accès, ce qui soutient les prix si la demande reste forte.

Risques par pays : une production concentrée crée un risque : instabilité politique, nationalisation (prise de contrôle par l’État) ou durcissement des règles peuvent perturber l’offre.

Recyclage sensible au prix : l’or recyclé réagit en général aux hausses, ce qui peut limiter un rallye. Mais 2025 suggère un frein structurel : attente de hausse, usage en garantie, facteurs culturels.

Achats officiels déterminants : les flux des banques centrales influencent fortement le marché, vu les volumes. Les 863 tonnes achetées en 2025 ont soutenu les prix.

Offre d’or et diversification de portefeuille

Beaucoup d’investisseurs détiennent de l’or pour se protéger contre l’inflation, la baisse d’une monnaie et les chocs économiques. Les caractéristiques de l’offre renforcent ce rôle :

  • Offre limitée : contrairement aux monnaies « fiduciaires » (monnaies comme l’euro ou le dollar, créées par les banques centrales), l’or ne peut pas être produit à volonté
  • Production répartie : aucun pays ne contrôle totalement l’offre
  • Rareté physique : actif tangible, indépendant d’un État
  • Valeur reconnue : l’or est utilisé comme réserve de valeur depuis des siècles

Ces éléments expliquent l’intérêt de l’or pour diversifier et préserver le patrimoine en période d’incertitude.

L’avenir de l’offre d’or : tendances pour 2026 et après

« Pic de production » et contraintes

Certains analystes estiment que la production mondiale a atteint, ou atteindra bientôt, un « pic » : une production maximale avant stagnation ou baisse. Les découvertes de grands gisements se raréfient malgré des dépenses d’exploration en hausse. La faible croissance minière en 2025 (+1%), malgré des prix élevés, va dans ce sens.

Si ce scénario se confirme, une offre peu dynamique face à une demande solide (banques centrales, investisseurs) pourrait maintenir des prix durablement élevés.

Potentiel d’innovation

À l’inverse, les progrès techniques peuvent rendre exploitables des ressources auparavant non rentables. De nouvelles méthodes d’exploration et de traitement peuvent ouvrir l’accès à des gisements plus profonds ou plus pauvres. L’intelligence artificielle est utilisée pour optimiser les opérations et améliorer la précision de la recherche.

Les outils de détection par satellite et la cartographie 3D des zones favorables à la présence de minerais (modèles qui repèrent les endroits les plus prometteurs) peuvent réduire les coûts et les délais, tout en limitant l’impact environnemental.

Recyclage et économie circulaire

À mesure que le stock d’or déjà extrait (« au-dessus du sol ») augmente — estimé à plus de 210 000 tonnes — le recyclage devient une source majeure. De meilleurs circuits de collecte et de traitement, associés à des prix élevés, peuvent accroître la part du recyclage.

Des techniques plus efficaces pour recycler les déchets électroniques pourraient apporter des volumes supplémentaires, via les smartphones, ordinateurs et autres appareils qui contiennent de petites quantités d’or, significatives à grande échelle.

Questions fréquentes

Quel pays produit le plus d’or en 2024-2025 ?

La Chine est le premier producteur mondial, avec environ 380 tonnes en 2024 (environ 10% de la production minière). La Russie suit avec 330 tonnes, puis l’Australie avec 284 tonnes. Ensemble, ces trois pays représentent près de 27% de la production. La production chinoise plafonne en raison des contraintes environnementales et de l’épuisement de certains gisements. De plus, la Chine consomme l’essentiel de sa production, ce qui limite les exportations.

Quelle quantité d’or est recyclée chaque année dans le monde ?

L’or recyclé a totalisé 1 404 tonnes en 2025, soit environ 27% de l’offre mondiale. La hausse n’a été que de 3% sur un an, malgré une progression marquée des prix en dollars. L’essentiel provient des bijoux revendus. Le secteur technologique contribue aussi via le recyclage des déchets électroniques. En général, le recyclage augmente quand les prix montent, mais en 2025 l’attente de nouvelles hausses et une conjoncture moins dégradée ont limité les ventes.

Pourquoi l’offre d’or est-elle plus limitée que celle d’autres matières premières ?

L’offre est contrainte par la rareté géologique et par l’économie du secteur. Les gisements faciles d’accès ont largement été exploités. Il faut viser des ressources plus profondes, plus éloignées ou moins riches, ce qui augmente les coûts et les besoins techniques. Surtout, une nouvelle mine prend du temps : souvent 10 à 15 ans entre la découverte et la production. Résultat : même avec un or au-dessus de 5 000 dollars l’once début 2026, la production minière n’a augmenté que de 1% en 2025.

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