
Un krach boursier est une chute brutale et importante des cours des actions sur la majeure partie d’un marché, généralement mesurée à partir d’un indice large (c’est-à-dire un indicateur qui regroupe beaucoup de valeurs, comme le S&P 500). Une correction est le plus souvent une baisse plus lente d’au moins 10% par rapport à un récent sommet, tandis qu’un krach est plus rapide et plus profond et peut faire passer un marché d’une correction à un marché baissier (un « bear market », soit une baisse d’au moins 20%). Aucun régulateur ne fixe de seuil officiel pour parler de krach, mais les exemples les plus connus sont faciles à mesurer : le Dow Jones Industrial Average a perdu 22,6% en une seule séance le 19 octobre 1987, et le S&P 500 a cédé 33,9% en 23 séances boursières entre le 19 février et le 23 mars 2020.
Le marché se redresse-t-il, ou continue-t-il de baisser ? Les deux peuvent arriver : les reprises ont pris d’environ six mois à 25 ans, et certains krachs ont été suivis de nouvelles baisses. Ce qu’un trader peut lire dans un krach relève moins du « bon timing » que de la structure du mouvement : la vitesse de la baisse, son ampleur, et ce qui limite les ventes. Comme un CFD (contrat sur différence : un produit dérivé qui permet de miser sur la hausse ou la baisse sans détenir l’actif) peut être ouvert à l’achat ou à la vente, un marché en baisse reste un marché sur lequel on peut prendre position ou se couvrir (réduire un risque). C’est aussi un environnement où l’effet de levier (utiliser de l’argent emprunté ou une marge pour augmenter la taille d’une position) amplifie les pertes.
À retenir
- Un krach n’a pas de définition officielle. Le terme désigne une chute rapide et marquée, tandis qu’une correction (au moins -10% par rapport à un sommet récent) et un marché baissier (-20% ou plus) ont des seuils couramment utilisés. Un krach peut franchir les deux en quelques semaines, comme le S&P 500 en 2020.
- Les krachs résultent souvent d’un mélange de valorisations trop élevées, d’endettement, de panique et d’un élément déclencheur comme un choc économique ou une baisse soudaine de la liquidité (la facilité à acheter/vendre sans faire bouger fortement les prix).
- Pendant un krach, les décisions qui comptent le plus sont celles que le trader maîtrise : éviter les ventes forcées, surveiller la marge et ne pas augmenter l’effet de levier pour « se refaire » après une perte.
- Les CFD permettent de trader dans les deux sens et peuvent servir à couvrir un portefeuille, mais ce sont des produits à effet de levier qui peuvent entraîner des pertes supérieures au montant déposé. La vente à découvert via CFD est une stratégie avancée, très risquée, qui ne convient pas à tous.
Qu’est-ce qu’un krach boursier ?
Un krach boursier est une baisse très rapide et marquée du prix des actions sur une large partie d’un marché, généralement provoquée par des ventes paniques (des ventes motivées par la peur) plutôt que par une dégradation progressive des fondamentaux des entreprises (leurs résultats, leurs perspectives et leur solidité financière). Cela se distingue de la baisse d’une seule action, qui peut s’expliquer par des facteurs propres à l’entreprise.
Il n’existe pas de définition officielle unique. Contrairement à un marché baissier, que le glossaire Investor.gov de la SEC (le gendarme des marchés américains) décrit comme une baisse d’au moins 20% d’un indice large sur au moins deux mois, un krach n’a ni pourcentage ni durée faisant consensus. En pratique, le terme est réservé à des baisses à la fois profondes et rapides, souvent des pertes à deux chiffres en quelques jours, et parfois à des séances uniques restées dans l’histoire des marchés.
C’est pourquoi les qualificatifs diffèrent : l’effondrement de 1987 s’est joué en quelques heures et est qualifié de krach, tandis que la chute technologique bien plus importante de 2000 à 2002 s’est étalée sur plus de deux ans et est qualifiée de marché baissier.
Qu’est-ce qui provoque un krach boursier ?
Un krach a rarement une cause unique. Les historiens et les régulateurs constatent généralement plusieurs conditions déjà présentes, puis un déclencheur qui transforme l’inquiétude en ventes.
- Bulles et valorisations trop élevées. La FINRA (autorité américaine d’autorégulation du secteur financier) décrit une bulle comme une hausse des prix jusqu’à des niveaux qui paraissent injustifiables, avant une baisse. Selon la Réserve fédérale, le Dow est passé de 63 en août 1921 à 381 en septembre 1929, soit un multiple d’environ six. Le débat sur des thèmes qui tendent les valorisations, comme une éventuelle bulle de l’IA en Bourse, continue, mais une valorisation élevée ne dit pas à quel moment la baisse commencera.
- Effet de levier et appels de marge. Dans les années 1920, les acheteurs versaient souvent environ 10% du prix des actions et empruntaient le reste : quand les cours baissaient, ils devaient apporter plus de garanties (collatéral) et vendaient parfois de force. Le même mécanisme existe aujourd’hui : la FINRA explique que lorsque des titres achetés « sur marge » (avec un financement) baissent au-delà d’un certain seuil, un intermédiaire peut déclencher un appel de marge (demande de fonds supplémentaires) et, en l’absence de réponse, vendre les positions de l’investisseur, parfois sans préavis.
- Panique et comportement moutonnier. La FINRA définit les ventes paniques comme le fait de vendre de grandes quantités d’actions sans forcément vérifier si c’est la meilleure décision, et souligne que le phénomène peut s’auto-alimenter. Le 19 octobre 1987, la Réserve fédérale indique que les ordres de vente ont largement dépassé les acheteurs prêts à intervenir près des prix précédents.
- Chocs économiques et politique économique. Avant le « Black Monday », un déficit commercial américain plus élevé que prévu a été publié et le dollar a reculé. En 1929, les hausses de taux de la Réserve fédérale ont eu des effets inattendus : comme l’étalon-or liait les monnaies, les banques centrales étrangères ont aussi dû relever leurs taux.
- Ventes automatisées et liquidité insuffisante. L’« assurance de portefeuille » (une stratégie utilisant options et dérivés pour limiter les pertes) a accéléré la baisse de 1987, car les premières pertes ont entraîné de nouvelles vagues de ventes. Le 6 mai 2010, la SEC a décrit une disparition soudaine de prix « significatifs » sur de nombreuses actions cotées, en pleine séance.
- Chocs externes soudains. Une pandémie, une guerre ou la faillite d’une banque peut changer les perspectives plus vite que ne s’ajustent les prévisions. La baisse de mars 2020 a suivi la propagation du COVID-19, et la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 est survenue après plus d’un an de tensions liées à des actifs adossés à des prêts immobiliers.
Quel est l’impact d’un krach boursier ?
- Sur les investisseurs et l’épargne retraite. L’impact dépend du moment. Un investisseur avec plusieurs décennies devant lui a le temps de laisser les marchés se redresser, tandis qu’une personne proche de la retraite peut être contrainte de vendre à des prix déprimés ; et les appels de marge peuvent transformer une baisse temporaire en perte définitive.
- Sur l’économie et le crédit. La baisse des actions réduit la richesse des ménages, et la peur réduit les dépenses. Tous les krachs ne déclenchent pas une récession : celui de 1987 n’en a pas provoqué, alors que la baisse de 2007 à 2009 a coïncidé avec une récession de 18 mois.
- Sur les marchés mondiaux. Les marchés sont liés par le commerce et par des fonds qui vendent sur un marché pour compenser des pertes sur un autre. En 2020, la pandémie a frappé tous les grands marchés en même temps.
- Sur les entreprises. La baisse du cours des actions renchérit le financement via de nouvelles émissions d’actions, et les entreprises très endettées peuvent avoir des difficultés à refinancer leur dette. Les acteurs financiers peuvent être au cœur du problème : en septembre 2008, Lehman Brothers a déposé le bilan, et le lendemain la Réserve fédérale a soutenu l’assureur AIG.
Comment les marchés se protègent-ils pendant un krach ?
Le « Black Monday » a conduit à plusieurs réformes, dont des règles permettant aux places boursières de suspendre les échanges lors de ventes rapides, selon la Réserve fédérale. Aujourd’hui, les États-Unis ont deux protections principales.
Coupe-circuits de marché (suspensions générales)
Investor.gov (SEC) explique que les échanges sur les marchés américains d’actions et de contrats à terme peuvent être suspendus quand le S&P 500 baisse de 7% (niveau 1), 13% (niveau 2) ou 20% (niveau 3) par rapport à la clôture de la veille. Un franchissement du niveau 1 ou 2 avant 15h25 (heure de la côte Est) entraîne une suspension de 15 minutes. Un franchissement du niveau 3 à tout moment stoppe la séance jusqu’à la clôture. Une baisse de niveau 1 ou 2 à partir de 15h25 n’entraîne pas de suspension.
Bandes « limit up / limit down » (limites de variation)
Pour une action donnée, la SEC décrit une bande de prix calculée autour du prix moyen des cinq minutes précédentes. Si le prix touche la limite et ne revient pas dans la bande sous 15 secondes, la cotation de l’action est suspendue pendant cinq minutes.
Ces outils ralentissent le rythme des ventes et donnent du temps aux investisseurs pour évaluer la situation. Ils n’empêchent pas les cours de baisser et ne garantissent pas d’éviter un krach. Le 6 mai 2010, le Dow a perdu jusqu’à 9,16% sous la clôture précédente avant de reprendre une grande partie de la baisse en quelques minutes, mais le mouvement n’a pas suffi à déclencher un coupe-circuit général, selon la SEC. En mars 2020, les suspensions générales n’ont pas empêché le S&P 500 de continuer à baisser ensuite.
Que surveiller après les suspensions
- Marché ordonné ou désordonné. Une baisse régulière avec un marché qui fonctionne n’a rien à voir avec une baisse faite de « trous » de cotation et de liquidité qui disparaît, comme le 6 mai 2010, quand les coûts de transaction et le glissement (exécution à un prix moins bon que prévu) augmentent.
- Le seuil atteint par la baisse. Le fait que la baisse s’arrête en territoire de correction ou franchisse -20% est l’indicateur le plus clair d’un passage vers un marché baissier.
- La réponse des autorités. Les déclarations et interventions de la Réserve fédérale ont compté en 1987 comme en 2008 : il est donc utile de suivre les annonces des banques centrales et des régulateurs.
- Rebonds et retests. Un rebond violent ne prouve pas que la baisse est terminée. En mars 2020, le S&P 500 a inscrit une clôture plus basse dans les dix jours suivant un rally de plus de 9% en une seule séance.
Comment les traders agissent après un krach boursier
Après la chute vient une seconde décision : que faire lorsque les prix sont bas, que la nervosité est forte et que l’avenir paraît incertain.
Faire le point avant de revenir
Vérifiez ce qui s’est passé et pourquoi. Les pertes viennent-elles d’une baisse générale du marché, ou d’une concentration sur un seul thème ? Quelles décisions ont été imposées par l’effet de levier ou un manque de liquidités, et lesquelles ont été volontaires ? Un krach est souvent le premier vrai test de la perte que l’on peut supporter : si l’épisode a été plus difficile que prévu, le portefeuille est peut-être trop risqué. Les reprises sont irrégulières, et personne n’identifie le point bas en temps réel.
Trader un marché en correction
Une correction est une baisse d’au moins 10% par rapport à un sommet récent, sans atteindre -20%. Après une chute rapide, les prix reprennent souvent une partie de la baisse avant de repartir dans le même sens ou d’inverser la tendance, comme lorsque le Dow a récupéré 57% de sa perte du « Black Monday » en deux séances. Les traders surveillent souvent si le plus bas précédent tient et si les rebonds butent là où les prix ont cassé. Comme les variations sont plus fortes et les écarts achat/vente (spreads : la différence entre le prix d’achat et le prix de vente) plus larges que d’habitude, une position dimensionnée pour un marché calme peut devenir trop grande. Beaucoup réduisent la taille des positions et placent un stop-loss (ordre de sortie automatique en cas de perte) avant d’entrer. Les deux scénarios restent possibles : la correction peut se terminer, s’aggraver ou se retourner à tout moment.
Quand une correction devient un marché baissier
Un marché baissier correspond à une baisse d’au moins 20% d’un indice large sur au moins deux mois. Le marché baissier de 2022 a duré environ neuf mois, et celui de 2000 à 2002 plus de deux ans et demi. Ce sont des baisses lentes, avec des rebonds intermédiaires ; une position gardée des semaines ou des mois supporte des frais de financement au jour le jour (coût de portage). Un marché baissier change aussi la nature du risque : moins le « trou » d’une séance de krach, plus le coût et l’usure d’avoir tort pendant longtemps.
Gérer l’effet de levier et l’exposition
Quand la baisse se prolonge, les facteurs de risque les plus importants sont ceux que les traders contrôlent :
- Effet de levier. Plus l’effet de levier est élevé, plus une petite baisse défavorable peut déclencher un appel de marge. Utiliser moins de levier laisse un coussin de sécurité avant une clôture forcée des positions.
- Exposition totale. Des positions sur plusieurs indices ou actions peuvent sembler diversifiées, mais elles baissent souvent ensemble lors d’un krach. Additionnez l’exposition de toutes les positions ouvertes, et non position par position.
- Risque par position. Décider à l’avance la perte maximale acceptable sur une position, en pourcentage fixe et limité du compte, évite qu’un mauvais trade décide de tout.
- Niveau de marge. Surveillez-le régulièrement. Un capital qui ne peut pas absorber une baisse supplémentaire est une raison de réduire la taille, pas d’augmenter l’effet de levier.
Rééquilibrage et investissement programmé
Pour les investisseurs de long terme, le rééquilibrage consiste à ramener un portefeuille vers sa répartition cible entre classes d’actifs ; après une baisse des actions, cela peut conduire à racheter des actions pour revenir au poids visé. L’investissement programmé (dollar-cost averaging) consiste à investir un montant fixe à intervalles réguliers plutôt qu’une somme en une fois. Ce sont deux approches basées sur des règles, et non sur une tentative de prévoir le marché. Aucune ne supprime les pertes ni ne garantit un gain, et leur pertinence dépend de la situation de chacun.
Krach, correction et marché baissier : quelle différence ?
Ces trois termes décrivent des baisses de taille et de vitesse différentes. Les seuils proviennent des usages de la SEC et de la FINRA.
| Terme | Seuil habituel | Rythme typique |
|---|---|---|
| Correction | Baisse d’au moins 10% par rapport à un sommet récent (FINRA) | Progressif : de quelques semaines à quelques mois |
| Marché baissier | Baisse d’au moins 20% d’un indice large sur au moins deux mois (SEC Investor.gov) | De quelques mois à plusieurs années |
| Krach | Pas de seuil officiel ; chute soudaine et sévère, souvent à deux chiffres en quelques jours | Brutal : de quelques heures à quelques semaines |
Ces catégories se recoupent. Un krach peut faire passer un indice directement d’une correction à un marché baissier, comme en 2020. Un marché baissier peut contenir un krach, et beaucoup de corrections s’arrêtent sans aller plus loin. VT Markets compare les conditions de part et d’autre d’un marché baissier dans son guide sur les marchés baissiers et haussiers.
Krachs boursiers dans l’histoire : corrections, marchés baissiers et krachs
Sept épisodes montrent l’éventail possible : d’une correction arrêtée juste avant le seuil du marché baissier jusqu’à la chute la plus profonde. Chaque épisode est mesuré sur les niveaux de clôture d’indices de prix, qui n’incluent pas les dividendes.
Une correction : 2018
Du 20 septembre au 24 décembre 2018, le S&P 500 a baissé de 19,8% en 95 jours, juste en dessous du seuil de -20% d’un marché baissier. La baisse était assez marquée pour inquiéter, mais assez lente pour qu’aucune séance ne la résume, et elle n’a pas débouché sur une chute plus large.
Un marché baissier : 2022
Du 3 janvier au 12 octobre 2022, le S&P 500 a reculé de 25,4% sur environ neuf mois. Aucune séance ne l’a définie : la baisse a franchi le seuil de -20% progressivement, ce qui distingue un marché baissier d’un krach.
Un krach : 1987 et 2020
Le Dow a perdu 508 points, soit 22,6%, le 19 octobre 1987, ce que la Réserve fédérale décrit comme la plus forte baisse boursière en une journée de l’histoire. Contrairement à 1929, l’épisode n’a pas été suivi d’une récession ni d’une crise bancaire : le Dow a regagné 288 points, soit 57% de la baisse, en deux séances et a retrouvé son sommet d’avant-krach en moins de deux ans.
Le S&P 500 a clôturé à 3 386,15 le 19 février 2020 et à 2 237,40 le 23 mars, franchissant les seuils de correction puis de marché baissier en 23 séances. Les variations quotidiennes ont été extrêmes : l’indice a perdu 9,51% le 12 mars, gagné 9,29% le 13 mars et perdu 11,98% le 16 mars ; les marchés américains ont suspendu les échanges à quatre reprises via les coupe-circuits, selon le Federal Register. Le S&P 500 a clôturé au-dessus de son sommet de février le 18 août 2020. La récession n’a duré que deux mois (NBER, février à avril 2020), mais le chômage américain est passé de 3,5% à 14,8%.
Le cas extrême : 1929, 2000 et 2007
En 1929, le Dow a perdu près de 13% le « Black Monday » (lundi 28 octobre) et près de 12% le lendemain, selon la Réserve fédérale, et n’a pas clôturé au-dessus de son sommet de 1929 avant le 23 novembre 1954. La Réserve fédérale note que des problèmes ailleurs dans le système financier ont transformé ce qui aurait pu être une récession courte et brutale en la dépression la plus longue et la plus profonde qu’ait connue le pays.
Le Nasdaq Composite a perdu 77,9% entre mars 2000 et octobre 2002 après l’effondrement des valorisations liées à Internet, et n’a pas clôturé au-dessus de son sommet de 2000 avant le 23 avril 2015. Le S&P 500 a reculé de 56,8% entre octobre 2007 et mars 2009, après que les prix des logements américains ont plus que doublé entre 1998 et 2006, et a clôturé au-dessus de son sommet de 2007 le 28 mars 2013. Le chômage américain a culminé à 10,0% en octobre 2009.
Trader un marché baissier avec des CFD
Un investisseur en actions gagne en général si les cours montent, sauf s’il emprunte des actions pour vendre à découvert. Un contrat sur différence (CFD) peut s’ouvrir en position vendeuse sans emprunter d’actif : c’est pourquoi les traders qui maîtrisent les CFD peuvent considérer un krach comme un marché sur lequel ils peuvent encore trader, se couvrir ou rester à l’écart, plutôt que comme une période à subir.
Utiliser les CFD à votre avantage
Se couvrir (hedging) consiste à prendre une position destinée à compenser une perte potentielle ailleurs. La FINRA décrit cela comme des investissements visant à compenser des pertes possibles, afin de réduire le risque. Un investisseur qui détient un portefeuille d’actions et craint une baisse du marché peut ouvrir une position vendeuse sur un CFD d’indice, qui gagne si le marché recule, ce qui compense une partie de la perte du portefeuille. Le fonctionnement et les limites pratiques sont détaillés dans un guide sur la couverture d’un portefeuille d’actions avec des CFD d’indices.
Une couverture n’a pas besoin d’être parfaite pour être utile. Même imparfaite, elle peut amortir l’impact d’un marché en baisse, ce qui aide à rester calme et à suivre son plan. Elle a toutefois des contreparties : l’indice peut ne pas évoluer exactement comme le portefeuille, la couverture a ses propres coûts, et si les marchés montent, la couverture perdra de l’argent pendant que le portefeuille en gagnera. La couverture réduit le risque sans le supprimer, et l’une des méthodes les plus courantes consiste à se positionner à la baisse (vendre).
Comment fonctionne une position vendeuse sur CFD
Se positionner à la baisse (« short ») signifie ouvrir une position qui gagne quand le prix baisse. Avec un contrat sur différence (CFD), un trader peut ouvrir une position de vente sans posséder l’actif sous-jacent, puis la clôturer plus tard avec un achat de même taille. Contrairement à une vente au comptant, il ne s’agit pas de vendre un actif détenu. Dans un CFD, c’est simplement la manière d’ouvrir une position vendeuse, et aucun actif ne change de mains. Se positionner à la hausse (« long ») est l’inverse : une position d’achat qui gagne si le prix monte.
Par exemple, si un indice cote 20 000 points et qu’un trader vend un contrat à 1 USD par point, une baisse à 19 000 rapporte 1 000 USD avant frais, tandis qu’une hausse à 21 000 coûte 1 000 USD. Ces chiffres sont fournis à titre d’exemple : la taille des contrats, la marge et les coûts varient selon les fournisseurs.
Une position vendeuse peut perdre d’autant plus que le prix monte.
Pour aller plus loin, consultez les guides VT Markets sur les stratégies CFD à l’achat et à la vente et sur la vente à découvert.
Lire un marché en baisse
Une tendance baissière se repère souvent par une suite de sommets plus bas et de creux plus bas : chaque rebond échoue sous le sommet précédent, et chaque vague de ventes va plus bas que la précédente. Les traders qui vendent à découvert un marché en baisse repèrent souvent le dernier sommet et placent un stop-loss juste au-dessus, afin que la position se ferme si la tendance casse. Cette distance détermine la taille de position pour une perte maximale acceptée : plus le stop est large, plus la position doit être petite. En krach, les prix varient fortement et les stops doivent être plus éloignés, ce qui implique des positions plus petites, pas plus grandes.
Erreurs fréquentes pendant les krachs
- Tout vendre au plus bas. Vendre dans la panique après une forte baisse fige les pertes et fait courir le risque de rater la reprise, dont personne ne connaît le timing.
- Chercher à viser exactement le point bas. Même les professionnels ont du mal à détecter le retournement, et les rebonds au sein d’un marché baissier peuvent tromper.
- Utiliser trop d’effet de levier. L’argent emprunté peut forcer à vendre quand les prix sont au plus bas.
- Manque de diversification. Mettre l’essentiel de son patrimoine sur une action, un secteur ou un thème laisse peu de protection.
- Négliger les coûts. Les spreads, les frais de financement et le glissement augmentent en période de forte volatilité et peuvent grignoter les petites positions.
- Trading de revanche. Augmenter la taille des positions pour récupérer une perte est une voie classique vers une perte plus grande.
- Penser que l’histoire se répétera à l’identique. Chaque krach a eu des causes et un chemin de reprise différents.
Un compte démo VT Markets offre 90 jours d’entraînement : une façon d’expérimenter des mouvements rapides, la marge et les stop-loss sans risquer de capital.
Un krach boursier n’a pas de définition officielle, mais le schéma revient souvent : des valorisations trop élevées, de l’endettement et un déclencheur se transforment en panique, et les prix baissent plus vite que la plupart des investisseurs ne l’imaginent. L’histoire de 1929 à 2020 montre que des chutes d’un tiers ou plus peuvent survenir en quelques semaines, que les reprises peuvent durer de quelques mois à plusieurs décennies, et qu’aucun krach n’a exactement les mêmes causes.
Trader la volatilité des marchés avec VT Markets
Des marchés volatils exigent de privilégier la préparation plutôt que la prédiction. Entraînez-vous sur un compte démo, comprenez comment se comportent l’effet de levier, la marge et les stop-loss, et décidez à l’avance du risque que vous êtes prêt à prendre. VT Markets propose des CFD sur le Forex (marché des devises), les indices, les métaux précieux, les actions et d’autres marchés. Le trading de produits à effet de levier comporte un risque élevé de perte, et les pertes peuvent dépasser votre dépôt.
Questions fréquentes
Un krach boursier peut-il se reproduire ?
Oui. Chaque époque a connu son krach, avec des causes différentes : crédits sur marge en 1929, ventes automatisées en 1987 et 2010, pandémie en 2020. Depuis, des coupe-circuits, des règles de marge et des dispositifs d’apport de liquidité par les banques centrales ont été mis en place, mais aucune règle ne peut supprimer le risque d’une chute brutale.
Combien de temps faut-il aux marchés pour se remettre d’un krach ?
Les délais varient beaucoup : environ six mois pour le S&P 500 après 2020, moins de deux ans pour le Dow après 1987, environ cinq ans et demi pour le S&P 500 après 2007, environ 15 ans pour le Nasdaq Composite après 2000 et 25 ans pour le Dow après 1929. Les niveaux d’indices n’incluent pas les dividendes : les performances totales des investisseurs qui les ont réinvestis se sont donc redressées plus tôt.
Quelle est la différence entre un krach et une correction ?
Une correction est une baisse d’au moins 10% par rapport à un sommet récent, qui se déroule souvent sur plusieurs semaines ou mois. Un krach est une chute brutale et sévère, souvent à deux chiffres en quelques jours, sans seuil officiel. Un krach peut faire passer un marché d’une correction à un marché baissier, c’est-à-dire une baisse d’au moins 20%.
Un krach boursier, est-ce la même chose qu’une récession ?
Non. Un krach est une baisse des cours des actions, tandis qu’une récession, telle que décrite par le NBER, est un recul de l’activité économique. Les deux peuvent se produire ensemble, comme entre 2007 et 2009, mais le krach de 1987 n’a pas été suivi d’une récession.
Dois-je vendre pendant un krach ?
Cela dépend de la situation de chacun, et une information générale ne peut pas trancher au cas par cas. Les investisseurs de long terme constatent souvent que vendre dans la panique fige les pertes, tandis que ceux qui auront besoin d’argent bientôt peuvent être contraints de vendre. Un plan construit en période calme, et revu si besoin avec un conseiller indépendant, est une base plus fiable pour décider.
Qu’est-ce qu’un coupe-circuit (circuit breaker) ?
Un coupe-circuit est une règle qui suspend les échanges après une baisse trop rapide. Aux États-Unis, les suspensions générales se déclenchent lorsque le S&P 500 recule de 7%, 13% ou 20% par rapport à la clôture précédente : les deux premiers niveaux suspendent la cotation pendant 15 minutes avant 15h25 (heure de la côte Est), et une baisse de 20% stoppe la séance jusqu’à la clôture.
Peut-on gagner de l’argent lors d’un krach boursier ?
Certains traders ouvrent des positions vendeuses via des instruments comme les CFD, pour chercher à profiter de la baisse. C’est une stratégie très risquée : les rebonds peuvent être soudains, l’effet de levier amplifie les pertes, des écarts de cotation peuvent rendre un stop-loss inefficace, et les pertes peuvent dépasser le montant déposé. Cette approche ne convient pas à tous, et aucun profit n’est garanti.
Avertissement sur les risques : Le trading de contrats sur différence (CFD) comporte un niveau de risque élevé et peut ne pas convenir à tous les investisseurs. L’effet de levier peut amplifier fortement les gains comme les pertes et peut conduire à des pertes supérieures à votre investissement initial. Avant de trader des CFD, vous devez vous assurer de bien comprendre les risques, évaluer vos objectifs d’investissement, votre situation financière et votre niveau d’expérience, et demander un avis indépendant si nécessaire. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Veuillez consulter nos documents juridiques pour une présentation complète des risques liés au trading de CFD.
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