Or vs S&P 500 : comparaison des performances en 2026 et guide d’investissement

by VT Markets
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Aug 11, 2026

Or vs S&P 500 : quel investissement dominera votre portefeuille en 2026 ?

À retenir :

  • Sur les vingt dernières années, l’or a affiché environ 8,2% de croissance annualisée (CAGR, c’est-à-dire le rendement moyen par an en tenant compte de l’effet cumulatif), tandis que le S&P 500 a approché 10,1% lorsque les dividendes sont réinvestis
  • Le « ratio or » (prix de l’or divisé par le niveau du S&P 500) est un indicateur clé pour comparer la performance relative de ces deux grandes classes d’actifs (métal précieux et actions)
  • Selon les données de janvier 2026, l’or s’échange autour de 2 680 $ l’once, tandis que le S&P 500 évolue autour de 6 100 points
  • En période d’incertitude économique et géopolitique, l’or surperforme souvent les actions, car les investisseurs recherchent des actifs jugés plus sûrs
  • Un portefeuille combinant les deux offre une meilleure diversification (réduction du risque en mélangeant des actifs qui ne réagissent pas de la même façon)
  • Le S&P 500 verse des dividendes (revenus versés aux actionnaires), tandis que l’or ne procure aucun rendement (zéro coupon, zéro intérêt)

Comprendre le débat : or vs S&P 500

La comparaison entre l’or et le S&P 500 est une des plus suivies en gestion de patrimoine. Elle oppose un actif « refuge » (l’or) à un indicateur majeur des actions américaines (le S&P 500, qui regroupe 500 grandes entreprises cotées).

Cette opposition ne se limite pas aux cours. Elle touche au risque, à la protection contre l’inflation (hausse générale des prix), à l’équilibre d’un portefeuille et au rôle de chaque actif selon le cycle économique.

Performance historique : ce que montrent les données

Rendements de long terme

Sur longue période, la comparaison est moins simple qu’il n’y paraît. De 2000 à 2026, l’or et le S&P 500 ont alterné les phases d’avance et de retard, au gré de l’éclatement de la bulle internet, de la crise financière de 2008 et, plus récemment, des à-coups liés à la période Covid (fortes variations, parfois brutales).

Depuis 2000, la croissance annualisée (CAGR) du S&P 500, dividendes réinvestis, ressort autour de 10,1%. L’or, lui, évolue autour de 8,2% par an. Ces moyennes cachent de fortes différences selon les décennies.

PériodeCAGR de l’orCAGR du S&P 500 (dividendes inclus)Gagnant
2000-201012,8%-0,9%Or
2010-20201,5%13,9%S&P 500
2020-20269,3%11,2%S&P 500
2000-20268,2%10,1%S&P 500

Le ratio or comme indicateur

Le ratio or se calcule en divisant le prix de l’or (en dollars) par le niveau du S&P 500. Il aide à voir quel actif est « cher » ou « bon marché » par rapport à l’autre. Quand le ratio monte, l’or surperforme les actions. Quand il baisse, les actions prennent l’avantage.

En janvier 2026, ce ratio est d’environ 0,44 (2 680 ÷ 6 100), en baisse par rapport au pic proche de 0,65 observé en mars 2020, au plus fort de la panique liée à la pandémie. Cet indicateur peut servir à rééquilibrer un portefeuille (ramener les poids à une cible après des écarts de performance).

Différences fondamentales

Revenus et rendement

Le S&P 500 procure des dividendes. Début 2026, le rendement du dividende (dividendes annuels rapportés au prix) se situe autour de 1,3% à 1,5%. Réinvestis, ces dividendes augmentent fortement le rendement total sur plusieurs décennies.

L’or, par nature, ne verse rien : pas de dividendes, pas d’intérêts. Le gain dépend uniquement de la hausse du prix (plus-value). Cette différence pèse sur la performance de long terme, car l’effet cumulatif des dividendes joue en faveur des actions.

Volatilité et risque

Les deux actifs fluctuent, mais pas de la même manière :

  • Volatilité de l’or : souvent 15% à 20% par an (la volatilité mesure l’ampleur des variations de prix), avec des poussées en période de crise
  • Volatilité du S&P 500 : en général 14% à 18% par an, et parfois au-delà de 30% lors de corrections (phase de baisse marquée)
  • Corrélation : souvent faible, parfois négative en période de stress (la corrélation indique si deux actifs montent/baissent ensemble), ce qui rend la combinaison utile

En marché baissier des actions (bear market, baisse prolongée), l’or encaisse souvent des pertes plus limitées : il joue un rôle de couverture (hedge, protection partielle contre un scénario défavorable). À l’inverse, lors de longs marchés haussiers (bull market), l’or a fréquemment du mal à suivre.

Analyse visuelle : lire le rapport or / S&P 500

Décennie par décennie

Sur les années 2000, l’or a fortement progressé, d’environ 280 $ l’once à plus de 1 400 $, alors que le S&P 500 a terminé globalement stable après deux marchés baissiers violents.

Les années 2010 ont été dominées par les actions : le S&P 500 a connu un des plus longs marchés haussiers, tandis que l’or a surtout évolué dans une phase de stagnation. Cela illustre un biais fréquent : croire que la tendance récente va se prolonger (biais de récence).

De 2020 à début 2026, les deux actifs ont monté, avec un avantage pour les actions. L’or a terminé 2025 proche de ses records nominaux (en prix « courants », sans correction de l’inflation), soutenu par les achats des banques centrales et les craintes d’inflation persistante.

Points de bascule

Plusieurs événements ont marqué des tournants :

  1. Septembre 2008 : faillite de Lehman Brothers, fuite vers l’or et les bons du Trésor américain (dette de l’État américain, jugée très sûre)
  2. Mars 2020 : panique Covid, l’or baisse d’abord puis repart
  3. Mars 2022 : guerre Russie-Ukraine, l’or dépasse 2 000 $ l’once
  4. Fin 2023 : optimisme autour de l’IA, hausse des valeurs technologiques et du S&P 500

Incertitude économique et performance

Quand l’or brille

L’or sert souvent de réserve de valeur (actif qui conserve du pouvoir d’achat). Il a tendance à mieux se comporter lors de :

  • Récessions profondes et crises financières
  • Inflation élevée, au-delà de 4% à 5% par an
  • Chocs géopolitiques et conflits
  • Craintes de dépréciation des monnaies, notamment du dollar
  • Erreurs de politique des banques centrales ou perte de confiance

Lors du pic d’inflation de 2020-2021, l’or a d’abord monté, puis a été freiné par la hausse des taux réels. Les taux réels correspondent aux taux d’intérêt moins l’inflation ; lorsqu’ils deviennent positifs, l’or est moins attractif car il ne rapporte aucun revenu.

Quand les actions dominent

Le S&P 500 est généralement favorisé pendant :

  • Périodes de croissance économique durable
  • Hausse des bénéfices des entreprises
  • Inflation stable ou en baisse, avec une politique monétaire accommodante (taux bas, conditions de crédit souples)
  • Cycles d’innovation technologique
  • Amélioration du moral des investisseurs et appétit pour le risque

Les actions profitent directement de la création de valeur des entreprises (croissance, productivité, profits), ce que l’or ne peut pas offrir.

Le rôle du dollar

Effet devise

L’or et le S&P 500 sont cotés en dollars, mais ne réagissent pas de la même façon à un dollar fort :

Or : souvent en relation inverse avec le dollar. Un dollar fort renchérit l’or pour les acheteurs hors États-Unis, ce qui peut réduire la demande. À l’inverse, un dollar faible soutient souvent le prix de l’or.

S&P 500 : relation plus complexe. Un dollar fort peut peser sur les bénéfices réalisés à l’étranger par les groupes internationaux (conversion moins favorable), mais il peut aussi refléter une économie américaine solide.

Entre 2024 et 2026, on a vu des phases où les deux actifs montaient malgré un dollar ferme, preuve que d’autres facteurs (taux, croissance attendue, climat de marché) peuvent l’emporter.

Construire un portefeuille : trouver le bon équilibre

Intérêt de la diversification

Les données montrent qu’un portefeuille combinant or et actions peut améliorer le rendement ajusté du risque (performance obtenue pour un niveau de risque donné). La faible corrélation entre les deux aide à amortir les chocs.

Exemple d’allocation :

  • 60% actions S&P 500 : croissance de long terme et dividendes
  • 30% obligations : stabilité et revenus (les obligations sont des titres de dette qui versent un intérêt)
  • 10% or : protection en cas de choc extrême et contre certains scénarios d’inflation

Une part de 5% à 10% d’or peut déjà réduire la volatilité d’un portefeuille sur longue période.

Rééquilibrage

Le ratio or peut guider le rééquilibrage. Quand le ratio atteint des extrêmes historiques :

  • Ratio élevé (>0,60) : réduire l’or et augmenter les actions
  • Ratio faible (<0,30) : renforcer l’or et réduire une partie des actions

Cette méthode va à contre-courant : acheter ce qui est relativement délaissé et alléger ce qui est devenu cher.

Aspects pratiques

Comment s’exposer à ces actifs

Plusieurs solutions existent :

Pour l’or :

  • Or physique (lingots, pièces, en onces)
  • ETF or répliquant le prix au comptant (spot : prix immédiat du marché)
  • Actions de sociétés minières aurifères (effet de levier possible sur le prix de l’or, mais avec un risque d’entreprise supplémentaire)
  • Contrats à terme et options sur l’or (produits dérivés, outils plus complexes et risqués)

Pour le S&P 500 :

  • Fonds indiciels (fonds qui répliquent l’indice) avec frais faibles
  • ETF S&P 500 (produits cotés en Bourse, généralement liquides et transparents)
  • Actions individuelles des entreprises de l’indice
  • Contrats à terme sur le S&P 500 (levier : exposition supérieure au capital engagé)

Les coûts, la fiscalité et le risque varient selon le véhicule choisi.

Fiscalité

La fiscalité peut changer fortement selon le pays :

Or : dans de nombreux pays, l’or physique et certains ETF or peuvent être taxés comme des biens spécifiques (souvent plus lourdement que les plus-values actions de long terme).

S&P 500 : les dividendes et plus-values de long terme peuvent bénéficier d’un régime plus favorable, ce qui améliore le rendement net (après impôts).

Sur plusieurs décennies, l’impact fiscal peut faire une vraie différence.

Marchés : 2024-2026

La situation actuelle

En janvier 2026, les deux actifs tiennent bien. Le S&P 500 a inscrit de nouveaux records, portés par la progression des bénéfices, l’engouement pour l’intelligence artificielle et une inflation plus modérée. La hausse est toutefois concentrée sur quelques géants technologiques, ce qui augmente le risque de concentration (dépendance à un petit nombre de valeurs).

L’or reste proche de 2 680 $ l’once. Les achats des banques centrales, notamment dans les pays émergents qui cherchent à réduire leur dépendance au dollar, soutiennent le marché. Les tensions au Moyen-Orient et les frictions commerciales États-Unis/Chine entretiennent aussi la demande d’actif refuge.

Avis d’experts et climat de marché

Les indicateurs de sentiment montrent un marché partagé. En mars 2025, des enquêtes faisaient apparaître autant de stratèges favorables aux actions qu’à l’or sur 12 mois, un signe d’incertitude.

Les réseaux sociaux comme Reddit ont renforcé l’intérêt du grand public, avec des discussions souvent marquées par le biais de récence (prolonger les tendances récentes sans recul).

Erreurs fréquentes

Biais de récence et décisions émotionnelles

Le biais de récence est un piège classique. Après l’envolée de l’or dans les années 2000, certains ont acheté près du pic de 2011, puis ont subi des années de baisse. À l’inverse, ceux qui ont quitté les actions après 2008 ont manqué le marché haussier suivant.

Le tableau ci-dessous montre à quel point les rendements glissants sur 10 ans peuvent changer (rendements calculés sur des périodes de 10 ans qui se décalent dans le temps) :

Période de 10 ansRendement total de l’orRendement total du S&P 500
2001-2010+332%-9%
2006-2015+41%+72%
2011-2020-3%+256%
2016-2025+87%+198%

Vouloir « timer » le marché

Chercher le point d’entrée et de sortie parfait entre or et actions fonctionne rarement. Une approche plus robuste consiste à investir régulièrement et à conserver une allocation équilibrée, plutôt qu’à tenter d’anticiper les mouvements de court terme.

Perspectives

Tendances de fond

Pour l’or :

  • Diversification des banques centrales hors réserves en dollars
  • Retour possible de l’inflation si les dépenses publiques restent élevées
  • Fragmentation géopolitique et incertitude accrue
  • Contraintes sur l’offre liées aux enjeux environnementaux et sociaux de l’extraction

Pour le S&P 500 :

  • Innovation technologique et gains de productivité
  • Dynamique démographique dans certains pays émergents, créant de nouveaux consommateurs
  • Marges de profits des entreprises proches de niveaux élevés historiques
  • Effet des intérêts composés (croissance qui s’auto-renforce dans le temps) dans les entreprises performantes

Analyse par scénarios

Selon le scénario économique, l’avantage change :

Stagflation (inflation élevée, croissance faible) : l’or surperforme nettement Croissance solide avec inflation modérée : le S&P 500 domine Récession déflationniste : les deux souffrent, mais les entreprises de qualité avec des bilans solides résistent souvent mieux Crise financière : panique initiale possible sur les deux, mais l’or se rétablit souvent plus vite

Pourquoi l’accompagnement compte

Comparer ces actifs implique de tenir compte de la fiscalité, de l’inflation, du coût d’opportunité (ce à quoi on renonce en choisissant un actif plutôt qu’un autre) et de la situation personnelle. Un accompagnement peut aider à construire une stratégie cohérente avec les objectifs, le niveau de risque acceptable et l’horizon d’investissement.

Il s’agit moins de choisir « l’un ou l’autre » que de combiner les deux dans de bonnes proportions, selon l’âge, les besoins de revenus, les autres actifs détenus et la capacité à supporter les variations de marché.

Questions fréquentes

1. L’or est-il meilleur que le S&P 500 en période d’inflation ?

Tout dépend du type d’inflation et de la réaction des banques centrales. L’or a tendance à mieux se comporter quand l’inflation est élevée et que les taux réels sont négatifs (l’inflation dépasse les taux d’intérêt). Si les banques centrales relèvent fortement les taux pour freiner l’inflation, les actions peuvent d’abord souffrir, puis se reprendre lorsque l’inflation ralentit et que la croissance revient. Les années 1970 (stagflation) ont été favorables à l’or, tandis que les années 2010 montrent que les actions peuvent très bien se comporter avec une inflation modérée si la croissance est au rendez-vous.

2. Quelle part consacrer à l’or et aux actions ?

Beaucoup de conseillers évoquent 5% à 10% d’or (ou métaux précieux) dans un portefeuille diversifié, et 50% à 70% d’actions (dont le S&P 500), selon l’âge et la tolérance au risque. Avec un horizon long, on supporte souvent plus d’actions. À l’approche de la retraite, certains augmentent la part d’actifs défensifs. L’allocation doit intégrer l’ensemble du patrimoine (immobilier, obligations, autres placements). Le rééquilibrage régulier aide à rester proche de l’objectif.

3. Peut-on perdre de l’argent avec l’or ou le S&P 500 ?

Oui. L’or a perdu environ 45% entre le pic de 2011 et le point bas de 2015 (drawdown : baisse maximale entre un sommet et un creux). Le S&P 500 a connu des marchés baissiers avec des reculs de plus de 50% (notamment 2000–2002 et 2007–2009). Sur des durées très longues (plus de 20 ans), les deux ont historiquement généré des rendements réels positifs (après inflation), mais rien n’est garanti. La diversification, l’absence de levier excessif et un horizon adapté restent essentiels. Évitez d’investir sur ces actifs un argent dont vous aurez besoin sous 3 à 5 ans.

4. Comment interpréter un graphique or vs S&P 500 pour décider ?

Ne regardez pas seulement les prix. Suivez : (1) la tendance du ratio or (or relativement cher ou bon marché face aux actions), (2) la corrélation (ensemble ou à l’inverse), (3) les phases de volatilité (calme ou stress), (4) les zones où le ratio bute ou rebondit (supports/résistances : zones où un mouvement s’arrête souvent). L’objectif n’est pas de prédire, mais d’identifier des niveaux extrêmes qui peuvent justifier un rééquilibrage. Complétez avec des éléments fondamentaux : bénéfices, inflation, politique monétaire.

Conclusion : or vs S&P 500

Il n’existe pas de réponse unique : l’or et le S&P 500 n’ont pas le même rôle. Le S&P 500 capte la croissance économique et les profits des entreprises, avec un avantage de long terme grâce aux dividendes réinvestis. L’or vise surtout à préserver le pouvoir d’achat et à protéger lors des crises, tout en améliorant la diversification quand les actions traversent des phases difficiles.

Les données plaident pour une combinaison des deux, ajustée à votre situation. Les actions gardent un avantage en rendement moyen sur plusieurs décennies, tandis que l’or peut réduire les à-coups et protéger contre des scénarios extrêmes.

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