Historique des fractionnements d’actions de Google : guide complet des splits de GOOGL et GOOG

by VT Markets
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Aug 11, 2026

Historique des divisions d’actions Google : tout ce que les investisseurs avertis doivent savoir sur les splits d’Alphabet qui ont changé la donne

Points clés

  • Google a réalisé deux divisions d’actions majeures : un split 2 pour 1 en 2014 et un split 20 pour 1 en 2022
  • Le split de 2014 a créé les actions de classe C (GOOG) sans droit de vote, tandis que les actions de classe A (GOOGL) ont conservé un droit de vote standard
  • Le split 20 pour 1 d’Alphabet en juillet 2022 a rendu l’action plus accessible aux particuliers en ramenant le cours d’environ 2 255 $ à près de 112,50 $
  • Une division d’actions ne change ni la valeur totale investie ni la valeur économique détenue par les actionnaires, mais elle peut améliorer la liquidité (facilité à acheter/vendre) et l’accessibilité
  • Comprendre les différences entre actions de classe A, B et C est essentiel pour décider en connaissance de cause d’investir dans Alphabet

Comprendre l’historique des splits Google : guide complet pour les investisseurs

Pour les investisseurs qui suivent les géants technologiques, l’historique des divisions d’actions de Google est un bon exemple de stratégie d’entreprise et de gestion des actionnaires. Alphabet Inc., maison mère de Google, a utilisé les splits pour garder l’action accessible tout en conservant le contrôle des fondateurs. Cette approche a aussi influencé la façon dont les investisseurs particuliers peuvent investir dans l’une des sociétés les plus valorisées au monde.

Avec des plateformes de négociation comme VT Markets, l’accès aux marchés mondiaux s’est élargi. Il devient donc important de comprendre ce qu’est une division d’actions et ses effets concrets sur un portefeuille.

Qu’est-ce qu’une division d’actions (stock split) et pourquoi les entreprises y ont recours ?

Une division d’actions (stock split) est une opération où une entreprise découpe chaque action existante en plusieurs actions. Le but est de baisser le prix unitaire de l’action et d’améliorer la liquidité (c’est-à-dire la facilité à acheter et vendre sans trop d’écart de prix). La valeur totale détenue ne change pas : c’est comme échanger un billet de 10 € contre dix pièces de 1 €.

Comment fonctionne une division d’actions

Lors d’un split, l’actionnaire reçoit des actions supplémentaires proportionnelles à ce qu’il possède. Dans un split 2 pour 1, un investisseur avec 100 actions reçoit 100 actions en plus : il a donc 200 actions, et le prix de chaque action est divisé par deux. La valeur totale reste la même, mais l’action devient plus facile à acheter pour de petits montants.

Les entreprises lancent souvent un split quand le cours monte trop et peut décourager une partie des investisseurs. D’après des données de marché 2025, les entreprises du S&P 500 ayant annoncé un split sur l’année avaient en moyenne un cours d’environ 487 £, signe qu’elles cherchent à garder un prix « abordable ».

Principales raisons de faire un split

  • Meilleur accès pour les particuliers : un prix plus bas permet d’acheter plus facilement des actions entières (plutôt que des fractions)
  • Liquidité accrue : davantage d’actions en circulation et un prix plus bas peuvent augmenter les volumes échangés
  • Effet psychologique : un cours sous 100 semble plus « abordable », même si la valeur totale ne change pas
  • Rémunération des salariés : options et actions attribuées deviennent plus simples à gérer quand le cours est plus bas
  • Indices : certains indices donnent plus de poids aux titres chers (indices « pondérés par le prix »), et un cours plus bas peut être un avantage technique

Historique complet des splits Google : deux décisions clés

La stratégie d’Alphabet est particulière : ses splits ne servent pas seulement à ajuster un prix. Deux événements ont marqué l’histoire, chacun avec un objectif distinct.

Premier split (2014) : création d’une nouvelle structure d’actions

Le premier split, en avril 2014, a pris la forme d’un 2 pour 1, mais surtout d’une refonte des droits de vote. Google a créé une nouvelle catégorie d’actions, modifiant la gouvernance (la manière dont le pouvoir de décision est réparti entre actionnaires).

Avant le split :

  • Actions de classe A (GOOGL) : 1 vote par action
  • Actions de classe B : 10 votes par action (principalement détenues par les fondateurs et dirigeants)

Après le split :

  • Actions de classe A (GOOGL) : 1 vote par action (inchangé)
  • Actions de classe B : 10 votes par action (inchangé)
  • Actions de classe C (GOOG) : 0 vote par action (nouvelle catégorie)

Pour chaque action de classe A ou B détenue, l’actionnaire a reçu une action de classe C. Ainsi, 50 actions de classe A sont devenues 50 actions de classe A plus 50 actions de classe C. Le nombre total d’actions double, le prix par action est divisé environ par deux.

Deuxième split (2022) : rendre l’action plus accessible

Le deuxième split a eu lieu le 15 juillet 2022 : un split classique 20 pour 1, appliqué aux trois catégories d’actions. Le cours est passé d’environ 2 255 $ à près de 112,50 $, ce qui facilite l’achat pour de nombreux investisseurs.

Impact selon la catégorie :

Catégorie d’actionPrix avant split (USD)Prix après split (USD)Actions reçues par action détenue
Classe A (GOOGL)~2 255 $~112,50 $19 actions supplémentaires
Classe C (GOOG)~2 235 $~111,75 $19 actions supplémentaires
Classe B~2 255 $~112,50 $19 actions supplémentaires

Selon une analyse de VT Markets, les volumes d’échanges sur Alphabet ont augmenté d’environ 34% dans les trois mois suivant le split de 2022, signe d’une meilleure liquidité (plus d’achats/ventes, plus faciles).

Les trois catégories d’actions Alphabet : GOOGL, GOOG et classe B

Alphabet se distingue par une structure à trois catégories d’actions, qui sépare droits économiques (bénéficier de la performance boursière) et droits de vote (participer aux décisions).

Actions de classe A (GOOGL) : la référence pour la plupart des investisseurs

Les actions de classe A (code GOOGL) donnent 1 vote par action lors des assemblées d’actionnaires. Elles permettent donc de participer, au moins en théorie, aux décisions importantes (nomination des administrateurs, rémunération des dirigeants, etc.).

En mars 2025, les actions de classe A représentaient environ 46% des actions Alphabet en circulation, ce qui en fait la catégorie la plus détenue par les particuliers et de nombreux fonds.

Actions de classe C (GOOG) : exposition financière sans droit de vote

Les actions de classe C (code GOOG), créées en 2014, ne donnent aucun droit de vote. En revanche, elles donnent la même exposition économique que les actions de classe A : elles montent ou baissent avec l’action Alphabet et donnent droit aux dividendes si l’entreprise en versait (Alphabet n’est pas connue pour en verser).

GOOG cote souvent avec une légère décote par rapport à GOOGL (souvent 0,1% à 0,5%), ce qui reflète la valeur que le marché attribue au droit de vote. Pour un investisseur qui vise surtout la performance financière à long terme, cette petite différence peut parfois offrir un point d’entrée marginalement meilleur.

Actions de classe B : le contrôle des fondateurs

Les actions de classe B ne sont pas cotées en Bourse. Elles sont surtout détenues par les fondateurs et certains dirigeants historiques. Chaque action de classe B donne 10 votes, ce qui permet aux fondateurs de garder le contrôle des décisions même s’ils ne détiennent qu’une part limitée du capital.

D’après des documents réglementaires 2025, les détenteurs de classe B contrôlent environ 53% des droits de vote tout en représentant moins de 12% de la détention économique : c’est un mécanisme classique pour verrouiller le contrôle.

Le split de 2014 : pourquoi Google a créé des actions sans droit de vote

Pour comprendre le split 2014, il faut voir le dilemme : le cours dépassait 1 000 $, ce qui limitait l’accès, mais un split « classique » aurait réduit le poids des fondateurs dans les votes.

Conserver le contrôle tout en gardant de la flexibilité

Larry Page, Sergey Brin et Eric Schmidt voulaient conserver la capacité d’orienter l’entreprise sans subir une pression excessive du marché à court terme. En même temps, Alphabet devait pouvoir émettre des actions pour financer des acquisitions, rémunérer des salariés, ou mener d’autres opérations.

La création des actions de classe C a répondu à cet objectif : Alphabet pouvait émettre des actions sans droit de vote sans affaiblir le contrôle des classes A et B. En pratique, l’action devient une « monnaie » pour des opérations, tout en préservant les droits de vote des fondateurs.

Réaction des actionnaires et accord juridique

Certains actionnaires de classe A ont contesté l’opération, estimant que recevoir des actions sans droit de vote pouvait réduire la valeur. Google a conclu un accord en 2013 : si les actions de classe C devaient coter avec une décote importante par rapport à la classe A durant la première année, une compensation pouvait être due.

L’accord prévoyait un paiement si une action de classe C affichait plus de 1% de décote face à la classe A pendant cinq séances de Bourse consécutives au cours de la première année. La décote est restée faible : aucune compensation n’a été nécessaire.

Split d’actions vs split inversé : ne pas confondre

Alphabet a fait des splits « classiques » (plus d’actions, prix unitaire plus bas). L’opposé est le split inversé (reverse split), où l’on réduit le nombre d’actions pour augmenter le prix unitaire.

Split classique

Le split classique augmente le nombre d’actions et baisse le prix dans la même proportion. C’est en général perçu comme positif : l’entreprise va bien et souhaite faciliter l’accès au titre.

Ratios courants :

  • 2 pour 1 : 1 action devient 2 actions, à moitié prix
  • 3 pour 1 : 1 action devient 3 actions, à un tiers du prix
  • 20 pour 1 : 1 action devient 20 actions, à un vingtième du prix

Split inversé

Le split inversé réduit le nombre d’actions et augmente le prix unitaire. Il est souvent perçu avec prudence : il est généralement utilisé quand le cours a chuté, par exemple pour éviter de sortir d’une Bourse (radiation) ou parce que l’entreprise traverse des difficultés.

Ratios courants :

  • 1 pour 2 : 2 actions deviennent 1 action, à prix doublé
  • 1 pour 10 : 10 actions deviennent 1 action, à prix multiplié par 10

Différence clé : le split classique accompagne souvent une entreprise solide ; le split inversé est fréquemment lié à un cours en difficulté. Alphabet n’a connu que des splits classiques.

Les splits créent-ils de la valeur pour l’actionnaire ?

Question fréquente : une division d’actions crée-t-elle de la valeur, ou est-ce seulement un changement de présentation ?

Point de vue de la théorie des marchés efficients

Selon la théorie des marchés efficients (idée que le prix en Bourse reflète déjà l’information), un split ne devrait pas créer de valeur. Il ne change ni les résultats de l’entreprise, ni la part détenue par chaque actionnaire. C’est comme couper une pizza en plus de parts : on n’a pas plus de pizza.

La recherche académique va souvent dans ce sens : sur de grands échantillons, les splits ne montrent pas un schéma régulier de surperformance par rapport au marché. Un split ne rend pas une entreprise plus rentable.

Point de vue du marché, en pratique

Dans la réalité, un split peut influencer indirectement par :

Liquidité améliorée : un cours plus bas augmente souvent les volumes, réduit l’écart achat/vente (bid-ask spread, c’est-à-dire la différence entre le meilleur prix acheteur et vendeur), et facilite l’exécution des ordres.

Effet indices : certains indices ont des contraintes ou des préférences liées au prix, ce qui peut influencer la demande de certains investisseurs institutionnels.

Effet psychologique : beaucoup d’investisseurs préfèrent un prix unitaire plus bas, même si cela ne change pas la valeur globale. Cette perception peut soutenir la demande, au moins temporairement.

Participation des particuliers : un prix plus bas fait entrer de nouveaux investisseurs. Pris collectivement, cela peut compter.

Conclusion

Un split ne crée pas de valeur « par calcul », car la capitalisation boursière (valeur totale en Bourse) et la part détenue restent identiques. En revanche, il peut rendre le marché plus fluide et le titre plus accessible.

Comparer la stratégie de splits de Google à d’autres géants de la tech

Comparer les splits d’Alphabet à ceux d’autres groupes technologiques aide à situer sa stratégie.

Apple : adepte des splits

Apple a réalisé cinq splits depuis son introduction en Bourse : 2 pour 1 en 1987, 2000 et 2005 ; 7 pour 1 en 2014 ; 4 pour 1 en 2020. Cette politique maintient un cours plus accessible et une base large d’actionnaires particuliers. En 2025, l’action Apple se négocie autour de 175 $.

Amazon : un split longtemps attendu

Amazon a longtemps évité les splits, laissant son cours dépasser 3 000 $ avant de faire un 20 pour 1 en juin 2022, un mois avant Alphabet. Comme Google, l’entreprise a privilégié la stratégie de long terme, et n’a agi que lorsque le prix devenait un frein net pour les particuliers.

Tesla : une approche opportuniste

Tesla a réalisé un split 5 pour 1 en août 2020 puis 3 pour 1 en août 2022. Ces opérations ont accompagné un fort intérêt des particuliers, signe que l’accessibilité est centrale pour son actionnariat.

Microsoft : beaucoup de splits par le passé, puis arrêt

Microsoft a réalisé neuf splits entre 1987 et 2003, puis a cessé malgré la hausse du titre. En 2025, l’action dépasse 400 $, sans signal de split à court terme, notamment parce que l’achat d’actions fractionnées est devenu courant.

Comparaison :

EntrepriseNombre total de splitsDernier splitApproche
Alphabet220 pour 1 (2022)Splits ponctuels
Apple54 pour 1 (2020)Gestion active
Amazon420 pour 1 (2022)Adoption récente
Tesla23 pour 1 (2022)Réactif
Microsoft92 pour 1 (2003)Historique

Alphabet se situe entre Apple (splits fréquents) et Microsoft (absence de splits récents) : le split est un outil, pas une routine.

Le rôle des droits de vote dans la structure d’Alphabet

Les droits de vote (capacité à voter en assemblée) sont un élément clé de la structure d’actions d’Alphabet, souvent mal compris, mais important pour la gouvernance.

À quoi servent les droits de vote

Le pouvoir de vote permet d’influencer des décisions majeures, notamment :

  • Élection et révocation des administrateurs
  • Validation de la rémunération des dirigeants
  • Opérations majeures (fusion, acquisition, vente d’actifs)
  • Modifications des statuts et règles internes
  • Résolutions actionnariales sur des sujets environnementaux, sociaux ou de gouvernance (ESG)

Pour un particulier, ces droits pèsent peu seul, car la participation est faible face à des milliards d’actions. Mais, regroupés via les votes par procuration (proxy voting : délégation de vote) et les grands investisseurs, ils peuvent compter.

Valeur pratique du droit de vote

La faible décote de GOOG par rapport à GOOGL (0,1% à 0,5%) suggère que le marché valorise peu ces droits pour un investisseur individuel. Dans d’autres structures à deux catégories d’actions, l’écart peut être plus élevé (souvent 3% à 10%). Chez Alphabet, l’impact est limité notamment parce que la classe B verrouille déjà le contrôle.

  • Contrôle des fondateurs verrouillé : la classe B concentre l’essentiel des votes
  • Crédibilité du management : confiance dans la stratégie
  • Résultats solides : moins de contestation actionnariale

Fiscalité des splits pour les investisseurs

Comprendre le traitement fiscal d’un split aide à éviter les erreurs de suivi.

En général, pas d’impôt immédiat

Dans la plupart des pays, une division d’actions n’est pas imposable au moment où elle se produit. Elle ne crée pas de revenu ni de plus-value. Elle modifie seulement le prix de revient unitaire (cost basis : prix d’achat de référence par action pour calculer la plus-value), tout en gardant le prix de revient total identique.

Exemple :

  • Achat initial : 100 actions à 50 £ = 5 000 £ de prix de revient total
  • Après split 20 pour 1 : 2 000 actions à 2,50 £ = 5 000 £ de prix de revient total

Le prix de revient par action est ajusté, sans impact fiscal immédiat.

Suivi du prix de revient

La difficulté vient du suivi, surtout si vous avez acheté à plusieurs prix. Les courtiers ajustent souvent automatiquement les données, mais il est prudent de vérifier pour la déclaration fiscale.

Cas particulier du split 2014 : deux catégories cotées (A et C) coexistent. Les administrations fiscales répartissent alors le prix de revient entre les deux catégories, généralement selon leur valeur de marché relative juste après l’opération.

  • Le prix de revient de la classe A est réparti entre la classe A conservée et la classe C reçue
  • La répartition suit souvent la valeur de marché relative des deux catégories après le split

Points d’attention pour l’optimisation fiscale

Le split ne crée pas d’impôt, mais le nouveau prix peut faciliter certaines stratégies :

Vente à perte optimisée : avec plus d’actions à un prix unitaire plus faible, on peut vendre par lots (lots = blocs d’achats à différents prix) plus finement.

Dons : donner des actions qui ont pris de la valeur peut être plus flexible quand le prix unitaire est plus faible, selon les règles locales.

Transmission : dans certains pays, un prix unitaire plus faible facilite les donations dans des plafonds annuels.

Comment négocier l’action Google : GOOGL ou GOOG ?

Pour acheter Alphabet via une plateforme comme VT Markets, il faut choisir entre GOOGL (classe A, avec vote) et GOOG (classe C, sans vote). Les deux suivent la même performance économique.

Analyse de l’écart de prix

GOOG cote en général avec une légère décote. Entre 2014 et 2025, la décote moyenne observée est d’environ 0,26%, avec des variations selon l’actualité de gouvernance.

Quand la décote s’élargit :

  • Lors de campagnes d’actionnaires revendicatifs (activisme actionnarial : pression exercée sur la direction)
  • Après des décisions de direction contestées
  • À l’approche de votes importants

Quand la décote se réduit :

  • Lorsque les résultats sont solides
  • Quand les sujets de gouvernance passent au second plan
  • Quand les particuliers dominent les échanges

Comment choisir

Choisir GOOGL (classe A) si :

  • Vous tenez à avoir un droit de vote
  • Vous investissez à long terme et souhaitez conserver cette option
  • La prime de prix est faible
  • Vous privilégiez la catégorie la plus « standard »

Choisir GOOG (classe C) si :

  • Vous visez la performance économique sans chercher à voter
  • Vous profitez d’une décote
  • Vous voulez simplifier une allocation entre plusieurs lignes
  • Vous acceptez de ne pas avoir de poids en gouvernance

En pratique : pour la plupart des particuliers, la différence est limitée. Les deux catégories évoluent presque de la même manière et donnent les mêmes droits économiques.

Liquidité

GOOGL et GOOG sont très liquides (volumes quotidiens moyens supérieurs à 20 millions d’actions chacun). GOOGL est souvent un peu plus échangée (environ +10% à +15%), car elle est davantage détenue par des fonds indiciels.

Pour un ordre de taille « classique » d’un particulier, cette différence change rarement quelque chose : les écarts achat/vente restent réduits.

Effet des splits sur les options

Les splits influencent aussi le marché des options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre une action à un prix fixé à l’avance). Ils ajoutent des ajustements techniques.

Comment les options sont ajustées

Lors d’un split, les options cotées s’ajustent pour garder une valeur économique équivalente. Pour le split 20 pour 1 d’Alphabet :

Avant split :

  • 1 option d’achat (call) = droit d’acheter 100 actions au prix d’exercice (strike) de 2 000 $
  • Valeur du contrat = valeur immédiate (intrinsic value : gain si exercé tout de suite) + valeur temps (time value : valeur liée au temps restant et à l’incertitude)

Après split :

  • 1 call = droit d’acheter 2 000 actions au strike de 100 $
  • Valeur du contrat = même valeur immédiate + même valeur temps

Le strike est divisé par le ratio du split, et le nombre d’actions par contrat est multiplié par ce ratio.

Effets pour la négociation

Après un split, on observe souvent :

Plus de liquidité : plus d’activité sur l’action peut entraîner plus d’échanges sur les options.

Spreads plus serrés : davantage de volume réduit souvent le coût implicite de transaction.

Plus de choix de strikes : des prix d’exercice plus nombreux et plus proches permettent des stratégies plus fines (couverture, rendement, protection).

Selon des données 2025 sur les produits dérivés, le volume d’options sur Alphabet a augmenté d’environ 28% dans les six mois suivant le split de 2022.

Perspectives : Alphabet va-t-il refaire un split ?

Anticiper un nouveau split suppose d’examiner le niveau du cours et la culture de l’entreprise.

Niveau de cours

En mars 2025, Alphabet s’échange autour de :

  • GOOGL (classe A) : 168–175 $
  • GOOG (classe C) : 167–174 $

Ces niveaux restent accessibles, ce qui réduit l’intérêt immédiat d’un split. Dans la technologie, les splits reviennent souvent quand le cours dépasse 200–300 $, car certains investisseurs bloquent psychologiquement au-delà.

Ce qui pourrait déclencher un nouveau split

Plusieurs scénarios :

Forte hausse du cours : si le titre devait remonter vers 350–500 $, Alphabet pourrait vouloir retrouver un prix unitaire plus bas.

Effet concurrence : si les pairs multiplient les splits, Alphabet peut suivre pour rester comparable.

Évolution du marché : nouvelles pratiques d’investissement des particuliers ou évolution de l’achat fractionné.

Enjeux d’indices : changement de règles d’indices pouvant rendre un split utile.

Ce qui joue contre

À l’inverse :

Achat fractionné : il réduit l’argument d’accessibilité.

Split récent : celui de 2022 a déjà ramené le cours à un niveau jugé pratique.

Coûts et complexité : un split mobilise de nombreux acteurs (teneur de registre, Bourse, marché des options).

Culture de l’entreprise : Alphabet a historiquement été mesuré sur les splits.

Conclusion : sauf hausse marquée vers 300–400 $ ou plus, un nouveau split semble peu probable avant 2027–2028.

Leçons à tirer de la stratégie de splits de Google

L’historique des splits d’Alphabet donne plusieurs enseignements utiles au-delà de ce seul titre.

Leçon 1 : un split ne change pas la valeur économique

Un split modifie la forme (nombre d’actions et prix unitaire), pas le fond. Il ne rend pas l’entreprise plus rentable. Acheter uniquement parce qu’un split a lieu est rarement une bonne raison : mieux vaut analyser la croissance du chiffre d’affaires, les marges, la concurrence et la stratégie.

Leçon 2 : la structure par catégories d’actions compte

Alphabet montre comment une entreprise peut lever des capitaux en Bourse tout en gardant le contrôle via des droits de vote renforcés. L’investisseur doit décider s’il valorise le vote ou seulement l’exposition financière.

Leçon 3 : l’accessibilité influence la dynamique de marché

Un prix unitaire plus faible peut augmenter la participation et la liquidité, même si l’achat fractionné existe. L’augmentation des volumes après 2022 va dans ce sens.

Leçon 4 : le long terme prime

Deux splits en plus de 20 ans de cotation montrent une approche sélective. Cette retenue traduit une priorité donnée à la stratégie plutôt qu’à la « gestion » du cours au jour le jour.

Comment VT Markets accompagne la négociation d’actions selon les conditions de marché

Pour gérer les événements de type split et, plus largement, la volatilité des marchés, le choix d’une plateforme compte. VT Markets donne accès à des marchés actions mondiaux, dont Alphabet, avec des outils pour aider à décider sur la base d’informations à jour.

Que vous choisissiez GOOGL ou GOOG, suivre la liquidité, calibrer la taille de position et s’appuyer sur de la recherche en temps réel peut aider à mieux gérer le risque de marché (risque que le cours baisse) et à saisir des opportunités.

Questions fréquentes sur les splits Google

1. Combien de fois Google a-t-il divisé son action ?

Google a réalisé deux divisions d’actions : un split 2 pour 1 en avril 2014, qui a créé les actions de classe C sans droit de vote, et un split 20 pour 1 en juillet 2022, appliqué à toutes les catégories d’actions. En 2014, l’enjeu principal était la gouvernance (répartition du pouvoir de vote) ; en 2022, l’objectif était surtout de rendre le prix unitaire plus accessible. Dans les deux cas, la part détenue par chaque actionnaire et la valeur totale de l’investissement sont restées identiques.

2. Quelle est la différence entre GOOGL et GOOG ?

GOOGL correspond aux actions de classe A avec 1 vote par action. GOOG correspond aux actions de classe C avec 0 vote. Les deux donnent la même exposition économique à Alphabet (même évolution boursière, mêmes droits économiques, et dividendes éventuels). La différence porte sur la participation à la gouvernance. GOOG cote généralement avec une petite décote (souvent 0,1% à 0,5%).

3. Un split rend-il Google plus intéressant en Bourse ?

Non, un split ne change pas la qualité de l’entreprise ni sa rentabilité. En revanche, il peut améliorer la liquidité (achat/vente plus facile) et attirer des investisseurs particuliers, ce qui peut soutenir la dynamique de marché. La décision d’investir doit d’abord reposer sur les fondamentaux (activité, croissance, marges, risques).

4. Comment ajuster mon prix de revient après un split Google ?

Le prix de revient par action est ajusté dans la même proportion que le split, tandis que le prix de revient total ne change pas. Pour le split 20 pour 1 de 2022 : 100 actions à 100 £ (10 000 £) deviennent 2 000 actions à 5 £ (toujours 10 000 £). Les courtiers font souvent l’ajustement automatiquement. Pour le split 2014, qui a créé une seconde catégorie cotée, le prix de revient est en général réparti entre classe A et classe C selon leur valeur de marché relative juste après l’opération. Conservez des relevés précis pour calculer correctement la plus-value lors d’une vente.


Comprendre les splits pour mieux investir

L’historique des splits Google montre comment une opération sur le capital peut améliorer l’accessibilité d’un titre sans changer sa valeur économique. En 2014, Alphabet a surtout ajusté la gouvernance en créant plusieurs catégories d’actions. En 2022, l’objectif principal était de réduire le prix unitaire pour faciliter l’accès.

Pour les investisseurs, l’essentiel est simple : un split ne crée pas de valeur par lui-même, mais peut améliorer les conditions de marché via la liquidité et l’accès. Comprendre la différence entre classe A et classe C—surtout sur le droit de vote—permet de choisir le titre le plus cohérent avec ses priorités.

Que vous soyez trader expérimenté ou investisseur débutant, connaître ces mécanismes aide à décider plus sereinement, en gardant l’analyse des fondamentaux au centre.

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