Tensions dans le détroit d’Ormuz
L’Iran a dit que ces restrictions sont illégales et les a qualifiées de piraterie. Les Gardiens de la révolution ont déclaré que les navires militaires étrangers à Ormuz seraient considérés comme une violation du cessez-le-feu (accord d’arrêt des combats) et seraient traités durement. Une trêve de deux semaines reste en place, laissant la possibilité de nouvelles discussions. Cela a limité la capacité du dollar américain à monter. Le calendrier économique est presque vide lundi, donc les nouvelles liées à l’Iran devraient guider les échanges. Mardi, l’indice des prix à la production (mesure de l’évolution des prix reçus par les entreprises, en amont de la consommation) pour mars est attendu après l’indice des prix à la consommation (IPC/CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) publié vendredi dernier, et pourrait renforcer la pression sur la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) pour qu’elle revienne sur son cycle d’assouplissement (baisse des taux d’intérêt ou politique plus souple). Nous observons un marché très différent. En 2025, on se souvenait de la période de l’administration Trump où les tensions États-Unis–Iran dans le détroit d’Ormuz dominaient les titres. Ces épisodes géopolitiques servaient de frein, maintenant le dollar américain faible face aux valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude) comme le franc suisse.Divergence des politiques des banques centrales
Cette situation gardait USD/CHF dans des fourchettes étroites, comme la zone de 0,7900 mentionnée dans ces anciens rapports. Aujourd’hui, la paire s’échange bien plus haut, autour de 0,9120, car l’attention du marché a changé. Le risque géopolitique a été remplacé par des politiques de banques centrales très différentes. Le facteur principal est l’écart entre la Réserve fédérale et la Banque nationale suisse. Des données publiées la première semaine d’avril 2026 ont montré une accélération de l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) aux États-Unis à 3,7%, ce qui met une forte pression sur la Fed pour garder une position restrictive (politique monétaire stricte, avec des taux plus élevés). À l’inverse, l’inflation suisse, publiée la semaine dernière, a ralenti à 1,4%, donnant à la BNS plus de marge pour envisager d’autres baisses de taux après une première baisse le mois dernier. Cet écart croissant de taux d’intérêt crée un soutien fort pour le dollar face au franc. Nous pensons que cela rend les stratégies misant sur une hausse de la volatilité (amplitude des variations de prix) intéressantes dans les prochaines semaines. Les traders pourraient envisager d’acheter des « straddles » au prix du marché (stratégie d’options qui consiste à acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur des options USD/CHF afin de profiter d’une possible sortie de la phase actuelle de consolidation (période de prix qui évoluent dans une zone étroite). Pour ceux qui ont une préférence de direction, les éléments de base (données et politique monétaire) favorisent une poursuite de la force du dollar. Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/CHF avec une échéance de deux mois offre une façon de limiter le risque tout en visant un mouvement vers la résistance à 0,9300 (zone où le prix a du mal à monter). Cette stratégie vise la poursuite de la tendance actuelle portée par la politique monétaire.
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