L’USD/CAD a rendu environ 25 à 30 pips depuis un plus haut d’une semaine inscrit plus tôt mardi, et a marqué un nouveau plus bas journalier en matinée européenne. Le mouvement a interrompu le rebond de lundi depuis la zone des 1,4000 — un niveau correspondant au plus bas depuis le 17 juin — alors que le dollar américain s’est replié, mettant fin à une série de trois séances de hausse. Les marchés ont suivi l’éventualité d’une voie diplomatique dans le conflit États-Unis–Iran, tandis que les conditions dans le détroit d’Ormuz restaient contraintes par la confrontation militaire en cours.
Le risque lié au pétrole est resté au cœur de l’attention après l’annonce par les Houthis, alliés de l’Iran au Yémen, d’un blocus maritime contre l’Arabie saoudite — un développement qui a maintenu les prix du brut fermes et a soutenu le dollar canadien, corrélé aux matières premières. Sur les taux, les anticipations d’une hausse de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année, alimentées par les craintes d’inflation énergétique, contrastaient avec la faiblesse de l’inflation des ménages au Canada, renforçant les paris sur un statu quo de la Banque du Canada pour le reste de 2026. Les droits de douane américains sur les produits canadiens sont également restés un facteur, susceptible de limiter la vigueur du CAD et d’atténuer le repli de la paire dans une séance pauvre en données majeures américaines ou canadiennes.
Approche prudente recommandée sur les opérations sur dérivés USD/CAD
Nous suggérons aux traders de dérivés de s’abstenir de prendre des positions vendeuses agressives sur l’USD/CAD malgré son récent reflux depuis un plus haut d’une semaine en direction du support des 1,4000. Même si les cours au comptant se sont assouplis aujourd’hui, la paire trouve un soutien solide, les tensions géopolitiques maintenant une volatilité élevée sur le marché. Mieux vaut attendre une poursuite claire de la baisse sous le seuil des 1,4000 avant de miser sur une tendance baissière plus marquée.
La confrontation militaire en cours dans le détroit d’Ormuz et le blocus maritime houthi contre l’Arabie saoudite ont propulsé les prix du Brent, les contrats à terme de référence s’échangeant actuellement près de 83 dollars le baril. Comme le Canada est un grand exportateur de pétrole, cette hausse des prix de l’énergie constitue un bouclier naturel pour le dollar canadien. Nous pouvons en tirer parti via des stratégies d’options de court terme, par exemple l’achat de puts proches de la monnaie, afin de capter des replis soudains de l’USD/CAD provoqués par des pics du pétrole.
Vents contraires fondamentaux et perspectives de stratégie sur dérivés
Cependant, les fondamentaux continuent de nettement favoriser le dollar américain, en raison de la divergence des politiques de banques centrales et des tensions commerciales. Alors que la Banque du Canada devrait maintenir ses taux inchangés sur le reste de 2026 en raison du ralentissement de l’inflation canadienne — retombée récemment à 2,0 % — la Fed envisage des relèvements de taux pour lutter contre une inflation tirée par l’énergie. En outre, la menace de nouveaux droits de douane américains sur les importations canadiennes continue de peser sur le dollar canadien, rendant une appréciation durable du CAD peu probable.
Dans les semaines à venir, nous recommandons de recourir à des stratégies de dérivés adaptées à un marché en range, telles que les « iron condors », afin de tirer parti de la consolidation actuelle. Les titres géopolitiques autour d’une éventuelle diplomatie États-Unis–Iran devraient davantage déclencher des mouvements brusques de court terme qu’une cassure durable. Maintenir un risque strict et se concentrer sur les pointes soudaines de volatilité implicite devrait constituer l’approche la plus rentable.
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