L’attention du marché se déplace
Trump a dit que les personnes avec lesquelles les États-Unis traitaient en Iran étaient « plus raisonnables » et « moins radicalisées » (c’est-à-dire moins attirées par des idées extrêmes). Il a dit que les États-Unis ne laisseraient pas l’Iran avoir des armes nucléaires (des bombes capables de détruire une ville grâce à l’énergie atomique). Il a dit qu’il avait « une guerre à mener » et que les États-Unis « finissaient le travail ». Il a estimé qu’il faudrait « deux semaines ou peut-être quelques jours de plus » pour « faire le travail », et a dit que l’objectif était de « détruire tout ce qu’ils ont ». Les mouvements de marché montraient l’indice du dollar américain (DXY) près de 99,80, en baisse de 0,10 % sur la journée au moment de la rédaction, avec un retour de l’appétit pour le risque (le fait que les investisseurs acceptent plus facilement des placements risqués). Nous nous souvenons de ces déclarations faites l’an dernier, qui signalaient une forte baisse de tension et un changement de politique au Moyen-Orient.Conséquences de trading pour la volatilité
Cette période de faible volatilité (des prix qui bougent peu) offre une opportunité pour les traders de produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme le pétrole). Acheter des options d’achat (call options) bon marché et à longue échéance (des contrats qui donnent le droit d’acheter plus tard à un prix fixé) sur le Brent ou le WTI (deux références de pétrole brut : Brent pour l’international, WTI surtout pour les États-Unis) est une façon de se positionner si les tensions géopolitiques reviennent. Le marché oublie qu’un retrait américain de la surveillance du détroit d’Ormuz crée un vide de pouvoir (moins d’acteurs pour imposer la sécurité), ce qui rend la route d’approvisionnement plus fragile face à de nouvelles menaces. Historiquement, après le soulagement initial de l’accord nucléaire avec l’Iran de 2015 (un accord visant à limiter le programme nucléaire iranien), les marchés du pétrole sont restés agités à cause d’autres facteurs, comme les désaccords de production au sein de l’OPEP (un groupe de pays exportateurs de pétrole qui influence l’offre) et les changements de la demande mondiale (la quantité de pétrole que le monde consomme). On voit une situation similaire aujourd’hui : l’attention s’éloigne d’un seul conflit, et le marché ne prend pas assez en compte de nouvelles surprises. Une petite perturbation pourrait faire beaucoup bouger les prix, parce que la prime de risque (le surcoût intégré dans les prix par peur d’un problème) a disparu. La faiblesse de l’indice du dollar (DXY) à l’époque reflétait un mouvement « risk-on » (les investisseurs prennent plus de risque) quand la peur de la guerre baissait. Aujourd’hui, avec les tensions au Moyen-Orient moins centrales, le dollar dépend surtout des données d’inflation (la hausse générale des prix) et des attentes sur les taux de la Fed (la banque centrale américaine, qui fixe les taux directeurs). Les traders peuvent envisager des options (contrats donnant un droit sans obligation) sur des paires de devises comme l’EUR/USD (taux de change euro/dollar) pour jouer une volatilité future liée à des politiques de banques centrales différentes, plutôt qu’à la géopolitique. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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