Prix du pétrole et perspectives de croissance
Le Rapport sur la politique monétaire (janvier 2026) retenait 55 $/baril pour le WTI (West Texas Intermediate, un type de pétrole de référence), alors que les niveaux actuels sont autour de 75–80 $ pour le WTI/Brent (Brent, autre pétrole de référence). Si ces prix se maintiennent, TD Securities estime qu’ils pourraient ajouter 0,4–0,5 point de pourcentage à la croissance et relever l’inflation d’un ordre similaire, avec l’IPC global (indice des prix à la consommation, la mesure de l’inflation) proche de 2,5 % d’ici le T4 (quatrième trimestre). Elle s’attend à ce que la hausse des prix de l’énergie soutienne une décision de statu quo (ne pas changer les taux) dans un choix serré, mais note que la situation des consommateurs et les dépenses publiques (dépenses de l’État) pourraient davantage compter pour les perspectives. Elle indique aussi que la Banque pourrait ignorer une hausse de l’inflation globale si elle ne se transmet pas aux mesures de base (inflation “sous-jacente”, qui exclut souvent les éléments les plus volatils comme l’énergie). Nous voyons la Banque du Canada dans un exercice d’équilibre délicat, attendant des données économiques clés avant sa prochaine décision. L’attention principale porte sur la croissance du T1 : un chiffre nettement sous 1,0 % renforcerait les appels à une baisse de taux. Cela crée un environnement dépendant des données pour le dollar canadien et les taux d’intérêt à court terme. Les prix élevés de l’énergie soutiennent actuellement l’économie et vont contre les attentes de baisse de taux. Avec le pétrole WTI autour de 78 $ le baril après la décision de l’OPEP+ (groupe de pays producteurs de pétrole et alliés) le mois dernier de prolonger les réductions de production (limiter l’offre), les prix restent bien au-dessus de l’hypothèse de 55 $ de janvier. Cette fermeté des prix soutient directement nos scénarios de croissance et d’inflation, ce qui rend plus difficile pour la Banque de justifier un assouplissement de la politique monétaire (baisser les taux).Volatilité des taux et positionnement de trading
Cette situation suggère de se préparer à une volatilité (variations rapides) plus forte des marchés de taux d’intérêt canadiens dans les prochaines semaines. Des stratégies utilisant des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme de Bankers’ Acceptance (instruments de dette à court terme utilisés comme référence au Canada) peuvent être utiles, car elles peuvent profiter d’un mouvement important du marché dans un sens ou dans l’autre. La prochaine publication du PIB mensuel et des chiffres de l’emploi de février sera le prochain déclencheur majeur. Il faut garder à l’esprit que l’effet positif de l’énergie peut compter moins que la santé du consommateur canadien. En regardant les ventes au détail faibles du dernier trimestre 2025, il est clair que les dépenses des ménages restent un point de fragilité. Tout signe que cette faiblesse se prolonge en début d’année pourrait facilement l’emporter sur l’impact positif des prix du pétrole. Par conséquent, le dollar canadien fait face à une période décisive face au dollar américain. Nous pensons que la monnaie sera très sensible aux prochains rapports d’inflation, en particulier aux mesures d’IPC de base (inflation sous-jacente). Si l’inflation de base ne monte pas en même temps que le chiffre global tiré par l’énergie, cela indiquerait pour nous que la Banque du Canada peut ignorer le choc des prix du pétrole et adopter une position plus accommodante (plutôt favorable à des baisses de taux).
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets