Croissance de l’inflation et perspectives de politique monétaire
Ce chiffre solide sur l’emploi, combiné à l’inflation de février à 3,1 % (la hausse des prix), donne une image plus inflationniste pour l’économie britannique. Cela suit aussi les chiffres du PIB (produit intérieur brut, la valeur totale de ce que le pays produit) qui ont montré une progression de 0,2 % en janvier, ce qui suggère une base économique plus solide. C’est un changement clair par rapport à une grande partie de 2025, quand la peur d’une récession (baisse de l’activité économique) dominait et que le marché anticipait plusieurs baisses de taux. Pour les traders de taux d’intérêt (ceux qui spéculent sur l’évolution des taux), on peut s’attendre à une pression de vente continue sur les contrats à terme SONIA (contrats dont le prix reflète les taux d’intérêt en livres sterling; SONIA est le taux de référence au jour le jour au Royaume-Uni). Le marché réduit ainsi la probabilité de baisses de taux au second semestre. Se positionner pour des taux plus élevés plus longtemps paraît raisonnable. À titre de comparaison, le marché anticipait encore près de 75 points de base de baisses pour 2026 (un point de base = 0,01 %), en décembre 2025, une hypothèse qui semble désormais peu probable. Cela soutient la livre sterling, qui a déjà gagné plus de 1 % face au dollar ce mois-ci. Nous anticipons une hausse de la demande d’options d’achat sur la livre (options « call » : droit d’acheter une devise à un prix fixé), surtout contre le dollar américain et l’euro, car les traders misent sur une nouvelle hausse. La volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché, dérivée du prix des options) sur les paires en livre pourrait remonter légèrement après les niveaux bas du début d’année. Pour les produits dérivés sur le FTSE 100 (instruments financiers liés à l’indice boursier britannique), la situation est plus nuancée : une économie plus forte soutient les bénéfices, mais des taux plus élevés pèsent sur les valorisations (la valeur attribuée aux actions). Les traders pourraient se tourner vers des options sur des actions du secteur financier, comme les banques, qui profitent souvent de taux plus élevés. Cela contraste avec l’approche plus prudente observée l’an dernier dans des secteurs comme les services aux collectivités (utilities : électricité, eau, gaz).Conséquences pour les taux, le marché des changes et les actions
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