Trajectoire des taux de la RBNZ au centre de l’attention
Les marchés évaluent la probabilité d’une hausse des taux de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays) cette année, car la hausse du prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient se répercute sur le coût de l’essence et des billets d’avion. Les prix de marché suggèrent une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) en septembre et une probabilité de plus de 70% d’une autre hausse en décembre. Le dollar américain s’affaiblit, car la peur du risque diminue après des informations selon lesquelles les États-Unis pourraient former une coalition pour escorter des navires dans le détroit d’Ormuz. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré que le conflit États-Unis–Israël avec l’Iran pourrait se terminer “dans les prochaines semaines”, ce qui pourrait soutenir l’offre de pétrole (la quantité disponible) et réduire les prix de l’énergie. À la fin de 2025, le NZD s’était renforcé grâce à des chiffres chinois d’industrie et de ventes au détail plus solides que prévu. Avec des prix du pétrole élevés liés au conflit au Moyen-Orient, cela a poussé les traders à anticiper des hausses de taux marquées de la RBNZ. Ce biais “hawkish” (un ton dur, favorable à des taux plus élevés) a aidé la paire NZD/USD à rester au-dessus de 0,5800. Mais la situation a beaucoup changé en mars 2026. La hausse de taux de la RBNZ fin 2025 a aggravé le ralentissement économique en Nouvelle-Zélande, confirmé par les dernières données. Les chiffres de Statistics New Zealand ont montré que le PIB (produit intérieur brut, la valeur totale de ce que l’économie produit) a reculé de 0,2% au dernier trimestre 2025, ce qui a poussé le marché à changer d’avis et à anticiper des baisses de taux plus tard cette année.Demande chinoise et facteurs côté USD
Le soutien attendu de la Chine s’est aussi révélé moins solide. Le dernier PMI manufacturier Caixin (un indice basé sur des enquêtes d’entreprises; au-dessus de 50 = croissance, en dessous de 50 = baisse) pour février est ressorti à 50,9, ce qui montre une hausse faible et souligne des difficultés persistantes. Le NZD ne peut donc plus compter sur une forte demande de son principal partenaire commercial pour monter. De l’autre côté, la direction du dollar américain est désormais centrale, la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) signalant de possibles baisses de taux à partir du milieu de l’année. L’outil CME FedWatch (un indicateur basé sur les prix des contrats à terme qui estime les probabilités de décisions de la Fed) indique une probabilité de plus de 65% d’une baisse de taux d’ici la réunion de juillet, ce qui limite une forte hausse du dollar. Ce bras de fer entre un NZD faible et un USD possiblement plus faible suggère qu’acheter de la volatilité (parier sur de grands mouvements de prix) via des options comme un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) pourrait être une stratégie prudente pour les prochaines semaines.
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