Selon l’analyste de MUFG, Lloyd Chan, la prolongation des tensions entre les États-Unis et l’Iran menace les infrastructures énergétiques, affaiblissant les monnaies asiatiques dans toute la région.

by VT Markets
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Mar 31, 2026
Les tensions prolongées entre les États-Unis et l’Iran, et les possibles dégâts sur les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient, exercent une pression supplémentaire sur les monnaies asiatiques. Des primes de risque plus élevées sur l’énergie (surcoût exigé par les investisseurs à cause de l’incertitude) et un appétit pour le risque plus faible (les investisseurs évitent les placements risqués) pèsent aussi sur les performances du marché des changes (marché des monnaies). Les monnaies dites « à bêta élevé » (monnaies qui bougent plus fortement que le marché quand le risque change) et des pays importateurs de pétrole, dont l’INR, le PHP, le KRW et le THB, sont vues comme les plus exposées. Leur dépendance à l’énergie importée peut transmettre une hausse du pétrole via l’inflation (hausse générale des prix) et via le compte courant (solde des échanges avec l’étranger, qui se dégrade quand la facture énergétique augmente).

Hausse des risques énergétiques pour les monnaies asiatiques

Une volatilité en hausse du pétrole (variations rapides et fortes des prix) peut faire sous-performer ces monnaies, surtout en période d’aversion au risque (quand les investisseurs cherchent la sécurité). Les nouvelles liées à l’énergie peuvent déclencher une nouvelle pression sur ce groupe. Un risque prolongé de conflit au Moyen-Orient pèse aussi sur le CNY, le SGD et le MYR. Cela reflète la crainte d’une rupture d’approvisionnement en énergie et des risques de hausse des prix. L’article indique qu’il a été produit avec un outil d’intelligence artificielle (logiciel qui génère du texte) puis relu par un éditeur. Alors que les tensions au Moyen-Orient persistent, on observe une hausse nette de la prime de risque sur l’énergie (surcoût lié à l’incertitude). Les contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole pour livraison future) sont devenus plus instables, dépassant récemment 95 dollars par baril, ce qui reflète l’inquiétude du marché face à d’éventuelles perturbations de l’offre (moins de pétrole disponible). Dans ce contexte, les monnaies asiatiques « à bêta élevé » et importatrices de pétrole sont particulièrement fragiles dans les prochaines semaines.

Implications de trading et exposition aux monnaies

Des monnaies comme la roupie indienne, le peso philippin, le won sud-coréen et le baht thaïlandais sont les plus exposées à ce choc énergétique. Les derniers chiffres d’inflation de la Corée du Sud sont montés à 3,4%, presque uniquement à cause des coûts de l’énergie, tandis que l’Inde, qui importe plus de 85% de son pétrole brut, fait face à un déficit du compte courant qui s’élargit (plus de sorties que d’entrées de devises). Cette pression de fond fait de ces monnaies des candidates probables à une sous-performance. Pour les traders (personnes qui achètent et vendent des actifs à court terme), cela suggère de se positionner pour une faiblesse de ces monnaies face au dollar américain. Acheter des options de vente (« put », contrat qui donne le droit de vendre à un prix fixé) sur le KRW ou le PHP peut permettre de profiter d’une baisse tout en limitant le risque. Autre possibilité: ouvrir des positions vendeuses sur des contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur l’INR, une approche plus directe pour profiter d’une baisse attendue liée à l’augmentation de la facture d’importation de pétrole. Avec le recul depuis 2025, on a vu une dynamique similaire pendant la crise énergétique de 2022, où ces mêmes monnaies ont fortement sous-performé quand les prix du pétrole ont grimpé. Ce précédent historique soutient l’idée d’un scénario similaire si les nouvelles géopolitiques continuent de se dégrader. Le lien entre la volatilité du pétrole et la faiblesse de ces monnaies est bien connu. Le risque s’étend aussi au yuan chinois, au dollar de Singapour et au ringgit malaisien, à mesure que l’aversion au risque s’installe. Même si ces économies sont différentes, elles peuvent subir une fuite régionale vers la sécurité (déplacement vers des actifs jugés plus sûrs) et l’effet inflationniste de prix de l’énergie durablement élevés. Les traders ne doivent pas négliger les effets indirects sur ces monnaies plus stables. Même pour un exportateur d’énergie comme la Malaisie, le sentiment de risque défavorable limite le potentiel de hausse du MYR malgré des recettes pétrolières plus élevées. Cela peut pousser à envisager des stratégies qui misent sur une volatilité plus forte, comme des straddles sur le SGD (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente pour profiter d’un grand mouvement, quel que soit le sens), ou des positions baissières prudentes sur le CNH (yuan « offshore », échangé hors de Chine continentale) si la peur du marché continue de monter. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader maintenant.

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