Perspectives sur l’offre du marché pétrolier
Ces propos n’ont pas beaucoup influencé les marchés. Au moment de la publication, les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains (c’est-à-dire des accords pour acheter ou vendre un actif à une date ultérieure, à un prix fixé) étaient en hausse de 0,7% à 0,8%. Le marché semble partager l’avis du secrétaire au Trésor: pour l’instant, l’offre de pétrole est confortable. Les données de la Energy Information Administration (EIA, l’agence publique américaine qui publie des statistiques sur l’énergie) de la semaine dernière allaient dans ce sens: les stocks de pétrole brut aux États-Unis (quantités stockées) ont augmenté modérément de 1,8 million de barils, tandis que l’OPEP+ (pays exportateurs de pétrole et alliés) a signalé qu’elle ne prévoyait pas, à court terme, de changer ses quotas de production (limites de production). Cette stabilité se voit dans les contrats à terme du mois le plus proche (contrats « court terme »), qui évoluent dans une fourchette étroite. Cependant, la mention du fait de « prendre le contrôle » du détroit d’Ormuz est une déclaration géopolitique importante à ne pas négliger. On se souvient de la forte hausse de l’instabilité des prix au troisième trimestre 2025, quand les tensions avaient repris dans cette région et que le prix du Brent (référence internationale du pétrole) avait grimpé d’environ 12% en une semaine. Comme environ 21 millions de barils passent chaque jour par ce passage stratégique et étroit (un « point d’étranglement »), c’est une vulnérabilité majeure pour le marché. La réaction calme du marché a fait baisser la volatilité implicite (niveau de mouvements futurs attendu par le marché, déduit des prix des options). L’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE, l’OVX (indice basé sur les prix des options), se situe actuellement près d’un plus bas de six mois autour de 32. Cela rend l’achat de protection (se couvrir contre une hausse des prix) ou les paris spéculatifs relativement peu coûteux pour les traders. Cela peut offrir une occasion d’acheter des options d’achat à longue échéance (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé, plus loin dans le temps) pour se protéger contre un choc soudain sur l’offre.Conséquences sur le risque pour les actions
Ce manque d’inquiétude s’étend aussi aux marchés boursiers, qui misent sur des prix de l’énergie stables pour soutenir l’activité économique. Une réévaluation brutale du risque géopolitique sur le pétrole toucherait surtout les actions du transport et de l’industrie. Les traders peuvent donc envisager d’associer une position acheteuse sur la volatilité du pétrole (parier sur plus de mouvements de prix) avec l’achat d’options de vente (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur un ETF lié au secteur des transports (fonds coté qui suit un indice).
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