Calendrier des effets de second tour
Greene a dit qu’il n’y aura pas de preuve claire des effets de second tour avant un certain temps, et que cela peut prendre des mois. Elle a expliqué que les décideurs ne peuvent pas simplement ignorer les chocs d’offre négatifs, et que l’analyse doit être plus fine. L’idée est que l’activité économique au Royaume-Uni était déjà faible, et que la guerre pousse l’inflation à la hausse. On l’a vu dans les derniers chiffres : la croissance du 1er trimestre (Q1, c’est-à-dire janvier à mars) a été nulle à 0,0 %, tandis que l’inflation de mars est remontée à 3,1 % contre toute attente. Cela complique la situation pour la Banque d’Angleterre et rend plus difficiles des baisses de taux prochaines (baisse des taux directeurs, c’est-à-dire le taux fixé par la banque centrale qui influence le coût des crédits). Cela suggère que le marché (les investisseurs), qui anticipait au moins deux baisses de taux en 2026, est peut-être trop confiant. Le point clé est le risque d’effets de second tour : quand la hausse des coûts de l’énergie et du transport maritime se transmet ensuite aux salaires demandés et aux prix fixés par les entreprises. On a vu ce mécanisme pendant la crise énergétique qui a commencé en 2022, ce qui a maintenu l’inflation élevée plus longtemps que prévu.
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