Escalade au Moyen-Orient
Les États-Unis et Israël ont frappé des milliers de cibles en Iran lors d’une campagne conjointe (opération menée ensemble). Le rapport a indiqué que cela faisait suite à la mort du guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei. Reuters a cité Ebrahim Jabari, conseiller du chef des Gardiens de la révolution islamique (corps militaire iranien), déclarant : « Le détroit d’Ormuz est fermé. » Il a ajouté que tout navire tentant de passer serait incendié par les Gardiens de la révolution et la marine régulière. Dans les données américaines, l’ISM Manufacturing PMI (indice d’activité du secteur industriel publié par l’Institute for Supply Management) a reculé à 52,4 en février contre 52,6 en janvier, au-dessus de la prévision de 51,8. L’indice de l’emploi industriel (mesure de l’emploi dans l’industrie) est monté à 48,8 contre 48,1, restant sous 50 (niveau qui signale une baisse plutôt qu’une hausse). Le dollar a aussi été soutenu par l’idée que des prix de l’énergie plus élevés pourraient augmenter l’inflation (hausse générale des prix) et réduire la probabilité de baisses de taux rapides de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis). Des coûts de l’énergie plus élevés ont aussi pesé sur les monnaies des grandes économies importatrices d’énergie, dont l’Europe et le Japon.Conséquences pour les marchés et positions
En regardant le début de 2025, on a vu le DXY grimper quand le conflit avec l’Iran s’est aggravé et que des routes maritimes clés (passages essentiels pour le transport mondial) ont été menacées. La recherche de sécurité (achat d’actifs jugés moins risqués) a été immédiate, ce qui a fait monter le dollar avec la crainte d’une guerre plus large. Ce mouvement a montré la réaction des marchés à l’instabilité géopolitique (tensions entre pays) au Moyen-Orient. La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué un choc majeur sur les prix de l’énergie, qui s’est transmis à l’économie mondiale le reste de l’année. Le Brent (pétrole de référence international) a dépassé 150 $ le baril en juin 2025, poussant l’inflation CPI « headline » aux États-Unis (inflation globale mesurée par l’indice des prix à la consommation) à 5,8 % au quatrième trimestre. Cela a obligé la Réserve fédérale à abandonner toute baisse de taux et à faire deux hausses supplémentaires, portant le taux des fonds fédéraux (taux directeur américain) à 6,0 %. Aujourd’hui, la force du dollar continue, avec un DXY solidement au-dessus de 105 grâce à des taux d’intérêt élevés et à la demande de valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). Les monnaies des grands importateurs d’énergie ont fortement reculé, le yen japonais passant au-delà de 160 pour un dollar. En Europe, des coûts de l’énergie durablement élevés ont maintenu l’euro sous la parité avec le dollar (moins de 1 euro pour 1 dollar) pendant plusieurs mois. Vu cette tendance, on peut envisager des options d’achat (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’ETF UUP (fonds coté en bourse qui suit le dollar) afin de rester exposé à la hausse du dollar tout en limitant le risque. Continuer d’acheter des options de vente (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur l’euro et le yen reste aussi cohérent, car leurs économies montrent peu de signes d’allègement du poids des coûts de l’énergie. Ces positions profitent de l’écart entre la politique des banques centrales (différences de taux et d’orientations) et les perspectives économiques. La volatilité (amplitude des variations de prix) dans l’énergie restera très élevée, ce qui rend les paris sur une direction unique difficiles. Une autre approche est de viser la volatilité elle-même en utilisant des stratégies « long straddle » ou « strangle » (achat combiné d’options d’achat et de vente, avec prix d’exercice identiques ou différents) sur les contrats à terme (contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) du pétrole WTI (référence américaine du pétrole). Cette stratégie peut gagner avec de grands mouvements de prix, tant que les tensions au Moyen-Orient ne sont pas réglées. Un environnement de taux durablement élevés a aussi pesé sur le marché actions, le S&P 500 étant entré en marché baissier (baisse prolongée, souvent d’environ 20 % ou plus) fin 2025. Cette pression peut continuer, car des coûts d’emprunt plus élevés réduisent les bénéfices des entreprises. Acheter des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité des actions américaines) ou des options de vente sur de grands indices actions comme le SPY (ETF qui suit le S&P 500) reste une couverture (protection) utile contre de nouvelles baisses dans les prochaines semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets