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Philip Wee, de DBS Research, affirme que les réunions du FMI et de la Banque mondiale porteront sur la stagflation après le blocus de Trump du détroit d’Ormuz

by VT Markets
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Apr 13, 2026
DBS Group Research a déclaré que les risques de **stagflation** (situation où l’**inflation** reste élevée alors que la **croissance** ralentit et que le chômage peut augmenter) devraient guider les discussions aux réunions de printemps du **FMI** (Fonds monétaire international) et de la Banque mondiale à Washington, D.C., après une action des États-Unis liée au détroit d’Ormuz. Selon elle, le **World Economic Outlook (WEO)** du FMI (rapport de prévisions économiques mondiales), attendu le 14 avril, devrait réduire les prévisions de croissance mondiale. Le rapport a décrit le président Donald Trump ordonnant à la marine américaine de bloquer le détroit d’Ormuz en arrêtant, dans les eaux internationales, des navires qui avaient payé à l’Iran un péage pour un passage sûr. Il a aussi mentionné le discours du 17 mars de Trump, dans lequel les partenaires de sécurité de l’OTAN et d’Asie ont été qualifiés de « passagers clandestins », car ils ne « partagent pas la charge » (ne contribuent pas assez aux coûts et aux efforts). Il a indiqué que cette action a suivi une décision de la Cour suprême des États-Unis qui a retiré à Trump la possibilité d’utiliser l’**International Emergency Economic Powers Act (IEEPA)** (loi américaine donnant au président des pouvoirs économiques d’urgence) pour imposer de vastes **droits de douane** (taxes sur les importations) généralisés. Le rapport a ajouté que l’administration utilise à la place des mesures de **sécurité énergétique** (actions visant à garantir l’accès à l’énergie) ciblant des partenaires en Europe et en Asie qui contribuent au **déficit commercial** (quand un pays importe plus qu’il n’exporte). Il a précisé que l’Asie pourrait être la région la plus exposée, car elle dépend fortement d’intrants industriels (matières et composants utilisés par l’industrie) liés au détroit d’Ormuz. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré que les prix pourraient mettre du temps à revenir aux niveaux d’avant le début de l’opération Epic Fury le 27 février. En regardant les tensions du début 2025, on a vu comment le blocage du détroit d’Ormuz a provoqué le choc de stagflation que beaucoup redoutaient. Cette perturbation, qui a commencé avec l’opération Epic Fury, a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie, qui s’est propagée à l’économie mondiale. C’est un élément important pour la façon dont nous nous positionnons sur les marchés. L’indice CBOE de volatilité (**VIX**) (indicateur de nervosité du marché, calculé à partir des prix des options sur actions) a dépassé 40 en avril 2025, montrant une forte incertitude, alors que le FMI abaissait sa prévision de croissance mondiale. Comme prévu, les économies asiatiques ont été fortement touchées, le Japon et la Corée du Sud entrant en **récession technique** (deux trimestres de suite de baisse de l’activité) au second semestre de l’an dernier. L’inflation aux États-Unis, mesurée par le **CPI** (indice des prix à la consommation), a ensuite atteint un sommet à 5,9 % au troisième trimestre 2025. Les banques centrales se sont retrouvées coincées, obligées d’augmenter les taux d’intérêt pendant le second semestre 2025 pour lutter contre une inflation due à des problèmes d’offre (hausse des prix parce que les biens et l’énergie manquent ou coûtent plus cher). Cette décision, nécessaire pour freiner les prix, a aussi davantage ralenti l’activité, surtout dans l’industrie. Nous subissons encore aujourd’hui les effets de ces choix. Aujourd’hui, avec une inflation toujours au-dessus de l’objectif de la **Fed** (banque centrale des États-Unis) et une croissance faible, la trajectoire de la politique monétaire (décisions sur les taux et la quantité de monnaie) reste très incertaine. Cela rend les **options** (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des **contrats à terme** (accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) de taux d’intérêt à court terme particulièrement intéressantes. Elles permettent de se positionner sur le débat entre nouvelles hausses pour faire baisser l’inflation ou baisses de taux pour éviter une récession. On observe aussi une volatilité élevée sur les marchés de l’énergie, même un an après la crise initiale. Le pétrole Brent, qui a brièvement atteint 140 dollars le baril l’an dernier, s’est stabilisé mais reste nerveux autour de 92 dollars à chaque nouvelle tension géopolitique. Utiliser des **spreads** d’options (combinaisons de plusieurs options pour limiter le risque) de type **call** et **put** (call = droit d’acheter, put = droit de vendre) à longue échéance sur des contrats à terme sur le pétrole peut aider à gérer l’exposition à ces variations de prix persistantes. Cet écho de stagflation suggère aussi que les indices boursiers pourraient rester dans une fourchette (monter et baisser sans tendance claire) pendant un certain temps. Nous nous positionnons donc avec des stratégies comme les **iron condors** sur le **SPX** (indice S&P 500). Cette approche (vente et achat d’options pour viser un gain si le marché reste dans une zone) permet de profiter de l’absence de mouvement net et d’une volatilité implicite élevée (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options).

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