Hausse du risque géopolitique
Le président américain Donald Trump a déclaré sur Truth Social que des représentants des États-Unis se rendraient à Islamabad lundi pour des négociations avec l’Iran. Il a aussi critiqué la nouvelle fermeture du détroit et répété des menaces de viser des infrastructures iraniennes (installations essentielles), notamment des centrales électriques (sites qui produisent l’électricité) et des ponts. Le dollar américain a aussi été soutenu par l’idée que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis, souvent appelée « la Fed ») gardera des taux d’intérêt (coût du crédit) élevés plus longtemps, en raison d’une inflation (hausse générale des prix) qui reste forte et des tensions au Moyen-Orient. L’attention se tourne vers les ventes au détail américaines de mardi (mesure des achats des consommateurs), attendues en hausse de 1,3% sur un mois en mars après 0,6% en février. L’euro a trouvé un soutien limité, car les marchés ont renforcé les paris sur des hausses de taux de la Banque centrale européenne (banque centrale de la zone euro, « BCE ») cette année. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que la hausse des coûts de l’énergie éloigne la zone euro de sa trajectoire de croissance de base (scénario central), tandis que le blocage du détroit ravive les craintes de stagflation (inflation élevée avec une croissance faible).Idées de trading et positionnement du marché
Le dollar américain est considéré comme la principale valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de crise) dans ce contexte. Un rapport solide sur les ventes au détail américaines mardi renforcerait la position de la Fed dite « plus haut plus longtemps » (taux élevés maintenus durablement), ce qui pourrait faire encore monter le dollar. Cela rappelle 2022-2023, quand une Fed très restrictive (politique qui freine l’économie via des taux élevés) a fait grimper l’indice du dollar (DXY, indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) à des plus hauts de vingt ans contre d’autres monnaies. L’idée la plus directe concerne la perturbation de l’offre d’énergie, car environ 20% du pétrole mondial transporté par mer passe historiquement par le détroit d’Hormuz. On peut envisager des positions acheteuses sur des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif) liés au pétrole brut, comme des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme (futures, contrats d’achat/vente à une date future) sur le Brent (référence internationale du prix du pétrole). On se souvient que les prix du Brent avaient bondi de plus de 30% en quelques semaines après le choc d’offre énergétique du début 2022. Nous pensons que l’euro restera sous pression en raison de risques élevés de stagflation liés à la crise énergétique. Même si la BCE parle de hausses de taux pour lutter contre l’inflation, le risque de récession (baisse durable de l’activité économique) limitera probablement ses actions. Cela crée un écart difficile avec la Fed, ce qui peut rendre des positions vendeuses sur EUR/USD attrayantes, par exemple via des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur la paire (taux de change entre l’euro et le dollar).
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