Risques d’inflation face à une croissance faible
L’analyse signale des inquiétudes concernant des effets de second tour (quand une hausse initiale des prix, par exemple l’énergie, entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix), ainsi qu’une incertitude accrue pour l’inflation et l’activité économique. Elle mentionne aussi des effets possibles sur la demande (la volonté d’acheter), l’incertitude réduisant la confiance pour consommer et investir. La Suède est décrite comme ayant une reprise fragile après une croissance du PIB lente ou négative en 2022 et 2023. Les données mensuelles du PIB indiquent que la production a baissé en décembre et en janvier. Nomura ne prévoit aucun changement de taux cette année et une hausse fin 2027, rapprochant le taux du milieu de la zone dite neutre (niveau de taux qui ne ralentit ni n’accélère l’économie) de 1,50 % à 3,00 %. Nomura ajoute qu’une fin rapide du conflit et une inflation plus faible pourraient conduire à une baisse de taux cette année, tandis qu’un conflit plus long pourrait accélérer l’inflation et provoquer une hausse plus tôt. Alors que la plupart des observateurs s’attendent à ce que la Riksbank maintienne son taux directeur à 1,75 % cette semaine, le 19 mars, la volatilité des taux à court terme (variations rapides des prix/taux) devrait rester faible. Dans ce contexte, les traders (intervenants de marché) pourraient envisager des stratégies qui gagnent si les prix bougent peu, comme vendre des options de courte maturité (contrats donnant un droit d’achat/vente, ici à court terme) sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) de taux d’intérêt suédois. Cette idée est soutenue par le message probable de la Riksbank : les taux resteront à ce niveau pendant un certain temps.Conséquences pour le positionnement de marché
On observe un conflit clair entre des données intérieures faibles et des risques d’inflation venant de l’extérieur. Des statistiques récentes ont montré que le PIB de la Suède s’est contracté (a reculé) de 0,2 % au dernier trimestre 2025, et que l’inflation CPIF hors énergie de février est ressortie juste sous l’objectif de 2,0 %. Cependant, avec le pétrole Brent (référence internationale du prix du pétrole) récemment autour de 95 $ le baril en raison des tensions au Moyen-Orient, la Riksbank ne peut pas encore se permettre de baisser les taux. Cette situation suggère que la courbe des taux (relation entre taux à court terme et à long terme) pourrait se pentifier (les taux longs montent plus que les taux courts), car les taux courts restent ancrés (peu mobiles) tandis que les taux longs intègrent les possibilités futures d’inflation et de croissance. La reprise fragile observée depuis le ralentissement de 2023 et 2024 est freinée par cette incertitude, ce qui fait des attentes de hausse de taux à long terme un point à surveiller. Les traders pourraient regarder des instruments pariant sur des taux plus élevés plus loin dans le temps, peut-être fin 2027. La principale divergence sera menée par la géopolitique, créant une issue binaire (deux scénarios opposés) pour le positionnement des traders. Une désescalade au Moyen-Orient pourrait rapidement remettre des baisses de taux sur la table, tandis qu’un conflit plus large obligerait presque certainement la Riksbank à relever les taux plus tôt que prévu. Cela rend l’achat d’options plus longues et hors de la monnaie (options dont le prix d’exercice est loin du prix actuel, donc peu probables sans grand mouvement) une stratégie possible pour se positionner sur un changement important de politique dans un sens ou dans l’autre.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets