Netanyahu dit qu’Israël a agi seul
Netanyahu a déclaré que les États-Unis et Israël ont détruit la flotte iranienne dans la mer Caspienne. Il a dit qu’il existe de nombreuses options pour une composante au sol (opérations menées par des troupes sur le terrain), mais qu’il ne les partagerait pas. Il a dit qu’il ne fixerait pas de date limite pour la fin de la guerre. Il a aussi déclaré que Donald Trump a demandé à Israël de reporter de futures attaques comme celle contre South Pars. Le West Texas Intermediate (WTI) — un pétrole brut de référence aux États-Unis — baissait de 0,64 % à 93,40 $ au moment de la rédaction. En regardant la frappe israélienne sur South Pars en 2025, on voit que la réaction initiale du marché a semblé trop calme. Aujourd’hui, avec le Brent — un pétrole brut de référence en Europe et à l’international — au-dessus de 115 $ le baril à cause de perturbations continues, l’impact durable de ce conflit est évident. Le point essentiel pour les prochaines semaines: toute déclaration des puissances régionales, même mineure, peut relancer une volatilité extrême (fortes variations de prix).Volatilité du marché et stratégies de couverture
Il faut donc envisager d’acheter des options d’achat à longue échéance sur le pétrole brut (contrats qui donnent le droit d’acheter plus tard à un prix fixé, utilisés pour se protéger d’une hausse) afin de se protéger contre des envolées soudaines. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) dans l’énergie reste élevée, l’OVX (indice Cboe de volatilité d’un fonds lié au pétrole) évoluant près de 55, bien au-dessus de sa moyenne historique. Cela montre que le marché prévoit encore un risque élevé d’un nouvel événement perturbateur. La baisse initiale du WTI lors de l’annonce de l’attaque rappelle un schéma classique: la peur d’une chute de la demande due à une guerre longue masque temporairement les chocs d’offre (problèmes d’approvisionnement). On a vu une dynamique similaire au début du conflit en Ukraine en 2022, avant que la réalité de l’offre ne domine. Tout signe de ralentissement de la croissance mondiale, comme les dernières données PMI de Chine à 48,7 en zone de contraction (indice basé sur des enquêtes auprès d’entreprises; sous 50 = activité en baisse), pourrait relancer ce schéma et offrir une courte fenêtre pour prendre des positions longues (parier sur une hausse). Comme la frappe a visé un grand champ gazier, il faut aussi se concentrer sur les produits dérivés du gaz naturel (contrats financiers dont le prix dépend du gaz). Avec les contrats à terme TTF européens déjà élevés — le TTF étant le principal prix de référence du gaz en Europe — alors que le continent peine à remplir ses stocks avant l’hiver prochain, toute nouvelle tension rend ces contrats très sensibles. Les niveaux actuels de stockage de gaz dans l’UE sont à un plus bas de cinq ans, à seulement 38 % à cette période, sans marge de sécurité en cas de nouvelle crise d’approvisionnement. La demande américaine demandant à Israël de retarder d’autres attaques crée un plafond possible au conflit, ce qui rend une guerre régionale totale moins probable. Cela peut offrir une opportunité aux traders de vendre des options d’achat très éloignées du prix actuel (« très hors de la monnaie », donc peu susceptibles d’être exercées), en pariant que l’intervention américaine limitera le pic final des prix du pétrole. Cette stratégie permet d’encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option) tout en tenant compte des limites politiques en place.
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