Nathan Janzen, de RBC, affirme que le marché du travail canadien s’est stabilisé en mars, l’emploi étant en hausse et le taux de chômage à 6,7 %

by VT Markets
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Apr 10, 2026
Le Canada a enregistré en mars sa première hausse de l’emploi de l’année, avec +14 000 emplois. Cela fait suite à une baisse cumulée de 109 000 en janvier et février. Le taux de chômage est resté à 6,7 % en mars. Il était de 6,5 % en janvier, de 6,8 % en décembre, et a atteint un pic de 7,1 % en septembre 2025. Au cours des six derniers mois, la population active (ensemble des personnes qui travaillent ou cherchent activement un emploi) a diminué de 39 000, tandis que l’emploi a augmenté de 42 000. La baisse du taux de chômage depuis septembre reflète aussi une croissance plus lente de la population active, pas seulement des embauches. Cette croissance plus faible de la population active est liée à une population qui n’augmente plus et au vieillissement de la population. Elle n’a pas été attribuée à des personnes qui auraient arrêté de chercher un emploi. Le contexte de croissance économique continue de faire face à des vents contraires (facteurs qui freinent l’activité). Le rapport prévoit que la croissance par habitant (croissance économique divisée par le nombre de personnes) et les conditions du marché du travail s’amélioreront progressivement jusqu’en 2026. Les données récentes sur l’emploi au Canada suggèrent un marché qui se stabilise plutôt qu’un marché qui accélère, ce qui devrait calmer les paris trop optimistes. Même si le taux de chômage a reculé depuis son pic de 7,1 % en septembre dernier, les détails indiquent un équilibre fragile. Cette stabilisation signifie que la Banque du Canada (la banque centrale du pays) restera probablement en attente, ce qui limite les mouvements importants liés aux taux d’intérêt à court terme. Cette prudence de la banque centrale est renforcée par les derniers chiffres d’inflation (hausse générale des prix). Selon le rapport de mars de Statistique Canada, l’indice des prix à la consommation, IPC (mesure des prix payés par les ménages) est à 2,8 %, encore nettement au-dessus de l’objectif de 2 % de la Banque. Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif), cette combinaison de faible croissance et d’inflation persistante laisse peu de marge à la politique monétaire (actions de la banque centrale sur les taux et la monnaie). Cela rend attrayantes les stratégies qui gagnent quand les prix bougent peu, comme vendre des strangles (vendre une option de vente et une option d’achat autour du prix actuel) sur des contrats à terme obligataires (contrats pour acheter/vendre plus tard, basés sur des obligations). Les vents contraires économiques sont bien réels : l’estimation préliminaire du PIB du premier trimestre 2026 n’a progressé que de 0,9 % en rythme annualisé (taux converti comme si le trimestre se répétait sur un an). Cette faiblesse, défavorable si l’on tient compte de la croissance de la population, suggère un plafond pour les bénéfices des entreprises et le potentiel de hausse des actions. Donc, utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour mettre en place des covered calls (détenir l’action et vendre une option d’achat dessus) ou des bear call spreads (vendre une option d’achat et en acheter une autre à un prix plus élevé pour limiter le risque) sur l’indice S&P/TSX 60 (indice des 60 plus grandes sociétés canadiennes) peut être un moyen prudent de générer des revenus tout en reconnaissant ce potentiel limité. Le fait que le taux de chômage plus bas provienne en partie d’une population active en baisse, et pas seulement d’embauches solides, est un point de faiblesse important. Cela devrait probablement contenir le dollar canadien face au dollar américain, surtout si les données américaines récentes montrent plus de solidité. Nous nous attendons à ce que le taux de change USD/CAD reste dans une fourchette, ce qui rend pertinentes des stratégies avec options qui parient sur un maintien entre 1,36 et 1,39 dans les prochaines semaines. Cet environnement ressemble à la reprise lente observée après le choc pétrolier de 2015 (baisse brutale des prix du pétrole). À l’époque, parier sur de grandes ruptures de tendance (mouvements forts au-delà d’un niveau) était perdant, tandis que se positionner pour des marchés sans direction claire ou agités était payant. Il faut donc se méfier des fortes hausses rapides et se concentrer sur des stratégies qui profitent de cette amélioration graduelle attendue.

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