Réaction de la Fed et signaux d’inflation
Miran a déclaré que la Fed ne réagit généralement pas aux prix du pétrole. Il a aussi dit qu’il n’y a pas de pression sur l’inflation des loyers. Il a indiqué que le taux neutre (le niveau de taux d’intérêt qui ne freine ni ne stimule l’économie) est d’environ 2,5 % à 2,75 %. Il a dit que planifier est difficile en ce moment et qu’il restera en poste temporairement jusqu’à ce que quelqu’un soit confirmé pour son siège. Comme la politique monétaire est jugée trop restrictive, il faut s’attendre à une position plus accommodante de la Réserve fédérale dans les prochaines semaines. Le taux des fonds fédéraux (le taux directeur américain à court terme, qui guide les taux du marché) à 4,50 % est bien au-dessus de l’objectif neutre de 2,5 % à 2,75 %, ce qui laisse une marge pour des baisses futures. Cela crée un biais clair sur lequel on peut se positionner. Il ne faut pas sur-réagir au solide rapport sur l’emploi de février 2026, qui a ajouté 280 000 emplois. Le message est de ne pas se focaliser sur un seul chiffre et de regarder la tendance d’ensemble d’un ralentissement économique. Cela renforce l’idée que la barre pour toute action plus restrictive est très haute.Se positionner pour des taux plus bas
La récente hausse du pétrole brut WTI (West Texas Intermediate, une référence de prix du pétrole américain) au-dessus de 95 dollars le baril sera probablement ignorée par les décideurs. On a déjà vu ce scénario, où la Fed ne tient pas compte des chocs sur l’énergie sauf s’ils font monter nettement l’inflation de base (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation). L’idée que l’inflation des loyers n’est pas un point de pression va dans le sens des dernières données de l’IPC/CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) montrant un reflux de l’inflation de base à 2,9 %, ce qui soutient une politique plus souple. Cette vision suggère de viser des taux plus bas via des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif) comme les contrats à terme SOFR (taux de référence des prêts garantis au jour le jour) ou en achetant des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) d’obligations du Trésor à longue maturité (obligations d’État américaines à échéance lointaine, plus sensibles aux variations de taux). Le marché sous-estime peut-être les baisses de taux possibles cette année, surtout après de récentes données économiques solides. Cela rappelle le changement de ton accommodant que le marché avait intégré fin 2025 lorsque l’inflation a commencé à baisser de façon régulière. Pour les traders d’actions, ce signal accommodant est favorable, surtout pour les valeurs de croissance sensibles aux taux (entreprises dont la valorisation dépend davantage des taux d’intérêt). On peut envisager des stratégies comme l’achat d’options d’achat sur l’indice Nasdaq 100 (indice boursier axé sur les grandes valeurs technologiques). Une Fed plus accommodante a souvent soutenu les actions, comme lors des hausses de 2024.
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