Zone de soutien clé
La faiblesse ne concerne pas seulement les États-Unis, car la participation se dégrade aussi dans le monde. Pour appuyer ce point, le pourcentage d’actions du NYSE (Bourse de New York) qui restent au-dessus de leur moyenne mobile à 200 jours (moyenne du prix sur environ 200 séances, utilisée pour juger la tendance de fond) est tombé de 65 % fin février à seulement 38 % aujourd’hui. Quand moins d’actions soutiennent le marché, les grands indices deviennent plus exposés à des baisses rapides. Même si le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « indice de la peur », qui mesure les attentes de fortes variations sur le S&P 500) est monté à 31,5 — ce qui a parfois signalé un bon moment pour un rebond temporaire — cette fois, la situation semble différente. Nous avons vu des pics similaires du VIX marquer des creux provisoires lors des tensions bancaires de fin 2024, mais le lien actuel entre l’indice et la volatilité est confus. Cela suggère qu’un rebond serait fragile et doit être vu avec prudence, plutôt que comme un signal d’achat clair. Le contexte économique justifie cette prudence, car une pression de type choc pétrolier (hausse brutale du pétrole qui pèse sur l’économie) freine l’activité. Avec des événements géopolitiques récents qui ont poussé le pétrole WTI (référence du pétrole américain) au-dessus de 110 $ le baril, les dernières données d’inflation Core PCE (mesure de l’inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation, suivie par la Fed) sont sorties plus élevées que prévu à 3,2 %, ce qui réduit les chances de baisses de taux de la Fed (banque centrale des États-Unis). Cette pression sur la croissance et sur les marges (écart entre revenus et coûts) explique la persistance des ventes. Dans ce contexte, les traders peuvent envisager d’acheter des puts (options qui gagnent si le marché baisse) ou d’utiliser des bear call spreads (stratégie d’options qui vise à gagner si le marché baisse ou reste sous un certain niveau, en vendant une option d’achat et en en achetant une autre plus haut pour limiter le risque) pour viser un mouvement vers 5 400 si le niveau 6 000 est cassé nettement. Pour ceux qui anticipent un rebond de court terme sur ce soutien, vendre des put spreads hors de la monnaie sous 6 000 (vendre un put et en acheter un plus bas ; « hors de la monnaie » signifie que le niveau de l’option est éloigné du prix actuel) peut permettre d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option) tout en limitant le risque. Dans cet environnement, utiliser les options pour encadrer clairement les pertes possibles est une approche prudente.Approche de gestion du risque
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