Instantané des marchés et niveaux clés
Les actions américaines ont été partagées lundi, avec le S&P 500 en baisse d’environ 0,1 % et le Nasdaq en hausse de plus de 1 %. Tôt mardi, les contrats à terme (futures : prix négociés aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) sur les indices américains variaient peu. La production industrielle japonaise de février a reculé de 2 % sur un mois, contre une baisse attendue de 2,1 %. L’USD/JPY s’échangeait près de 159,20, l’EUR/USD montait vers 1,1800, et le GBP/USD passait au-dessus de 1,3500. L’or s’est repris après être passé sous 4 650 $ et se dirigeait vers 4 800 $, tandis que le WTI (West Texas Intermediate : référence du pétrole américain) se maintenait légèrement sous 93,00 $. Le fait que l’US Dollar Index ait du mal sous 98,50 a donné un faux sentiment de sécurité. Cette faiblesse du dollar a été temporaire, car l’inflation américaine persistante (hausse durable des prix), annoncée à 3,4 % au premier trimestre 2026, a poussé la Réserve fédérale (Fed : banque centrale des États-Unis) à garder une politique restrictive (hawkish : taux élevés pour freiner l’inflation). Il faut donc envisager des stratégies avec options (options : contrats donnant un droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se protéger contre un retour de la force du dollar, à l’opposé du sentiment du marché un an plus tôt. Les tensions dans le détroit d’Ormuz n’ont jamais vraiment disparu, ce qui soutient les prix du pétrole. Environ 25 % du pétrole transporté par mer dans le monde passe encore par ce point de passage étroit (chokepoint : passage stratégique facile à bloquer). Le pétrole WTI évolue donc de façon instable entre 90 et 105 $ depuis six mois. Des produits dérivés liés à la volatilité (dérivés : contrats dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole ; volatilité : amplitude des variations), comme les straddles (straddle : achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou l’autre) sur des contrats futures sur le pétrole, sont une approche adaptée pour gérer des nouvelles géopolitiques imprévisibles.Idées de positionnement et de couverture
Le signal mitigé sur les actions, avec un Nasdaq plus fort, est devenu une domination d’un petit nombre de valeurs. Aujourd’hui, les dix plus grandes valeurs du S&P 500 représentent plus de 35 % du poids de l’indice, ce qui augmente le risque de correction rapide (baisse marquée), même si le VIX (indice de peur : mesure la volatilité attendue du S&P 500) reste bas, autour de 15. Nous utilisons des put spreads (put spread : combinaison de deux options de vente, l’une achetée et l’autre vendue, pour réduire le coût tout en limitant le gain/risque) sur les grands indices comme couverture à moindre coût contre une baisse possible dans les prochaines semaines. La hausse de l’EUR/USD vers 1,1800 en avril 2025 paraît lointaine. La Banque centrale européenne (BCE : banque centrale de la zone euro) a changé d’orientation à cause du ralentissement de la croissance et laisse entendre des baisses de taux, alors que l’inflation en zone euro est tombée à 2,1 % selon la dernière mesure. Cet écart de politique monétaire avec la Fed (divergence : des taux et décisions qui s’éloignent) suggère que toute force à court terme de l’euro peut servir à se positionner pour une nouvelle baisse. La hausse de l’or vers 4 800 $ l’once l’an dernier a été un signal important, portée par les achats continus des banques centrales, avec plus de 900 tonnes ajoutées aux réserves mondiales jusqu’en 2025. Ce soutien, avec le risque géopolitique, a aidé l’or à se maintenir au-dessus de 5 000 $. Nous préférons acheter des options d’achat (call : droit d’acheter) lors de replis marqués, afin de garder un potentiel de hausse tout en limitant le risque dans un contexte de prix élevés.
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