L’inflation en zone euro a ralenti à 2,8 % en juin, un mouvement principalement dû au repli des prix de l’énergie, tandis que l’inflation sous-jacente s’est tassée à 2,4 %. Commerzbank s’attend à ce que l’indice global évolue autour de 3 % au cours des prochains mois et durant le second semestre. La banque présente la statistique de juin comme un recul partiel après une forte hausse le mois précédent, plutôt que comme la preuve d’un apaisement des pressions de fond sur les prix.
Les prix de l’énergie devraient légèrement diminuer, mais les entreprises devraient répercuter sur les clients des coûts énergétiques toujours élevés, qui demeurent supérieurs à leurs niveaux d’avant la guerre en Iran. Cette dynamique renforcerait les effets inflationnistes indirects surveillés par la Banque centrale européenne, et le scénario central de la banque table sur une nouvelle hausse des taux de la BCE lors de la réunion de septembre. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur, et il est attribué à l’équipe FXStreet Insights.
Perspectives pour la politique de la BCE et les anticipations de taux
Nous considérons le récent repli de l’inflation en zone euro à 2,8 % comme un soulagement temporaire, et non comme un changement de tendance sous-jacente. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie volatile, reste obstinément au-dessus de l’objectif de la BCE, ce qui signale des pressions sur les prix persistantes. Nous anticipons donc que la Banque centrale européenne procédera à une nouvelle hausse de taux lors de sa réunion de septembre.
Dans ce contexte, nous nous positionnons en faveur de taux courts plus élevés au cours des deux prochains mois. Les swaps OIS (Overnight Index Swaps) intègrent déjà une probabilité supérieure à 70 % d’une hausse de 25 points de base en septembre, un chiffre qui, selon nous, devrait encore progresser. Nous estimons que des options permettant de tirer profit d’une hausse des futures EURIBOR conservent de la valeur à l’approche de cette réunion.
Positionnement stratégique face à des pressions inflationnistes persistantes
Cette posture plus restrictive (« hawkish ») de la BCE devrait continuer de soutenir l’euro. Une récente enquête de l’institut ZEW a montré une amélioration inattendue du moral des investisseurs en Allemagne, signe d’une certaine résilience susceptible de conforter l’argumentaire de la BCE en faveur d’un durcissement. Nous privilégions des stratégies telles que l’achat d’options d’achat (calls) sur l’EUR/USD, en misant sur un renforcement de l’euro à mesure que son avantage de taux s’accentue.
Pour les marchés actions, des coûts d’emprunt plus élevés devraient peser sur les bénéfices des entreprises. Nous restons donc prudents sur les indices européens et voyons un potentiel de volatilité accrue. Nous envisageons l’achat d’options de vente (puts) sur l’Euro Stoxx 50 comme couverture contre un possible repli des marchés.
La situation rappelle le cycle 2022-2023, lorsque les marchés avaient d’abord salué la baisse de l’inflation globale avant d’être pris à contre-pied par la détermination des banques centrales à combattre la résistance de l’inflation sous-jacente. L’histoire montre que les effets de second tour liés à des coûts énergétiques élevés et à la progression des salaires peuvent maintenir l’inflation à un niveau élevé plus longtemps que prévu. Nous nous positionnons en anticipant que le marché sous-évalue actuellement le risque de taux « plus élevés plus longtemps » en Europe.
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