L’inflation IPC en Inde a légèrement progressé à 4,45 % sur un an en juillet, contre 4,38 % en juin, sous l’effet de la hausse des coûts alimentaires. Il s’agit du deuxième mois consécutif au-dessus de l’objectif médian de 4,0 % de la RBI, même si l’inflation demeure dans la bande de tolérance de 2 à 6 %. MUFG et DBS Group Research estiment tous deux que cette publication conforte un statu quo de la RBI avec un taux repo à 5,25 %, tout en divergeant sur la durée possible de cette pause.
L’inflation alimentaire est montée à 5,52 % sur un an en juillet, contre 5,32 % en juin, maintenant l’inflation globale exposée aux aléas météorologiques et aux perturbations d’approvisionnement. MUFG souligne la fermeté de la demande intérieure et l’accélération de la croissance du crédit comme canaux potentiels de pressions plus larges sur les prix, et continue d’anticiper un cycle de relèvement de 50 points de base à partir de décembre 2026. DBS met en avant une inflation sous-jacente contenue, des prix domestiques des carburants à la pompe stables et une fourchette de rendement resserrée sur l’emprunt d’État à 10 ans (6,75–6,85 %) comme facteurs permettant un maintien prolongé des taux sans resserrement à court terme.
Perspectives de taux et positionnement sur dérivés
Nous suggérons aux traders de dérivés de se préparer à une période de stabilité relative des taux à court terme, tout en commençant à se couvrir contre un resserrement potentiel plus tard dans l’année. L’inflation en Inde a légèrement augmenté à 4,45 % en juillet, tirée par un bond de 5,52 % des prix alimentaires, mais elle reste largement dans la zone de confort de la banque centrale. Avec un taux repo inchangé à 5,25 %, la pression immédiate sur la Reserve Bank of India pour relever ses taux demeure faible.
Nous recommandons de recourir aux swaps indexés au jour le jour (OIS) pour se positionner en vue d’une éventuelle hausse des taux vers la fin de l’année, en ciblant en particulier le swap 1 an. Historiquement, lorsque l’inflation d’origine alimentaire commence à se diffuser aux composantes « core », la banque centrale finit par adopter une posture plus restrictive. Payer le taux fixe sur l’OIS 1 an pourrait s’avérer performant si le marché commence à intégrer une hausse de 50 points de base en décembre.
Stratégie sur les rendements et opportunités de volatilité
Nous conseillons également d’intervenir sur les contrats futures sur les obligations d’État (G-Sec) à 10 ans dans une fourchette étroite de 6,75 % à 6,85 %. Cette stabilité des rendements est largement soutenue par les entrées de capitaux étrangers consécutives à l’inclusion de l’Inde dans de grands indices obligataires mondiaux, qui ont généré des milliards d’entrées passives au cours des deux dernières années. Ces flux réguliers constituent un amortisseur solide face aux chocs locaux sur les prix alimentaires, maintenant les rendements longs ancrés.
Pour capter la volatilité croissante liée à l’alimentation sans prendre un pari directionnel sur les obligations, nous privilégions l’achat de straddles via des options sur taux. Alors que l’inflation sous-jacente demeure bénigne, des schémas de mousson imprévisibles pourraient facilement déclencher des flambées soudaines des prix alimentaires dans les prochaines semaines. Cette approche permet de profiter de mouvements brusques des rendements tout en protégeant le capital si la banque centrale prolonge sa pause plus longtemps que prévu.
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