Dynamique des dépenses des consommateurs
Le dernier indice Redbook, en hausse de 6,4 % sur un an (c’est-à-dire par rapport à la même période l’an dernier), laisse penser que les dépenses des consommateurs accélèrent et restent solides. Cette force contredit l’idée que l’économie ralentit assez pour que la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis, souvent appelée « la Fed ») change sa politique. Nous attendons une confirmation avec les ventes au détail officielles du gouvernement (statistiques publiques sur les achats en magasins et en ligne), mais cet indicateur précoce (donnée disponible avant les chiffres officiels) signale une activité économique toujours dynamique. Ces chiffres augmentent la probabilité que la Fed garde des taux d’intérêt élevés (le coût de l’emprunt) plus longtemps afin de limiter l’inflation (la hausse générale des prix). On a vu cela en 2025, quand de bons chiffres économiques ont repoussé à plusieurs reprises l’idée d’un changement de direction de la politique monétaire (un « pivot », c’est-à-dire passer d’une politique stricte à une politique plus souple). Après cette publication Redbook, les probabilités du CME FedWatch Tool (un outil du groupe CME, la principale bourse de contrats à terme, qui estime les chances de décisions sur les taux à partir des prix de marché) d’une baisse de taux (réduction des taux directeurs) au deuxième trimestre 2026 sont passées sous 20 %, ce qui renforce une vision plus stricte (dite « hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux élevés pour lutter contre l’inflation). Pour les marchés actions, cela crée un scénario à double effet. Des dépenses solides sont positives pour les actions de la distribution et de la consommation « discrétionnaire » (achats non essentiels comme loisirs, électronique, etc.), ce qui peut favoriser des options d’achat (« call options », contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF sectoriels (fonds cotés en bourse qui suivent un secteur). Mais, en même temps, des taux élevés peuvent peser sur l’ensemble du marché. Ainsi, détenir des options de vente de protection (« put options », contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur de grands indices comme le SPX (indice S&P 500) peut servir de couverture (un moyen de réduire les pertes si le marché baisse). L’incertitude sur la suite des décisions de la Fed devrait rendre le marché plus agité. Le VIX (indice de volatilité basé sur les options du S&P 500, souvent vu comme un indicateur de peur du marché) est déjà monté au-dessus de 16, après des récents plus bas vers 13,5, ce qui reflète une hausse de l’inquiétude des investisseurs. Cela suggère qu’une exposition à une volatilité plus élevée via des options d’achat sur le VIX (parier sur une hausse de la volatilité) peut être une approche prudente dans les prochaines semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets