Le solde du commerce extérieur de la Russie s’est creusé en juillet à 13,594 milliards de dollars, contre 12,461 milliards de dollars sur la période précédente. Cette évolution traduit un excédent mensuel plus important.
Les données suggèrent une amélioration de 1,133 milliard de dollars entre les deux lectures. Aucun détail n’a été fourni concernant les exportations ou les importations, mais le chiffre en une indique que l’écart entre les entrées et les sorties du commerce extérieur s’est accru en juillet.
Impact de l’excédent commercial sur les marchés de l’énergie et des matières premières
Nous suivons de près la récente hausse du commerce extérieur russe, qui est passé à 13,594 milliards de dollars en juillet, après 12,461 milliards le mois précédent. Cette progression inattendue de 9 % témoigne de la résilience des flux de matières premières russes, en particulier le pétrole et le gaz, qui continuent d’être écoulés vers les marchés asiatiques malgré les sanctions occidentales. Pour les intervenants sur les dérivés, ce signal de volumes d’échanges soutenus suggère que les tensions d’offre dans le secteur de l’énergie pourraient légèrement s’atténuer au cours des prochaines semaines.
Afin de nous positionner en amont de ces évolutions, nous recommandons de nous concentrer sur les contrats à terme sur le Brent et sur le pétrole de qualité Urals, très sensibles aux variations des exportations russes. Historiquement, lorsque les excédents commerciaux russes s’élargissent, cela est souvent corrélé à des rabais importants sur le marché physique, ce qui maintient les principaux benchmarks énergétiques mondiaux sous pression. Il convient d’envisager des positions vendeuses sur les dérivés énergétiques ou l’achat d’options de vente (puts) sur le pétrole brut si cet élan des exportations continue de plafonner les rebonds des prix.
Effets de change et perspectives sur les métaux de base
Parallèlement, cette hausse du commerce a des implications directes sur les dérivés de change, en particulier pour le rouble russe (RUB) et le yuan chinois (CNY). Les données de la banque centrale russe montrent une dépendance croissante au yuan pour le règlement des échanges, la devise représentant désormais plus de 42 % des transactions de change de la Russie. Nous conseillons de traiter la volatilité sur l’USD/CNY et sur les paires du rouble offshore, car l’augmentation des règlements en monnaies non occidentales devrait provoquer des variations brusques de liquidité sur ces marchés.
En outre, les métaux de base comme le nickel et l’aluminium, pour lesquels la Russie demeure un fournisseur mondial clé, montrent des signes de stabilisation des prix grâce à ces flux commerciaux réguliers. Les données historiques issues d’épisodes d’expansion similaire fin 2023 indiquent que les prix des matières premières ont tendance à évoluer dans une fourchette étroite lorsque les exportations russes ne sont pas entravées. Les traders de dérivés pourraient privilégier des stratégies options neutres, telles que les « iron condors », sur des ETF de métaux afin de tirer parti de cet environnement attendu de faible volatilité au cours du mois à venir.
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