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L’EUR/USD se redresse après un gap baissier alors que le dollar recule, faisant remonter l’euro depuis ses plus bas de trois mois

by VT Markets
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Mar 9, 2026
L’EUR/USD s’est redressé lundi après avoir commencé la semaine avec un « gap » baissier (ouverture plus basse que la clôture précédente), alors que le Dollar américain a reculé depuis ses sommets de la séance. La paire évoluait près de 1,1586 après avoir touché un plus bas autour de 1,1507, tandis que l’indice du Dollar américain (US Dollar Index, un indicateur qui mesure le Dollar contre plusieurs grandes devises) se situait près de 99,10 après un pic autour de 99,70. Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran est resté le principal facteur des marchés en entrant dans son dixième jour, sans signe clair d’apaisement. Les risques de perturbation des flux de pétrole via le détroit d’Ormuz (passage maritime étroit, point clé du transport de pétrole) ont renforcé la prudence et la volatilité sur le marché des changes (FX, marché des monnaies).

Les prix du pétrole changent les perspectives d’inflation

La hausse du pétrole a ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et a poussé les marchés à revoir les trajectoires des banques centrales (leurs décisions futures sur les taux). Les importations nettes d’énergie de l’Europe ont alimenté l’idée qu’un pétrole plus cher pourrait augmenter l’inflation et peser sur la croissance, et les marchés intègrent jusqu’à deux hausses de taux de la BCE (Banque centrale européenne) de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) cette année, au lieu de taux stables jusqu’en 2026. Aux États-Unis, les anticipations de baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) ont diminué, car le pétrole ajoute une pression sur l’inflation. Des risques de stagflation (inflation élevée avec économie qui ralentit) ont aussi été relevés après un rapport sur l’emploi non agricole (Nonfarm Payrolls, statistiques mensuelles de l’emploi hors secteur agricole) plus faible que prévu, montrant des pertes d’emplois et un taux de chômage plus élevé. Avec un calendrier léger en zone euro, l’attention se tourne vers les données d’inflation américaines : l’IPC (CPI, indice des prix à la consommation) mercredi et le PCE (indice des dépenses de consommation, mesure d’inflation suivie de près par la Fed) vendredi. L’attention immédiate porte sur une volatilité accrue due au conflit et à la hausse du pétrole. Avec les contrats à terme (futures, accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le Brent (référence du pétrole) au-dessus de 115 $ le baril, ce repricing du risque énergétique (réévaluation par le marché) provoque de forts mouvements sur les devises. La situation est compliquée par des perturbations autour du détroit d’Ormuz, un point de passage qui représente environ 21 % de la consommation mondiale de pétrole, ce qui fait de toute nouvelle sur l’offre un déclencheur important pour les marchés.

Les banques centrales face à un test de taux élevés plus longtemps

Il faut s’attendre à ce que la BCE adopte un ton plus dur (hawkish, prête à monter les taux pour freiner l’inflation), même si l’économie ralentit. La dépendance de l’Europe aux importations d’énergie signifie que ce choc pétrolier se traduit directement par une inflation plus élevée, comme après 2022. Fin février 2026, l’inflation en zone euro restait déjà difficile à faire baisser (« persistante ») à 2,8 %, ce qui rend plus difficile pour la BCE d’ignorer les nouvelles pressions sur les prix. De l’autre côté de l’Atlantique, les attentes de baisse de taux de la Fed disparaissent. La Fed avait déjà du mal sur la « dernière étape » de l’inflation (faire passer l’inflation jusqu’à l’objectif), avec un IPC de février 2026 plus élevé que prévu à 3,2 %. Cette hausse du pétrole renforce l’idée de « taux plus élevés plus longtemps », et l’on voit maintenant le marché des produits dérivés (instruments financiers basés sur un actif, comme options et futures) effacer presque toutes les baisses qui étaient encore attendues il y a un mois. Cet environnement convient aux traders d’options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) qui anticipent de grands mouvements de prix sans être sûrs du sens pour l’EUR/USD. Les risques de stagflation en Europe et aux États-Unis rendent les perspectives confuses, ce qui fait monter la volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, reflétant l’incertitude). Des stratégies qui gagnent quand le prix bouge beaucoup, comme un long straddle (achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle (achat d’un call et d’un put avec des prix d’exercice différents), peuvent être envisagées pour profiter de l’incertitude. Il suffit de revenir à la crise énergétique de 2022. À l’époque, l’envolée du gaz naturel a forcé la BCE à augmenter rapidement ses taux malgré les craintes de récession (baisse marquée de l’activité), ce qui a créé une forte turbulence sur les paires en euro. Le marché anticipe un scénario proche, où les banques centrales doivent combattre l’inflation au détriment de la croissance. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.

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