L’escalade géopolitique renforce l’aversion au risque
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré qu’il n’y avait « aucun dialogue » avec Washington. Le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a dit qu’« aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis », et le conseiller Mohsen Rezaei a déclaré que la guerre continuerait jusqu’à ce que l’Iran reçoive une compensation complète pour les dégâts. Reuters a rapporté que Mary Daly, présidente de la Fed de San Francisco (banque centrale régionale des États-Unis), a déclaré que la prochaine décision sur les taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale) reste incertaine, sauf si le conflit se termine vite et si la hausse du pétrole est temporaire. La hausse des prix du pétrole accroît les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et influence les attentes sur la politique des banques centrales. La BCE (Banque centrale européenne) a laissé ses taux inchangés la semaine dernière et a évoqué des perspectives « nettement plus incertaines » à cause du conflit avec l’Iran. En 2022, l’euro représentait 31 % des transactions de change (FX, achat/vente de devises), avec un volume moyen quotidien au-dessus de 2 200 milliards de dollars ; l’EUR/USD représente environ 30 % des échanges, l’EUR/JPY 4 %, l’EUR/GBP 3 % et l’EUR/AUD 2 %. Le conflit au Moyen-Orient est le principal moteur, car il pousse l’argent vers la sécurité du Dollar américain. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, indicateur de la peur sur les marchés) a dépassé 25 la semaine dernière, son plus haut niveau depuis les tensions bancaires de fin 2025. Ce climat de « fuite du risque » pèse sur l’EUR/USD. Les effets économiques immédiats se voient sur l’énergie : les contrats à terme (futures, prix fixé aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) sur le Brent ont dépassé 110 $ le baril. Cela alimente les anticipations d’inflation. Dans la zone euro, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH/HICP, mesure standardisée de l’inflation) de février est déjà monté à 2,8 %. Cela met la pression sur la BCE, même si l’économie ralentit. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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