Le choc énergétique pèse sur l’euro
La zone euro importe plus d’énergie qu’elle n’en exporte. Donc, un pétrole plus cher peut freiner la croissance et maintenir l’inflation (hausse générale des prix) à un niveau élevé. Les attentes de hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux directeurs en zone euro) n’ont pas soutenu l’euro. Les États-Unis exportent plus de pétrole qu’ils n’en importent, donc l’impact direct de l’énergie plus chère est plus limité. Le pétrole est coté en dollars américains, ce qui peut augmenter la demande de dollars quand le pétrole monte. Les rendements des bons du Trésor américain (US Treasury yields, le taux d’intérêt payé par la dette publique américaine) ont aussi soutenu le dollar, car le marché n’anticipe plus de baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) cette année. Sur le graphique, l’EUR/USD est resté sous les moyennes mobiles simples (SMA, une moyenne du prix sur une période donnée) à 100 et 200 jours, près de 1,1670–1,1680, avec 1,1600 comme plafond. Le RSI (Relative Strength Index, un indicateur d’élan qui signale si le marché est trop vendu ou trop acheté) est monté vers 45 après des niveaux proches de « survente ». Le MACD (Moving Average Convergence Divergence, indicateur qui compare deux moyennes mobiles pour estimer la tendance) est devenu légèrement positif près de zéro. La résistance (zone de prix où la hausse cale souvent) se situe à 1,1665, puis 1,1745 et 1,1825; le support (zone de prix où la baisse s’arrête souvent) est à 1,1410, puis 1,1265 et 1,1200.
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