Les tensions croissantes au Moyen-Orient soutiennent le dollar américain, poussant la paire GBP/USD à un plus bas de quatre mois dans un contexte de hausse des prix du pétrole

by VT Markets
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Mar 30, 2026
GBP/USD est tombé lundi à un plus bas niveau en quatre mois, près de 1,3184–1,3188, en baisse de plus de 0,50 %. Les tensions au Moyen-Orient ont soutenu le Dollar américain (la monnaie des États-Unis), tandis que les prix du pétrole ont augmenté pour une quatrième séance de suite, ce qui a renforcé la demande d’actifs refuges (placements jugés plus sûrs en période d’incertitude). Le président américain Donald Trump a déclaré que le régime actuel de l’Iran semble « raisonnable », mais il a averti que le conflit pourrait s’aggraver si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert après l’arrivée de 3 500 soldats dans la région. La crainte de dégâts économiques a poussé les traders (opérateurs de marché) à réduire leurs attentes d’une politique américaine plus restrictive (politique monétaire plus dure : taux plus élevés) et à augmenter la probabilité d’une baisse de taux de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) d’ici fin 2026.

Politique de la Fed et perspectives d’inflation

Le président de la Fed, Jerome Powell, a expliqué qu’il existe une tension entre les deux objectifs du mandat (emploi élevé et inflation stable) et a répété vouloir ramener l’inflation à 2 % de manière durable (sur la durée, pas seulement temporairement). Il a indiqué que l’inflation liée aux droits de douane (taxes sur les importations) a probablement ajouté 0,5 % à 1 % à l’inflation et pourrait être un effet unique (qui ne se répète pas), tandis que les attentes à long terme (ce que les ménages et marchés anticipent) restent maîtrisées. Au Royaume-Uni, la dépendance au gaz naturel importé augmente l’exposition à des coûts d’énergie plus élevés, avec une inflation au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre (banque centrale du Royaume-Uni). Les données ont montré une activité des entreprises au plus bas en six mois, des coûts des intrants (matières premières et composants nécessaires à la production) en hausse au rythme le plus rapide depuis 1992, et une baisse des ventes au détail, avec un PIB (produit intérieur brut : mesure de la production économique) attendu stable à 1 % au T4 2025. Sur les graphiques, la résistance (zone de prix où la hausse bloque souvent) se situe à 1,3330, puis 1,3410 et 1,3435. Le support (zone où la baisse bloque souvent) est à 1,3188, puis 1,3100 et 1,3035, le prix étant sous les moyennes mobiles (indicateurs qui lissent les prix pour montrer la tendance) proches de 1,3500. En revenant à fin 2025, la Livre a reculé face au Dollar, car les tensions au Moyen-Orient ont provoqué une fuite vers la sécurité. Le passage sous le niveau clé de 1,3500 a confirmé une tendance baissière. Cela a donné un ton négatif clair pour GBP/USD à l’entrée de la nouvelle année. Les craintes géopolitiques ont provoqué un pic du pétrole, le Brent (pétrole de référence en Europe) touchant brièvement 92 $ le baril en janvier 2026, même si les tensions se sont ensuite calmées. Surtout, les données économiques ont confirmé la faiblesse initiale de la Livre sterling (monnaie du Royaume-Uni). L’inflation britannique de février 2026 est restée élevée à 3,9 %, bien au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre, ce qui limite ses choix de politique monétaire (action sur les taux et la liquidité).

Stratégie de trading et positionnement de marché

Ce contexte a favorisé les traders qui ont acheté des options de vente (put : contrat qui gagne si le prix baisse) sur GBP/USD, en profitant de l’incertitude. La chute sous 1,3200 a déclenché des ventes techniques (ventes déclenchées par des signaux de graphique), au bénéfice de ceux qui étaient vendeurs (positions à la baisse) sur le marché des contrats à terme (futures : contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé). Le mouvement initial est venu des titres d’actualité, mais la poursuite a surtout été liée à des bases économiques faibles (fondamentaux : croissance, inflation, emploi). Aujourd’hui, l’écart entre les économies américaine et britannique est le sujet principal. Le dernier rapport sur l’emploi aux États-Unis a montré 230 000 postes ajoutés, et la Fed a indiqué qu’elle maintiendrait les taux inchangés jusqu’au deuxième trimestre. À l’inverse, l’Office for Budget Responsibility (organisme public qui évalue les finances et prévisions du Royaume-Uni) a abaissé sa prévision de croissance 2026 à 0,8 %, en citant une demande des ménages faible (consommation). Pour les prochaines semaines, vendre les hausses (vendre quand le prix remonte) sur GBP/USD reste la stratégie principale. Vendre des spreads d’options d’achat (call spreads : combinaison d’options pour encaisser une prime tout en limitant le risque) avec échéance en mai au-dessus de la résistance 1,3300 pourrait générer un revenu tout en limitant le risque. Les fondamentaux ne soutiennent pas une reprise durable de la Livre. Ce schéma ressemble à 2022, quand la crise énergétique a révélé les fragilités économiques du Royaume-Uni. À l’époque, la faiblesse des fondamentaux a entraîné une baisse sur plusieurs mois qui a poussé GBP/USD vers des plus bas historiques près de 1,0300. Cela rappelle que lorsque les politiques des banques centrales divergent (diffèrent) autant, la tendance peut être forte et durable.

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