Les prix de l’or en Arabie saoudite ont reculé lundi, selon les données FXStreet. Le métal s’échangeait à 489,11 SAR le gramme, contre 493,78 SAR vendredi, tandis que le cours du tola a glissé à 5 704,80 SAR, contre 5 759,32 SAR. Le tableau de FXStreet affiche également l’or à 4 891,03 SAR pour 10 grammes et à 15 212,28 SAR l’once troy, des calculs dérivés des cours internationaux convertis via le taux USD/SAR et les unités locales.
FXStreet précise que ces chiffres sont mis à jour quotidiennement sur la base des prix de marché disponibles au moment de la publication et qu’ils sont indicatifs, les cotations locales pouvant s’écarter légèrement. Dans un contexte de marché plus large, le rôle de l’or couvre la demande de joaillerie et son usage comme réserve de valeur, et il est couramment considéré comme une couverture contre l’inflation et la dépréciation des devises. Les banques centrales sont présentées comme les plus grands détenteurs, ayant ajouté 1 136 tonnes — pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars — en 2022, selon le World Gold Council.
Facteurs macroéconomiques et demande des banques centrales
Nous observons aujourd’hui un léger repli des prix de l’or, autour de 489 SAR le gramme. Nous considérons toutefois cette faible variation quotidienne comme un « bruit » de marché plutôt que comme le début d’une nouvelle tendance. C’est le tableau macroéconomique d’ensemble qui devrait guider nos décisions au cours des prochaines semaines.
Le prix de l’or est étroitement corrélé au dollar américain et aux anticipations de taux d’intérêt. La Réserve fédérale ayant signalé, lors de sa dernière réunion, une possible pause dans les hausses de taux, toute donnée suggérant un affaiblissement économique pourrait peser sur le dollar et soutenir l’or. Nous suivons de près le rapport sur l’emploi américain, attendu vendredi, pour détecter tout changement de dynamique.
Les dernières données de l’IPC (CPI) américain ont montré une inflation sous-jacente qui reste tenace à 3,1 %, bien au-dessus de l’objectif de 2 % de la Fed. Cette persistance des tensions inflationnistes renforce le rôle de l’or comme couverture et réserve de valeur. Historiquement, les périodes d’inflation résistante — comme en 2022, lorsque les banques centrales ont acheté un volume record de 1 136 tonnes — se sont finalement avérées favorables aux cours de l’or.
Nous avons également noté une demande toujours soutenue des banques centrales sur l’ensemble du premier semestre 2026. Des données récentes du World Gold Council confirment que les banques centrales, à l’échelle mondiale, ont ajouté plus de 290 tonnes à leurs réserves jusqu’à fin mai. Ces achats réguliers constituent un plancher de prix solide et limitent un risque de baisse significative pour le métal.
Stratégies sur options dans un contexte de volatilité plus faible
Pour les opérateurs sur produits dérivés, cet environnement suggère qu’un positionnement haussier via des options constitue une stratégie prudente. La volatilité implicite des options sur l’or est retombée à un plus bas de six mois, autour de 14 %, rendant les options d’achat (calls) relativement peu coûteuses. Nous estimons que l’achat de calls hors de la monnaie, à échéance août, offre une manière peu onéreuse de tirer parti d’un potentiel rebond.
Compte tenu de l’incertitude entourant les prochaines publications macroéconomiques, les traders qui anticipent un mouvement de prix significatif sans en connaître la direction pourraient envisager un straddle long. Cette stratégie consiste à acheter simultanément un call et un put avec le même prix d’exercice. Elle devient rentable si l’or enregistre un fort mouvement, à la hausse comme à la baisse, au cours des prochaines semaines.
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