Réaction du marché et prix immédiats
Après ces informations, les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) sur les indices boursiers américains étaient en hausse de 0,8 % à 1,2 % au moment de la publication. L’indice dollar américain (DXY, un indicateur qui compare le dollar à un panier de grandes monnaies) était sous 97,70, son plus bas niveau depuis fin février, et reculait de plus de 0,5 % sur la séance. L’ouverture du détroit d’Ormuz, même avec un blocus visant l’Iran, devrait réduire la « prime de risque géopolitique » (supplément de prix lié à la peur d’un conflit) intégrée au prix du pétrole. Cette voie maritime stratégique voit passer environ un cinquième de l’offre mondiale quotidienne de pétrole, et les tensions récentes avaient maintenu les contrats à terme (accords de prix pour une date future) sur le pétrole WTI (pétrole brut de référence aux États-Unis) au-dessus de 95 $ le baril jusqu’en mars 2026. Il faut envisager des stratégies qui profitent d’une baisse du pétrole, comme acheter des options de vente (put, un contrat qui gagne en valeur si le prix baisse) sur des contrats à terme sur le pétrole expirant dans deux à trois mois. Cette nouvelle indique aussi une baisse attendue de la volatilité générale des marchés (ampleur des variations de prix). L’indice de volatilité CBOE (VIX, indicateur basé sur les options du S&P 500 et souvent appelé « indice de la peur ») devrait reculer depuis ses niveaux actuels dans le bas des 20, comme lors de la désescalade temporaire au printemps 2025 où il avait chuté d’environ 30 % en deux semaines. Vendre des spreads d’options d’achat (call spreads, stratégie qui vend et achète des options d’achat à deux prix d’exercice différents) « hors de la monnaie » (prix d’exercice peu probable, donc option moins chère) sur le VIX ou sur des ETF liés au VIX (fonds cotés en Bourse qui suivent le VIX) est une façon d’en profiter.Conséquences pour les taux et les actifs risqués
La baisse des coûts de l’énergie réduit directement les craintes d’inflation qui pèsent sur le marché cette année. Avec le dernier rapport de mars 2026 sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation pour les ménages) montrant une inflation encore élevée à 3,1 %, cette évolution pourrait donner à la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) plus d’arguments pour une baisse possible des taux cet été. Cela soutient les actions, ce qui rend intéressantes des options d’achat (call, contrat qui gagne en valeur si le prix monte) sur l’indice S&P 500. La baisse du dollar américain vient de ce retour de l’appétit pour le risque (« risk-on », les investisseurs acceptent plus de risque), car l’argent quitte le dollar, vu comme valeur refuge, pour des actifs plus dynamiques. On a vu le DXY passer sous 97,70 pour la première fois depuis février 2026, un « décrochage technique » important (signal négatif sur les graphiques de prix). Cette tendance soutient des positions à la baisse sur le dollar via des options sur des ETF de devises (fonds cotés qui suivent une monnaie). Cependant, la situation reste fragile, car le blocus contre l’Iran est toujours en vigueur tant que la « transaction » n’est pas finalisée. Des titres négatifs sur ces discussions pourraient rapidement inverser le sentiment, et faire remonter le pétrole et la volatilité. Il faut donc garder des tailles de position limitées (montant investi) et utiliser des stratégies d’options à risque défini (perte maximale connue à l’avance) pour se protéger d’un changement brusque.
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