Goldman Sachs et UBS ont indiqué que les hedge funds réduisaient rapidement leur exposition à l’IA, aux semi-conducteurs, aux « Mag 7 » et aux valeurs de la mémoire à l’approche des publications, tandis que l’indicateur Bull & Bear de Bank of America a grimpé à 9,6 sur 10 sur une échelle de 0 à 10. Le décalage apparent tient au périmètre : GS et UBS suivent le positionnement des hedge funds, alors que BAC agrège fonds communs, flux d’ETF, pensions, gérants institutionnels, hedge funds, liquidités, crédit et indicateurs techniques. La mesure de BAC est présentée comme contrariante, avec des niveaux au-dessus de 8 interprétés comme des signaux tactiques de vente ; GS a ajouté qu’après cinq semaines de ventes, l’argent rapide pourrait approcher la capitulation sur la tech plutôt que sur l’ensemble du marché. À ce stade de la saison, 86% des sociétés ont dépassé les attentes sur le chiffre d’affaires et 80% sur le bénéfice, même si seulement 27% du S&P a publié, soit 135 entreprises.
La séance de vendredi a mis en évidence la rotation. Le Dow a gagné 236 points et le S&P 500 a pris 3 points, mais le Nasdaq a perdu 162 points ; le Russell a cédé 10 points, les Transports ont reculé de 102 points, l’Equal Weight a progressé de 62 points, et les Mag 7 ont perdu 27 points. La tech a reculé de 1,5% tandis que l’immobilier a grimpé de près de 2,2% et les matériaux de base de 2% ; les biens de consommation de base ont gagné 1%, suivis par la finance et les communications à 0,9%. Les obligations se sont stabilisées avec le TLT en hausse de 0,1% et le TLH de 0,2%, tandis que le 2 ans s’établissait à 4,32%, le 10 ans à 4,69% et le 30 ans à 5,15%. Le Brent est passé de plus de 100$ à 88$ et le WTI de 92,40$ à 82,60$ ; l’or a clôturé à 4.052$ puis a gagné 50$ à 4.100$. Le VIX était à 17,60, en baisse de 5%, contre 20,30 la semaine dernière avec un support à 17,30. Cette semaine apporte environ 150 publications du S&P, dont MSFT, META, AAPL et AMZN, une décision du FOMC mercredi à 14h, un PIB attendu à +2,1% ainsi que le PCE de juin, et des statistiques sur revenus, dépenses, inscriptions au chômage, l’Employment Cost Index, le PMI de Chicago et le sentiment de juillet ; les places étrangères étaient en hausse, l’Allemagne gagnant 1,5%, tandis que les contrats à terme américains indiquaient le Dow +500, le S&P +74, le Nasdaq +460 et le Russell +38.
Rotation sectorielle et positionnement tactique
Nous observons un marché en pleine rotation sectorielle massive plutôt qu’une liquidation généralisée. Avec l’indicateur Bull & Bear de Bank of America à un niveau extrême de 9,6 sur 10, les signaux d’un marché surpeuplé s’affichent en rouge vif. En tant que traders de dérivés, nous devons reconnaître que des signaux tactiques de vente sont actifs, d’autant que les publications des géants technologiques et la réunion de la Réserve fédérale figurent au programme de cette semaine.
C’est l’environnement idéal pour utiliser les options afin de protéger nos portefeuilles et tirer parti de mouvements brusques. Nous devrions envisager d’acheter des puts de protection sur les valeurs technologiques à bêta élevé qui ont subi des ventes incessantes de la part de l’argent rapide, tout en vendant simultanément des calls couverts pour capter des primes élevées liées à une volatilité implicite tendue. Le VIX évolue actuellement autour de 17,60, ce qui signifie que les primes sont suffisamment attrayantes pour rémunérer les vendeurs stratégiques, mais assez basses pour rendre la couverture abordable en cas de rupture de niveaux de support clés.
Opportunités de trading dans un contexte de volatilité macro
Historiquement, lorsque le S&P 500 évolue à proximité de résistances majeures de tendance, comme le niveau actuel de 7.472, la volatilité de marché tend à s’accélérer avant les grandes publications macroéconomiques. Avec des attentes de PIB du deuxième trimestre à 2,1% et l’indice des prix PCE de juin programmé, les traders macro sont très sensibles à tout signe d’inflation persistante. Nous pouvons structurer des straddles ou des strangles acheteurs sur les grands indices afin de bénéficier de l’expansion de volatilité quasi assurée que ces publications déclencheront.
Par ailleurs, nous constatons une rotation marquée des capitaux vers des secteurs défensifs comme l’immobilier et les matériaux de base, qui ont tous deux progressé d’environ 2% en fin de semaine dernière. Nous devrions envisager des spreads haussiers de calls sur ces secteurs en retard afin de surfer sur la vague de rotation tout en plafonnant strictement le risque. Cette approche méthodique nous permet de rester investis sans nous exposer aux mouvements intrajournaliers brutaux du secteur technologique.
Enfin, nous devons surveiller les marchés de matières premières alors que le Brent fluctue autour de 88$ et que l’or se maintient à 4.100$. Si les tensions géopolitiques se détendent davantage, les prix du pétrole pourraient reculer, ce qui allégerait la pression sur les marges des entreprises et soutiendrait les futures sur actions. Nous pouvons jouer ce scénario via des calendar spreads sur options énergie, afin de tirer parti de l’évolution de la structure à terme au fil de ces événements mondiaux.
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