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Les économistes de RBC affirment que les dépenses par carte au Canada ont légèrement augmenté en février, tandis que les achats de biens discrétionnaires ont continué de diminuer.

by VT Markets
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Mar 18, 2026
Les économistes de RBC, Rachel Battaglia et Abbey Xu, indiquent que les dépenses des détenteurs de cartes au Canada ont légèrement augmenté en février, tandis que les consommateurs continuaient de réduire les achats non essentiels (achats dont on peut se passer). Leur mesure des ventes au détail de base, calculée avec une moyenne sur trois mois, est restée négative mais s’est améliorée par rapport à janvier. La mesure des ventes au détail de base était de -0,1 % en moyenne sur trois mois en février, contre -0,3 % en janvier, selon des données corrigées des variations saisonnières (ajustées pour enlever les effets réguliers des saisons et des fêtes). Cette amélioration a suivi des perturbations liées à la météo et une baisse de régime après les fêtes, qui avaient pesé sur les dépenses en janvier.

Les biens non essentiels restent sous pression

La baisse de février provenait entièrement des biens non essentiels, avec les vêtements et les segments de vente au détail liés parmi les plus faibles. La hausse des dépenses en services non essentiels et en produits essentiels (biens de première nécessité) a partiellement compensé cette faiblesse des biens. Les voyages, les loisirs et l’art ont enregistré les plus fortes hausses en moyenne sur trois mois, ce qui indique une demande plus solide pour les catégories liées aux expériences. RBC s’attend à ce que la hausse des prix du pétrole augmente les achats dans les stations-service, tandis que les effets sur les autres produits essentiels et les dépenses non essentielles pourraient dépendre de la façon dont les ménages répartissent leurs revenus et utilisent leur épargne (argent mis de côté). D’après les données de février des détenteurs de cartes, nous voyons un marché qui stagne plutôt qu’un marché qui se redresse fortement. La légère amélioration de la moyenne sur trois mois des dépenses de détail, passant de -0,3 % à -0,1 %, suggère que le pire du ralentissement hivernal est peut-être passé. Cette petite hausse invite à un optimisme prudent, mais la faiblesse des achats de biens doit freiner tout excès de confiance. Le point essentiel est la séparation nette entre la préférence des consommateurs pour les expériences plutôt que pour les objets. Alors que les dépenses en biens non essentiels comme les vêtements continuent de baisser, des catégories comme les voyages et les loisirs montrent une force persistante. Par exemple, des enseignes comme Canadian Tire (CTC.A) pourraient faire face à des vents contraires (facteurs défavorables), tandis que des actions comme Air Canada (AC) pourraient continuer sur leur lancée, après avoir dépassé les attentes de résultats (bénéfices) grâce à une forte demande de voyages.

Approches de trading (achat/vente sur les marchés) par secteur

Cette divergence suggère que des stratégies par secteur (ciblées sur un type d’entreprises) pourraient mieux fonctionner que des positions générales sur l’ensemble du marché dans les prochaines semaines. Nous regardons des occasions d’acheter des options d’achat (« calls », droit d’acheter un actif à un prix fixé) ou de vendre des « put spreads » (stratégie avec options de vente combinées : vendre et acheter des options de vente à des prix différents pour encadrer le risque) sur des entreprises solides dans les voyages et les services. À l’inverse, acheter des options de vente (« puts », droit de vendre un actif à un prix fixé) sur des distributeurs de biens non essentiels pourrait être une couverture prudente (protection contre une baisse) face au repli des consommateurs dans ce domaine, une tendance plus marquée que ce que nous avions vu début 2025. L’élément imprévisible est la récente hausse des prix du pétrole, le WTI (West Texas Intermediate, un pétrole « de référence » utilisé comme prix repère) s’échangeant désormais au-dessus de 85 $ le baril. Cela augmentera les revenus des producteurs d’énergie et fera probablement monter l’inflation (hausse générale des prix), qui se situe autour de 2,9 % selon la dernière publication de Statistique Canada. Cela crée de l’incertitude : des prix plus élevés à la pompe (essence) pourraient soit réduire davantage les dépenses non essentielles, soit être compensés par l’épargne des consommateurs. Dans ce contexte, des stratégies axées sur la volatilité (amplitude des variations de prix) sur l’indice S&P/TSX 60 (indice boursier de 60 grandes entreprises canadiennes) peuvent être intéressantes. Des stratégies sur options comme le « long straddle » (acheter un call et un put au même prix d’exercice : pari sur un mouvement important, dans un sens ou dans l’autre) ou le « strangle » (acheter un call et un put à des prix d’exercice différents : pari similaire, souvent moins cher mais demandant un mouvement plus grand) pourraient être rentables, le marché devant absorber des forces opposées : la solidité des services et la pression sur les prix due à l’énergie. Cela permet à un trader (personne qui achète et vend pour profiter des variations) de profiter d’un mouvement important du marché dans un sens ou dans l’autre, sans devoir deviner quelle force l’emportera. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.

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