Inflation Sous-jacente Et Risque Lié Au Pétrole
L’inflation PCE sous-jacente (indice des prix des dépenses de consommation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation, suivi de près par la Fed) a enregistré deux hausses mensuelles de 0,4%. Cela a porté le taux sur un an à 3,1%, le plus élevé depuis début 2024. Ils s’attendent à ce que le « dot plot » (graphique où chaque responsable de la Fed indique sa prévision de taux) continue de signaler une baisse de taux en 2026. Ils ajoutent que les perspectives de taux dépendent fortement d’un pétrole qui reste autour de 100 dollars le baril ou en dessous (un baril est une mesure standard de pétrole). Ils estiment que les données économiques publiées cette semaine ont peu de chances de changer le ton général de la réunion. Avec une Fed attendue stable cette semaine, il existe un écart clair avec ce que les marchés anticipent. Les contrats à terme sur les Fed funds (produits financiers qui reflètent les attentes de taux directeurs à venir) suggèrent encore presque deux baisses de taux d’ici fin 2026, un scénario qui semble désormais trop optimiste. Cela pousse à se positionner pour des taux « plus hauts plus longtemps » (taux qui restent élevés) en vendant des contrats à terme de taux à court terme.Volatilité Et Couverture Des Actions
On voit l’inflation PCE sous-jacente repartir à 3,1%, un niveau plus vu depuis le premier trimestre 2024, surtout à cause de l’énergie. Le pétrole WTI (un type de pétrole de référence aux États-Unis) a récemment atteint 95 $/baril avec de nouvelles inquiétudes sur l’offre, ce qui rend fragile le seuil clé des 100 $ pour la Fed. Des stratégies avec options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui gagnent si le pétrole dépasse ce niveau peuvent servir de couverture (protection) contre une Fed qui reste stricte (« hawkish », c’est-à-dire prête à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation). Cette incertitude géopolitique et inflationniste élevée signifie que la volatilité (amplitude des variations des prix sur les marchés) pourrait être sous-estimée. Le VIX (indice de volatilité souvent appelé « baromètre de la peur » sur le marché actions américain) tourne autour de 16, un niveau calme qui ne reflète peut-être pas les risques que Powell soulignera. On peut envisager d’acheter des options d’achat (« calls », droit d’acheter) sur des indices de volatilité comme assurance à coût potentiellement faible contre une baisse soudaine du marché. Ce contexte de taux durablement élevés menace les actions, surtout les valeurs technologiques et de croissance (entreprises dont la valorisation dépend beaucoup de profits futurs). Une pause stricte de la Fed remet en cause des valorisations élevées qui reposent sur un crédit moins cher. Acheter des options de vente (« puts », droit de vendre) sur des indices comme le Nasdaq 100 (indice d’actions dominé par les grandes valeurs technologiques) est une façon prudente de se protéger contre une correction (baisse notable des cours). Une Fed plus restrictive (politique qui freine l’économie via des taux élevés) devrait aussi soutenir le dollar américain. Le Dollar Index, DXY (indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes monnaies) a déjà inversé la baisse observée fin 2025. Les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) misant sur un dollar plus fort, surtout contre des monnaies dont les banques centrales signalent des baisses de taux, semblent intéressants. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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