Niveaux de stocks et impact sur les prix à court terme
Il faut toutefois replacer cela dans le contexte des stocks actuels. D’après ce rapport, le gaz disponible en stockage (gaz utilisable) est d’environ 2 150 Bcf (milliards de pieds cubes), soit encore plus de 400 Bcf (environ 23%) au-dessus de la moyenne des cinq dernières années pour cette période. Cet excédent important devrait limiter une forte hausse des prix dans les semaines à venir. Pour la suite, la production commence à baisser. Les derniers chiffres de Baker Hughes (entreprise qui publie le nombre d’appareils de forage) montrent une diminution de 5% depuis le début de l’année. Ce recul, avec une demande élevée et régulière des installations d’exportation de GNL (gaz naturel liquéfié, du gaz refroidi pour être transporté), désormais à plus de 14,5 Bcf par jour, crée un contexte favorable aux prix plus tard dans l’année. Le marché hésite entre les stocks très élevés maintenant et un possible manque d’offre plus tard. Un facteur clé reste la météo à la fin de la saison de chauffage d’hiver. Des prévisions annonçant un retour du froid début avril pourraient provoquer une nouvelle baisse marquée des stocks et surprendre encore le marché. On a déjà observé une hausse rapide des prix dans des conditions similaires en avril 2025, ce qui montre à quel point ce marché est sensible aux surprises météorologiques. Avec ces signaux contradictoires, nous nous attendons à plus de volatilité (fortes variations de prix). Les traders pourraient envisager d’acheter des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui profitent des mouvements de prix, comme des straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix) sur les contrats de mai et juin, pendant que le marché décide si les stocks élevés ou la baisse de production pèsent le plus sur les prix. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) reste raisonnable, ce qui peut offrir un point d’entrée correct pour ces positions.Écarts entre contrats (calendar spreads) pour un resserrement plus tard dans l’année
Une autre approche consiste à utiliser des écarts entre contrats (calendar spreads, différence de prix entre deux mois/échéances) pour profiter d’un marché possiblement plus tendu plus tard dans l’année. On pourrait prendre une position vendeuse sur le contrat de mai 2026 et une position acheteuse sur le contrat de janvier 2027. Cette stratégie gagne si le marché anticipe un équilibre offre-demande plus serré pour l’hiver prochain, ce qui ferait monter davantage les prix des contrats lointains que ceux des contrats proches.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets