Révisions des emplois : une tendance qui se dégrade
Le **BLS** (*Bureau of Labor Statistics*, l’organisme public américain qui publie ces chiffres) a révisé les chiffres de décembre en baisse de **65 000**, de **+48 000** à **-17 000**, et ceux de janvier en baisse de **4 000**, de **+130 000** à **+126 000**. Au total, l’emploi de décembre et janvier a été révisé en baisse de **69 000**. Après la publication, le **Dollar Index** (*indice qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes monnaies*) a reculé depuis les plus hauts du jour et s’établissait à **99,08**, presque inchangé. Avant le rapport, le marché attendait **59 000** créations d’emplois, un taux de chômage à **4,3 %** et une hausse annuelle des salaires à **3,7 %**. D’autres indicateurs de février incluaient l’emploi dans l’**ISM Manufacturier** (*enquête auprès d’entreprises industrielles ; au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction*) à **48,8** contre **48,1**, les emplois privés **ADP** (*estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé*) à **63 000** contre **50 000** attendus, et l’emploi dans l’**ISM Services** (*enquête auprès d’entreprises de services*) à **51,8** contre **50,3**. Le **CME FedWatch** (*outil de marché qui estime la probabilité des décisions de taux de la banque centrale à partir des prix des contrats de taux*) indiquait une probabilité d’environ **70 %** de **pas de changement de taux** de la Fed sur les trois prochaines réunions, contre environ **50 %** avant la guerre États-Unis–Iran. Étant donné la date d’aujourd’hui, le **6 mars 2026**, il faut reconnaître que le rapport sur l’emploi du mois dernier a été un choc. La perte de **92 000** emplois, alors que le marché attendait un gain de **59 000**, montre un marché du travail qui refroidit vite. Les révisions à la baisse de décembre et janvier, qui retirent encore **69 000** emplois, confirment que ce n’est pas un accident isolé mais une tendance.Conséquences pour l’incertitude de politique monétaire
Les détails compliquent la lecture pour la **Réserve fédérale (Fed)**, dont la politique est un moteur clé du prix des **produits dérivés** (*contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux, par exemple options et contrats à terme*). Alors que l’emploi baisse, la hausse annuelle des salaires accélère à **3,8 %**, ce qui ressemble à un risque de **stagflation** (*croissance faible avec inflation élevée*). La prochaine décision de la Fed devient difficile, entre ralentissement de l’activité et pression sur les salaires. La crise en cours au Moyen-Orient reste le facteur dominant pour le dollar, en soutenant une demande de **valeur refuge** (*actif acheté en période de stress parce qu’il est jugé plus sûr*). Cela explique pourquoi le dollar n’a pas fortement baissé malgré de mauvais chiffres d’emploi. Pour les traders de dérivés, cela signifie que parier contre le dollar uniquement sur la base de données économiques faibles est risqué tant que les tensions géopolitiques restent fortes. Cette idée est aussi soutenue par des données très récentes. Les **demandes initiales d’allocations chômage** (*Initial Jobless Claims*, nouvelles demandes hebdomadaires d’indemnisation chômage) pour la semaine se terminant le **28 février** ont atteint **221 000**, en hausse. De plus, le dernier **indice des prix à la consommation (CPI)** (*mesure l’évolution des prix payés par les ménages*) a montré une **inflation sous-jacente** (*core inflation : inflation hors énergie et alimentation, souvent plus stable*) toujours au-dessus de l’objectif de la Fed, à **3,7 %**, ce qui renforce la difficulté de la banque centrale. Ce conflit entre croissance qui faiblit et inflation qui reste élevée crée un bon terrain pour plus de **volatilité** (*variations rapides et importantes des prix*). Il faut s’attendre à des mouvements de prix plus larges sur les **contrats à terme sur taux** (*interest rate futures : contrats qui répliquent les anticipations de taux*) et les **options** sur indices actions (*contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un indice à un prix fixé*). Les stratégies qui gagnent quand la volatilité implicite augmente, comme acheter un **straddle** sur le **S&P 500** (*achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice ; gagne si le marché bouge beaucoup dans un sens ou dans l’autre*), peuvent être adaptées dans cet environnement. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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