Les attentes de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale australienne
La Banque du Canada pourrait réduire ses taux de 27 points de base, mais il y a 53 % de chances qu’il n’y ait pas de changement. On prévoit que la Réserve fédérale australienne réduit ses taux de 31 points de base, avec 83 % de chances de maintenir le taux actuel. Pour la Banque de Nouvelle-Zélande, une réduction de 38 points de base semble probable, et la Banque nationale suisse devrait maintenir les taux stables. La Banque du Japon pourrait augmenter ses taux de 15 points de base, bien qu’il y ait 95 % de chances de conserver le taux actuel. Des événements récents ont conduit à des attentes légèrement restrictives pour la BCE et la Banque d’Angleterre, et légèrement accommodantes pour la Banque du Canada. L’attention se portera sur les données américaines du travail, en particulier le rapport ADP de jeudi et le NFP de vendredi, car ces chiffres représentent des risques majeurs affectant les prévisions des taux d’intérêt. En ce début septembre 2025, le marché anticipe d’importantes baisses des taux de la Réserve fédérale avant la fin de l’année, créant une distinction majeure avec d’autres banques centrales. Nous estimons à 90 % les chances d’une baisse lors de la prochaine réunion, ce qui contraste fortement avec la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre, où aucune modification n’est attendue. Cette divergence est le thème principal de nos stratégies de trading pour les semaines à venir.Importance des données du marché du travail aux États-Unis
L’événement principal qui confirmera ou brisera ces attentes est les données du marché du travail américain, notamment le rapport sur les emplois non agricoles (NFP) de vendredi. Nous avons constaté cette tendance à l’affaiblissement dans le rapport JOLTS de la semaine dernière, qui a montré que les offres d’emploi sont tombées à 8,5 millions, un niveau bas depuis deux ans. Un chiffre de NFP faible, en dessous du consensus de 150 000, renforcerait les arguments en faveur de baisses de la Réserve fédérale et pourrait affaiblir le dollar américain. Étant donné ce risque binaire, nous devrions envisager d’acheter de la volatilité via des options sur des paires de devises majeures comme EUR/USD et USD/JPY. Une stratégie de straddle ou de strangle pourrait être avantageuse si le rapport NFP produit une grande surprise dans un sens ou dans l’autre, entraînant un mouvement brusque. La prévision actuelle de 55 points de base en baisses de la Réserve fédérale est substantielle, et un rapport sur l’emploi fort forcerait une revalorisation violente. La divergence de politique avec l’Europe est particulièrement notable, alors que l’inflation de base d’août dans la zone euro vient d’atteindre 3,1 %, bien au-dessus de l’objectif de la BCE. Cela renforce l’idée que la BCE et la Banque d’Angleterre resteront en attente, créant une opportunité claire. Nous pourrions envisager de nous positionner pour une force de l’EUR/USD et du GBP/USD, peut-être par le biais d’options d’achat, si les données américaines confirment un ralentissement. Pendant ce temps, l’économie canadienne montre une faiblesse plus prononcée après que le PIB du deuxième trimestre 2025 a contracté de 0,2 %, confirmant une récession technique. Cette revalorisation accommodante pour la Banque du Canada rend la paire USD/CAD très sensible à la publication du NFP. Un rapport américain solide pourrait faire grimper la paire de manière significative alors que la divergence économique se creuse. Une opération moins dépendante des gros titres existe dans le Pacifique, où la Banque de Nouvelle-Zélande est prête à réduire les taux pendant que l’Australie maintient ses taux. Cela suggère une force relative pour le dollar australien par rapport au dollar néo-zélandais. Nous pourrions envisager de nous positionner pour un taux de change AUD/NZD plus élevé, car cette opération est moins dépendante du chiffre d’emploi américain.Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel chez VT Markets.