Les anticipations de hausse des taux de la Fed soutiennent le dollar américain, faisant reculer le NZD/USD à 0,5730 depuis son pic hebdomadaire

by VT Markets
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Apr 1, 2026
NZD/USD est monté vers 0,5760, un sommet sur une semaine, puis a reculé et est retombé vers 0,5730. Le mouvement a suivi un rebond depuis un plus bas de plus de quatre mois, tandis que la paire est restée dans une tendance baissière (baisse progressive) observée depuis environ deux mois. Le sentiment de marché est resté prudent, car les discussions sur un apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran ont été compensées par des informations selon lesquelles les Émirats arabes unis voudraient une action militaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole). Les États-Unis ont continué à déployer des soldats et du matériel au Moyen-Orient, ce qui a maintenu les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et les attentes de hausse des taux de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) favorables au dollar américain.

Principaux facteurs derrière le repli

Le dollar néo-zélandais a baissé, car les marchés s’attendent à ce que la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, banque centrale) attende le 4e trimestre (Q4) pour relever ses taux, en raison de la crainte qu’un choc d’approvisionnement en énergie (baisse soudaine de l’offre d’énergie) ralentisse la croissance. L’indice PMI manufacturier (indicateur basé sur des enquêtes qui mesure l’activité des usines) de RatingDog en Chine est tombé à 50,8 en mars contre 52,1, ajoutant de la pression sur le Kiwi (surnom du dollar néo-zélandais) et d’autres monnaies d’Océanie. Les traders (opérateurs de marché) pourraient attendre d’autres nouvelles géopolitiques avant de prendre des positions plus importantes. L’attention se tourne aussi vers les données américaines de mercredi, dont l’emploi privé ADP (estimation privée des créations d’emplois), les ventes au détail (dépenses des consommateurs) et l’ISM manufacturier (enquête sur l’activité des entreprises industrielles), avant le rapport NFP de vendredi (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture). Le NZD suit souvent la situation économique de la Nouvelle-Zélande, la politique de la RBNZ, la demande chinoise et les prix des produits laitiers. La RBNZ vise une inflation de 1 % à 3 %, avec un objectif autour de 2 %. En 2025, on a observé un dollar américain fort, porté par les anticipations de hausse des taux de la Fed et le risque géopolitique (incertitudes liées aux conflits). Aujourd’hui, le 1er avril 2026, le contexte a changé : la Fed laisse entendre des baisses de taux plus tard cette année, car la croissance américaine montre des signes de ralentissement. Le dernier rapport NFP de mars 2026 l’a illustré avec 150 000 emplois, bien en dessous des attentes du marché (prévisions consensus).

Perspectives pour Nzdusd

La RBNZ, jugée accommodante (plutôt favorable à des taux bas) l’an dernier, fait désormais face à une inflation intérieure persistante, à 3,5 % au premier trimestre 2026. Cette différence de politique, où la RBNZ doit garder des taux plus élevés plus longtemps alors que la Fed devient plus souple, crée un soutien de fond pour NZD/USD. Cela inverse la pression liée à l’écart de taux (différence entre taux d’intérêt) observée en 2025. Les inquiétudes sur une reprise chinoise fragile, qui pesaient sur le Kiwi l’an dernier, se sont nettement atténuées. Le PMI manufacturier officiel de la Chine pour mars 2026 est ressorti à 51,5, ce qui signale une expansion (activité en hausse) et soutient la demande pour les exportations néo-zélandaises. Le renforcement du principal partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande apporte un soutien supplémentaire à la monnaie. Dans ce contexte, il faut se préparer à un NZD/USD plus fort dans les prochaines semaines. Le pessimisme de 2025 n’est plus justifié, ce qui rend attractives des stratégies comme l’achat d’options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) ou la mise en place de spreads haussiers (bull call spread : acheter un call et en vendre un autre à un prix plus élevé pour réduire le coût). Ces produits dérivés (contrats dont la valeur dépend du taux de change) permettent de viser une hausse avec un risque défini (perte maximale connue). La perspective positive est aussi soutenue par les prix des matières premières, un facteur clé pour le Kiwi. L’indice Global Dairy Trade (indice des prix des enchères de produits laitiers) a progressé de plus de 10 % depuis le début de l’année, ce qui augmente les revenus d’exportation de la Nouvelle-Zélande. Cela contraste avec les difficultés économiques de l’an dernier et renforce l’argument pour un taux NZD/USD plus élevé.

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