L’équipe matières premières de Commerzbank affirme que la guerre en Iran a provoqué des interruptions record, l’AIE estimant les pertes à plus de huit millions de barils par jour

by VT Markets
/
Mar 13, 2026
La guerre en Iran a provoqué des interruptions de l’approvisionnement en pétrole, décrites comme les plus importantes jamais enregistrées. L’AIE (Agence internationale de l’énergie) estime que les pertes de production en mars atteignent en moyenne au moins 8 millions de barils par jour, ramenant l’offre mondiale quotidienne à un peu moins de 99 millions de barils, son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2022. Les pays membres de l’AIE ont annoncé une libération record de 400 millions de barils issus des réserves d’urgence (stocks publics gardés pour les crises) afin d’améliorer la situation du marché. Ce volume couvrirait une perte totale des flux via le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole) pendant environ un mois ; s’il est libéré sur deux mois, il manquerait encore environ 7 millions de barils par jour si le détroit restait complètement fermé.

Le conflit en cours soutient les prix du pétrole

Cette libération de réserves est présentée comme une mesure de court terme et ne supprime pas l’impact de fond des ruptures d’approvisionnement. Tant que le conflit continue, le Brent (prix de référence du pétrole) et les prix du pétrole en général devraient rester élevés. L’EIA américaine (Agence d’information sur l’énergie des États-Unis) prévoit que des prix plus élevés pourraient augmenter la production américaine après plusieurs mois de délai. Elle prévoit une production de pétrole brut (pétrole non raffiné) aux États-Unis de 13,6 millions de barils par jour en moyenne cette année et 13,8 millions de barils par jour l’an prochain. Avec 8 millions de barils par jour actuellement indisponibles, le marché penche clairement vers une hausse (hausse attendue des prix car l’offre manque). Le Brent se maintient autour de 115 $ par baril, et la tendance la plus probable reste à la hausse. La libération annoncée de 400 millions de barils de réserves stratégiques (stocks nationaux destinés aux urgences) est importante, mais elle ne masque le manque d’offre que pour un mois ou deux. Pour les prochaines semaines, on peut envisager de conserver des positions acheteuses (parier sur la hausse) sur des contrats à terme (accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) à très court terme, comme les contrats Brent ou WTI (référence du pétrole américain) de mai et juin 2026. Acheter des options d’achat (contrats qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) est aussi une manière directe de parier sur une hausse, mais la forte volatilité (amplitude des variations de prix) les rend coûteuses. Cette perturbation durable maintient la pression sur les prix, car le marché manque clairement de pétrole.

Volatilité et points à considérer sur les positions

L’anxiété du marché se voit dans l’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE, l’OVX (indicateur des variations de prix attendues), qui a grimpé autour de 55, un niveau plus vu depuis les fortes secousses de début 2022. Cette volatilité implicite élevée (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) suggère d’envisager des stratégies comme le bull call spread (acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix plus haut pour réduire le coût). Cette approche peut diminuer le coût d’entrée tout en permettant de gagner si le prix du pétrole monte. L’an dernier, en 2025, la production américaine a atteint 13,3 millions de barils par jour, mais la prévision actuelle de 13,6 millions montre qu’on n’attend qu’une hausse limitée cette année. Les données récentes de Baker Hughes (entreprise qui publie le nombre d’appareils de forage actifs) indiquent que le nombre de plateformes de forage (installations qui percent pour produire du pétrole) n’a augmenté que de quelques unités le mois dernier. Cela confirme qu’une hausse importante de l’offre américaine prendra de nombreux mois et ne résoudra pas la crise immédiate. La libération de réserves stratégiques a probablement évité une envolée au-delà de 130 $, mais son effet semble temporaire. Quand le marché aura compris que cette solution est limitée face à un conflit sans date de fin, l’attention reviendra au manque d’offre. Ainsi, toute baisse de prix à court terme peut offrir des occasions d’ajouter des positions acheteuses. En fin de compte, tout dépend surtout de la situation géopolitique en Iran et du détroit d’Ormuz. Il faut suivre les informations sur le conflit pour détecter tout signe d’apaisement, car ce serait le principal déclencheur pour fermer ces positions. Tant que la guerre continue, les prix du pétrole garderont un fort soutien.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

see more

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code