Le conflit en cours soutient les prix du pétrole
Cette libération de réserves est présentée comme une mesure de court terme et ne supprime pas l’impact de fond des ruptures d’approvisionnement. Tant que le conflit continue, le Brent (prix de référence du pétrole) et les prix du pétrole en général devraient rester élevés. L’EIA américaine (Agence d’information sur l’énergie des États-Unis) prévoit que des prix plus élevés pourraient augmenter la production américaine après plusieurs mois de délai. Elle prévoit une production de pétrole brut (pétrole non raffiné) aux États-Unis de 13,6 millions de barils par jour en moyenne cette année et 13,8 millions de barils par jour l’an prochain. Avec 8 millions de barils par jour actuellement indisponibles, le marché penche clairement vers une hausse (hausse attendue des prix car l’offre manque). Le Brent se maintient autour de 115 $ par baril, et la tendance la plus probable reste à la hausse. La libération annoncée de 400 millions de barils de réserves stratégiques (stocks nationaux destinés aux urgences) est importante, mais elle ne masque le manque d’offre que pour un mois ou deux. Pour les prochaines semaines, on peut envisager de conserver des positions acheteuses (parier sur la hausse) sur des contrats à terme (accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) à très court terme, comme les contrats Brent ou WTI (référence du pétrole américain) de mai et juin 2026. Acheter des options d’achat (contrats qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) est aussi une manière directe de parier sur une hausse, mais la forte volatilité (amplitude des variations de prix) les rend coûteuses. Cette perturbation durable maintient la pression sur les prix, car le marché manque clairement de pétrole.Volatilité et points à considérer sur les positions
L’anxiété du marché se voit dans l’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE, l’OVX (indicateur des variations de prix attendues), qui a grimpé autour de 55, un niveau plus vu depuis les fortes secousses de début 2022. Cette volatilité implicite élevée (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) suggère d’envisager des stratégies comme le bull call spread (acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix plus haut pour réduire le coût). Cette approche peut diminuer le coût d’entrée tout en permettant de gagner si le prix du pétrole monte. L’an dernier, en 2025, la production américaine a atteint 13,3 millions de barils par jour, mais la prévision actuelle de 13,6 millions montre qu’on n’attend qu’une hausse limitée cette année. Les données récentes de Baker Hughes (entreprise qui publie le nombre d’appareils de forage actifs) indiquent que le nombre de plateformes de forage (installations qui percent pour produire du pétrole) n’a augmenté que de quelques unités le mois dernier. Cela confirme qu’une hausse importante de l’offre américaine prendra de nombreux mois et ne résoudra pas la crise immédiate. La libération de réserves stratégiques a probablement évité une envolée au-delà de 130 $, mais son effet semble temporaire. Quand le marché aura compris que cette solution est limitée face à un conflit sans date de fin, l’attention reviendra au manque d’offre. Ainsi, toute baisse de prix à court terme peut offrir des occasions d’ajouter des positions acheteuses. En fin de compte, tout dépend surtout de la situation géopolitique en Iran et du détroit d’Ormuz. Il faut suivre les informations sur le conflit pour détecter tout signe d’apaisement, car ce serait le principal déclencheur pour fermer ces positions. Tant que la guerre continue, les prix du pétrole garderont un fort soutien.
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