Risque lié au détroit d’Ormuz
Tôt lundi, les États-Unis ont intercepté un cargo iranien qui tentait de franchir le blocus maritime. L’Iran a dit qu’il riposterait (répondrait par des mesures de représailles), tandis que les plans d’un deuxième cycle de discussions restaient incertains avant la fin du cessez-le-feu mardi (accord d’arrêt des combats). L’Iran a déclaré qu’il ne participerait pas aux discussions tant que le blocus ne serait pas levé. Par ailleurs, le Trésor américain a prolongé d’un mois les dérogations aux sanctions sur le pétrole russe (exceptions temporaires aux restrictions). Les mouvements du prix du pétrole étaient liés au risque de perturbation autour du détroit d’Ormuz. Si les flux de pétrole (le transport et la livraison) à travers le détroit ne reprennent pas rapidement, le Brent pourrait repasser au-dessus de 100 USD/baril. Avec le Brent qui a bondi à 95 USD/baril ce matin, nous recommandons la prudence à cause d’une volatilité extrême (variations de prix rapides et importantes). L’attention immédiate porte sur les négociations États-Unis–Iran avant l’expiration du cessez-le-feu demain. Ces mouvements rapides de prix créent des risques et des opportunités sur le marché des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un prix, comme celui du pétrole).Stratégie sur les produits dérivés
Le risque principal est une nouvelle hausse des prix si le détroit d’Ormuz, un point de passage obligé pour près de 21 millions de barils par jour de liquides pétroliers (pétrole et produits proches), reste fermé. Nous voyons un intérêt à acheter des options d’achat à court terme (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé), avec des prix d’exercice au-dessus de 100 USD/baril (prix fixé dans le contrat), afin de profiter d’un possible échec des discussions. La prolongation des dérogations aux sanctions sur le pétrole russe suggère, selon nous, que Washington se prépare à une perturbation durable de l’offre (moins de pétrole disponible). La volatilité implicite des options sur le pétrole a fortement augmenté (niveau de fluctuation attendu par le marché, intégré dans le prix des options), ce qui reflète l’incertitude. Cela rend les options plus chères, mais offre aussi une possibilité de couvrir des portefeuilles existants (réduire le risque) contre un mouvement brusque dans un sens ou dans l’autre. Nous nous rappelons l’an dernier, à l’automne 2025, quand des tensions similaires ont provoqué une hausse brève mais forte, surprenant beaucoup d’acteurs. Une percée diplomatique soudaine, en revanche, pourrait faire retomber les prix vers le niveau de vendredi dernier, autour de 90 USD/baril, ou plus bas. Les traders devraient donc envisager des options de vente de protection (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) pour se protéger contre ce risque de yo-yo (fortes variations rapides). Des titres d’actualité qui changent vite signifient que toute position demande une gestion prudente.
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