Le WTI s’échangeait près de 73,10 $ mercredi, en hausse de 1,48 % sur la séance, les marchés réévaluant le risque sur l’offre énergétique après une dégradation de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré que le protocole d’accord avec l’Iran visant à mettre fin au conflit était caduc et, s’exprimant au sommet de l’OTAN, a ajouté qu’il ne souhaitait plus de négociations après des attaques contre des navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz.
Les tensions se sont accrues après que le CENTCOM a indiqué avoir frappé des infrastructures militaires iraniennes en réponse aux attaques de Téhéran contre plusieurs navires dans le détroit d’Ormuz, corridor par lequel transite environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole, ce qui ravive les craintes de perturbations. ING a mis en avant des prix plus fermes liés aux tensions dans le Golfe persique et la décision américaine de révoquer une licence temporaire autorisant certaines ventes de pétrole iranien ; la banque a également cité le recul des stocks américains de brut et de produits raffinés ainsi que de nouvelles attaques contre des raffineries russes. BNY estime que les marchés financiers deviennent plus fragiles alors que s’estompe l’hypothèse d’un retour rapide à une navigation normale dans le détroit d’Ormuz, les prix du brut devant peser sur le risque que le conflit débouche sur des perturbations plus larges des marchés.
Réactions du marché pétrolier et stratégies sur la volatilité
Nous constatons que le marché pétrolier réagit vivement à l’échec des discussions entre les États-Unis et l’Iran. La préoccupation immédiate concerne le détroit d’Ormuz, un goulet d’étranglement critique pour l’approvisionnement mondial. Dans ce contexte, l’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE (OVX) a bondi au-delà de 45, son plus haut niveau ce trimestre, signalant une nervosité marquée des opérateurs.
Compte tenu de cette fragilité, nous jugeons les stratégies acheteuses de volatilité pertinentes. L’achat d’options, par exemple des straddles d’août ou de septembre 2026, pourrait s’avérer efficace. Cette approche permet de profiter d’un fort mouvement de prix, qu’il s’agisse d’une envolée en cas de nouvelle escalade ou d’une baisse si les tensions se détendent de manière inattendue.
Se positionner sur les mouvements directionnels et dynamique de la courbe des futures
Pour ceux qui ont un biais directionnel, nous nous positionnons en faveur d’une hausse des prix via l’achat d’options d’achat (calls) avec des prix d’exercice dans la zone 80-85 $. Le dernier rapport de l’EIA a confirmé une baisse des stocks de brut américains plus importante que prévu, de 4,2 millions de barils, resserrant l’équation offre-demande avant même d’éventuelles perturbations. La situation rappelle les attaques de drones de 2019 contre des installations saoudiennes, qui avaient provoqué une flambée temporaire mais marquée des prix.
Nous surveillons aussi de près la courbe des futures, le contrat le plus proche se renforçant nettement par rapport aux échéances plus lointaines. Le spread WTI août-septembre 2026 s’est déjà creusé à plus de 1,50 $ en backwardation, reflet d’une demande pressante de barils immédiats. Cette structure suggère que conserver des positions longues sur les futures de première échéance pourrait être plus rentable que sur des contrats à échéance différée.
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