Le marché comprend que les rendements des bons montent
Cette hausse du rendement du bon à 52 semaines indique que les investisseurs s’attendent maintenant à des taux d’intérêt à court terme plus élevés au cours de l’année à venir. Cela reflète des inquiétudes persistantes sur l’inflation (hausse durable des prix). Le marché réclame donc un rendement plus élevé pour prêter de l’argent à l’État, car il anticipe que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis, souvent appelée « Fed ») maintiendra une politique restrictive (taux élevés pour freiner l’inflation). Cette lecture est cohérente avec les dernières données d’inflation de mars 2026 : l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure des prix payés par les ménages) est resté à 3,2 % sur un an. Cela a changé les attentes de taux : l’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme qui estime les probabilités de décisions de la Fed) montre près de 40 % de probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion de juillet 2026, contre 10 % le mois dernier. Cela rend un assouplissement (baisse des taux) peu probable à court terme. En conséquence, nous nous positionnons pour des taux plus élevés en vendant des contrats à terme (produits financiers qui fixent aujourd’hui un prix pour une date future) sur les taux à court terme, par exemple ceux liés au SOFR (taux de référence au jour le jour, basé sur le coût réel des prêts garantis). Cette stratégie gagne si les taux ne baissent pas. Les investisseurs en options (contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix défini) peuvent aussi vendre des « call spreads » (vente d’une option d’achat et achat d’une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le risque) sur des contrats à terme de bons du Trésor : c’est une manière à risque limité de parier sur des rendements qui restent élevés ou montent. Ce contexte est souvent défavorable aux actions, surtout aux valeurs de croissance et de technologie, sensibles au coût du crédit (coût d’emprunter). On a vu un fort recul au second semestre 2025 lorsque l’espoir de baisses rapides des taux a été écarté. Ainsi, acheter des options de vente de protection (« puts », qui protègent en cas de baisse) sur l’indice Nasdaq 100 (NDX, indice des 100 plus grandes valeurs non financières du Nasdaq) peut servir de couverture (protection) contre une baisse du marché. L’incertitude sur la trajectoire de la Fed peut aussi augmenter la volatilité (ampleur des variations de prix). Nous observons les options sur le VIX (indice de volatilité souvent appelé « baromètre de la peur ») pour profiter d’une hausse attendue. Ce mouvement renforce aussi le dollar américain, ce qui peut favoriser des positions acheteuses sur le dollar face à d’autres devises, comme le yen.Se positionner pour des taux plus élevés et plus de volatilité
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