Les risques d’inflation restent élevés
Schmid a déclaré que la trajectoire de croissance reste solide, soutenue par la politique budgétaire (dépenses et impôts de l’État). Il a dit que le marché du travail est équilibré. Il a dit que l’inflation des services (hausse des prix dans les services comme la santé, le logement, les transports, la restauration) est forte et progresse plus vite que ce qui serait compatible avec un retour à 2% d’inflation. Il s’est dit ouvert à l’idée que l’IA (intelligence artificielle) puisse aider la croissance sans pousser les prix à la hausse, mais a précisé que l’économie n’en est pas encore là. Cela devrait nous amener à regarder les dérivés de taux d’intérêt (contrats financiers dont la valeur dépend des taux), qui misent sur moins de baisses de taux, ou des baisses plus tardives. Le marché des contrats à terme sur le taux des Fed Funds (taux directeur de la banque centrale américaine, lié aux prêts entre banques) s’est déjà fortement ajusté le mois dernier, passant d’une prévision de trois baisses en 2026 à presque une seule d’ici la fin de l’année. Nous pensons qu’il peut être intéressant de vendre des contrats à terme SOFR (Secured Overnight Financing Rate, un taux au jour le jour garanti utilisé comme référence) de décembre 2026, en anticipant que la Réserve fédérale devra garder une politique restrictive (taux élevés pour freiner l’inflation) plus longtemps que ce que beaucoup imaginent.Se positionner pour une volatilité plus élevée
La forte inflation des services, déjà préoccupante l’an dernier, reste le problème principal, comme le montrent les dernières données de croissance des salaires encore au-dessus de 4%. Cette incertitude sur la politique monétaire (choix de la banque centrale sur les taux) suggère une période de volatilité plus élevée (variations rapides et fortes des prix) sur les marchés. Nous jugeons le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur »), autour de 17, trop bas et envisagerions d’acheter des options d’achat (call options : droit d’acheter à un prix fixé) dessus comme protection contre une possible correction de marché (baisse nette des cours). La combinaison d’une croissance solide et d’une inflation persistante pèse sur les actions. Même si l’IA devait soutenir la croissance sans inflation, nous ne voyons pas encore cela apparaître clairement dans les statistiques de productivité (mesure de ce que l’économie produit par heure travaillée). Nous envisageons donc des options de vente de protection (protective puts : droit de vendre à un prix fixé pour limiter les pertes) sur de grands indices comme le S&P 500, surtout à l’approche de la prochaine réunion de la Fed.
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