Les prix à la production industrielle en Croatie ont augmenté de 5,7 % sur un an, tandis qu’une série de publications est attendue : ventes au détail de juin en Croatie à 11h00 CET, chômage de juin en Roumanie à 08h00 CET, balance commerciale de juin en Hongrie et estimation préliminaire du PIB T2 à 08h30 CET, et estimation préliminaire du PIB T2 en Tchéquie à 09h00 CET. Sur le front de l’énergie en Europe centrale et orientale (CEE), les écarts du diesel et de l’Euro95 par rapport à leurs moyennes depuis le début de l’année (YTD) désignent la Tchéquie, la Roumanie et la Pologne comme les plus exposées au choc lié au conflit au Moyen-Orient et aux perturbations autour du détroit d’Ormuz. Après un protocole d’accord ayant apaisé les tensions, les prix des carburants étaient tombés aux niveaux les plus bas par rapport aux moyennes YTD dans la région, avant que les tensions ravivées en juillet ne ramènent les deux carburants au-dessus de ces moyennes, compliquant la trajectoire de désinflation et durcissant les anticipations de politique monétaire, en particulier en Tchéquie et en Pologne.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale a laissé son taux directeur inchangé à 3,50–3,75 %, mais la division des votes a retenu l’attention, trois responsables ayant soutenu une hausse de 25 points de base. La Fed a qualifié l’activité de solide et le marché du travail de stable, tout en réitérant que l’inflation reste au-dessus de son objectif de 2 % et en attribuant une partie des pressions à des chocs d’offre liés à l’énergie, eux-mêmes associés aux tensions au Moyen-Orient. Des communications d’entreprises distinctes sur la transparence et des mises à jour d’informations ont été incluses.
Pressions sur les prix des carburants et implications régionales de politique monétaire
Nous constatons que le regain de tensions au Moyen-Orient pousse de nouveau les prix du diesel et de l’essence Euro95 au-dessus de leurs moyennes depuis le début de l’année, perturbant la désinflation en Europe centrale et orientale (CEE). Ce choc énergétique soudain affecte fortement la Pologne, la Tchéquie et la Roumanie, effaçant le bref répit observé plus tôt cette année. Alors que le Brent évolue actuellement de manière volatile autour de 83 dollars le baril, nous estimons que les intervenants sur dérivés doivent se préparer à des pressions prolongées sur les prix dans la région.
Face à ces tensions sur les carburants, les banques centrales de Prague et de Varsovie devraient adopter un biais plus restrictif dans les prochaines semaines. Nous recommandons aux traders de taux de se positionner sur des taux plus élevés plus longtemps en initiant des swaps payeurs en zloty polonais (PLN) et en couronne tchèque (CZK). Les tendances observées lors des chocs énergétiques des dernières années montrent que les rendements obligataires en CEE réagissent rapidement lorsque l’inflation locale tirée par les carburants recommence à accélérer.
Stratégies de trading et focus sur les données économiques
Nous conseillons également aux traders de dérivés de change d’acheter de la volatilité sur les paires CEE, en particulier EUR/PLN et EUR/CZK. La décision de la Réserve fédérale de maintenir son taux directeur à 3,50–3,75 % a délivré un signal nettement restrictif, trois responsables ayant voté pour une hausse. La combinaison d’une Fed restrictive et de risques inflationnistes régionaux devrait provoquer des mouvements de change marqués à court terme.
Enfin, il convient de suivre de près les estimations préliminaires du PIB T2 publiées aujourd’hui en Tchéquie et en Hongrie, ainsi que la hausse de 5,7 % des prix à la production industrielle en Croatie. Ces chiffres de croissance indiqueront si ces économies sont suffisamment solides pour absorber un durcissement des conditions monétaires. Par exemple, si le PIB tchèque du T2 dépasse la progression modeste de 0,2 % à 0,4 % du trimestre précédent, cela renforcera la confiance des décideurs pour maintenir des taux d’intérêt élevés.
Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel VT Markets.