L’indice PMI manufacturier S&P Global des États-Unis a ralenti à 53,9 en juin, en deçà des 55,7 attendus. La statistique signale toujours une expansion, mais à un rythme inférieur à celui anticipé par les marchés.
L’écart entre les 55,7 attendus et les 53,9 constatés traduit une dynamique de l’activité industrielle plus molle que prévu sur le mois. L’indicateur de S&P Global, issu d’enquêtes, reste au-dessus du seuil des 50, mais le chiffre de juin suggère un rythme de croissance du secteur inférieur aux attentes.
Volatilité de marché et positionnement défensif
Le PMI manufacturier de juin ressort plus faible que prévu, signalant un ralentissement de l’expansion économique. Au 1er juillet 2026, nous y voyons un signal invitant à se préparer à une hausse de la volatilité de marché dans les prochaines semaines. Ce refroidissement du secteur manufacturier suggère des vents contraires potentiels pour les bénéfices des entreprises et la croissance globale.
Cette incertitude macroéconomique nous conduit à estimer que l’indice de volatilité du CBOE (VIX) est sous-évalué. Nous envisageons d’acheter des options d’achat (calls) sur le VIX, les données historiques montrant que l’indice a tendance à progresser fortement lorsque des indicateurs avancés comme le PMI déçoivent les attentes. Par exemple, par le passé, des déceptions similaires sur le PMI ont souvent précédé des pics du VIX de 20 à 30% en l’espace d’un mois.
Pour le marché au sens large, nous adoptons une posture plus défensive sur le S&P 500. Nous considérons l’achat d’options de vente (puts) sur des ETF comme le SPY comme une couverture prudente contre une correction potentielle ce trimestre. Historiquement, un écart de plusieurs points sur le PMI manufacturier a souvent été suivi d’un repli de 3 à 5% du S&P 500 dans les semaines suivantes, à mesure que les anticipations de croissance sont révisées.
Rotation sectorielle, perspective de taux et stratégie sur les matières premières
Ces données suggèrent également un contexte propice à une rotation sectorielle, en s’éloignant des industries les plus sensibles au cycle. Nous cherchons à réduire l’exposition aux secteurs cycliques comme les industrielles (XLI) et les matériaux (XLB), directement impactés par l’activité manufacturière. Dans le même temps, nous identifions des opportunités via la vente de spreads de puts sur des secteurs défensifs comme la santé (XLV) et les services aux collectivités (utilities, XLU), qui surperforment généralement lors des phases de ralentissement.
Le caractère plus faible des données macro modifie aussi les perspectives sur les taux. Nous pensons que la Réserve fédérale (Fed) sera moins encline à procéder à des hausses de taux agressives, ce qui pourrait exercer une pression baissière sur les rendements. Nous nous positionnons en ce sens en examinant des options d’achat (calls) sur des ETF d’obligations du Trésor comme le TLT, en anticipant une hausse des prix des obligations si la Fed adopte un ton plus accommodant.
Enfin, un ralentissement de la production industrielle implique directement une demande plus atone pour les matières premières industrielles. Nous y voyons une opportunité pour mettre en place des positions vendeuses sur des actifs comme le cuivre et le pétrole brut, possiblement via l’achat de puts sur des ETF de matières premières. Les cours du cuivre, baromètre clé de la santé économique, ont historiquement montré une forte corrélation avec les données de PMI, reculant souvent dans les semaines suivant un ralentissement manufacturier marqué.
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