L’indice Ivey des directeurs d’achats (PMI) au Canada est retombé à 54,1 en juillet, contre 59,7 le mois précédent. Ce recul signale un rythme d’expansion plus lent de l’activité économique d’un mois sur l’autre, même si l’indicateur demeure au-dessus du seuil de 50 qui sépare croissance et contraction.
L’indice évoluait auparavant à 59,7 avant de se replier à 54,1. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni au-delà du chiffre « headline », et la publication n’a apporté ni ventilation régionale ni précision sectorielle susceptible d’expliquer ce mouvement.
Perspectives de politique monétaire et implications pour les devises
La forte baisse de l’indice Ivey à 54,1 en juillet, contre 59,7, traduit un net coup de frein de la dynamique économique. Si le niveau reste au-dessus de 50 points, la rapidité de la décélération suggère un affaiblissement de la demande intérieure. Selon nous, ce chiffre donne à la Banque du Canada davantage d’arguments pour adopter un biais accommodant lors de ses prochaines décisions.
Pour les opérateurs de dérivés de change, nous recommandons de se positionner en faveur d’un dollar canadien plus faible face au dollar américain dans les prochaines semaines. L’achat d’options d’achat (calls) sur USD/CAD constitue une stratégie pertinente à mesure que la dynamique conjoncturelle se dégrade. Historiquement, lorsqu’une baisse mensuelle de l’Ivey PMI d’une telle ampleur se produit, le « loonie » s’est déprécié en moyenne de 1,2 % face au billet vert au cours des trente jours suivants.
Opportunités sur les obligations et les actions
Nous suggérons également de prendre des positions longues sur les contrats à terme obligataires canadiens afin de tirer parti d’une baisse des rendements. Le repli à 54,1 pourrait accentuer la pression sur la Banque du Canada pour réduire le coût du crédit, renforçant ainsi le cycle de baisses de taux déjà engagé, alors que le taux directeur a diminué ces derniers mois. Les futures sur taux à court terme n’intègrent actuellement qu’une probabilité modeste d’une baisse en septembre, ce qui représente, selon nous, une opportunité sous-évaluée pour les acheteurs d’options.
Sur le segment actions, les traders de dérivés devraient envisager de couvrir l’exposition cyclique sur le S&P/TSX Composite. L’achat d’options de vente (puts) sur l’indice ou la mise en place de stratégies de collar sur les banques canadiennes et les sociétés énergétiques peuvent protéger les portefeuilles contre des replis plus larges du marché. Nous anticipons des vents contraires pour ces secteurs, à mesure que le tassement de l’activité d’achats se répercute sur les prévisions de résultats des entreprises.
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