Tensions régionales et sensibilité des marchés
Le Hezbollah a déclaré dimanche avoir attaqué une base navale à Haïfa. Il a aussi affirmé avoir lancé un essaim de drones (un grand nombre de drones envoyés en même temps) contre la ville de Nahariya, ainsi que d’autres attaques dans le nord d’Israël. Au moment de la rédaction, le West Texas Intermediate (WTI, un type de pétrole brut de référence aux États-Unis, utilisé comme prix repère) était en hausse de 15,62 % sur la journée à 102,95 $. Nous nous rappelons la situation de l’an dernier, quand les tensions ont augmenté entre Israël et le Hezbollah. Les avertissements étaient directs, avec la menace d’un « prix très lourd » si certaines actions n’étaient pas prises. Cela a créé une forte incertitude sur les marchés mondiaux. À ce moment-là, nous avons vu le pétrole brut WTI grimper de plus de 15 % en une seule journée à plus de 102 $ le baril. Ce mouvement rapide montre à quel point les marchés de l’énergie sont sensibles aux conflits dans la région. Cela rappelle clairement la « prime de risque géopolitique » (une hausse de prix liée au risque de guerre ou d’instabilité) dans le pétrole. Aujourd’hui, avec le pétrole WTI autour de 88 $ le baril, on observe un discours similaire. De récentes données de l’EIA (Energy Information Administration, l’agence publique américaine qui publie des statistiques sur l’énergie) montrent que les stocks de pétrole brut américains ont baissé de 3,2 millions de barils, une baisse plus forte que prévu. Cela laisse peu de marge en cas de nouvelle perturbation de l’offre (baisse de la production ou du transport) venant du Moyen-Orient.Idées de stratégie pour gérer la volatilité
Dans ce contexte, il faut s’attendre à une volatilité (variations rapides et importantes des prix) plus élevée dans le secteur de l’énergie. La volatilité implicite (volatilité estimée par le marché à partir du prix des options) sur les options pétrolières augmente, ce qui rend pertinente une stratégie d’achat d’options d’achat (call, un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice ou un actif) comme l’USO, afin de profiter d’une possible hausse. L’indice CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX, un indice qui mesure la volatilité attendue du pétrole via les options) a déjà progressé de 8 % cette semaine, signalant la nervosité du marché. Pour limiter clairement le risque, on peut envisager des « bull call spreads » (stratégie avec options qui consiste à acheter un call et vendre un autre call à un prix plus haut, pour réduire le coût, avec un gain maximal plafonné) afin de baisser le coût d’entrée tout en profitant d’une hausse. Nous surveillons aussi la courbe des contrats à terme du mois le plus proche (prix des futures, contrats à terme, qui fixent aujourd’hui un prix de livraison future), qui montre des signes de « backwardation » plus marquée (quand les prix immédiats sont plus élevés que les prix pour plus tard, souvent lié à une offre tendue), ce qui indique des inquiétudes sur l’offre à court terme. Cette structure favorise des positions acheteuses sur des échéances proches. Il ne s’agit pas seulement du pétrole : on peut aussi regarder les options sur des ETF du secteur de la défense, car ils se renforcent souvent en période de conflit. Les perturbations des routes maritimes peuvent aussi toucher les entreprises de logistique mondiale, créant des possibilités avec des options de vente (put, un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur des indices de transport concernés. Il est essentiel de suivre ces marchés liés pour repérer les effets indirects. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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