Les discussions au Moyen-Orient soutiennent les prix
En Israël, Galia Gamliel, membre du cabinet chargé de la sécurité, a déclaré à la radio de l’armée israélienne que le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrerait le président libanais Joseph Aoun plus tard jeudi. Ces informations sur des discussions Israël-Liban ont nourri l’espoir d’une baisse des tensions dans la région. Le blocus américain du détroit d’Ormuz (un passage maritime essentiel pour le transport du pétrole) s’est poursuivi, ce qui a limité la baisse des prix du brut. L’armée américaine a indiqué avoir complètement bloqué le commerce maritime de l’Iran, tandis que des responsables iraniens ont averti qu’ils pourraient fermer la mer Rouge (une route clé pour les navires) si les blocages des ports par les États-Unis continuent. Selon les données de l’Energy Information Administration (EIA), l’agence publique américaine qui suit notamment les stocks d’énergie, les stocks de pétrole brut ont diminué de 0,913 million de barils la semaine dernière. Cela contraste avec les attentes d’une hausse de 0,2 million et fait suite à une augmentation de 3,081 millions de barils la semaine précédente.Réductions de l’offre et stratégies face aux variations de prix
Mi-avril 2026, le WTI se maintient autour de 88 $, soutenu par des facteurs de base (offre et demande) moins mis en avant l’an dernier. L’OPEP+ (pays producteurs de pétrole qui coordonnent leur production) a récemment prolongé ses réductions volontaires de production de 2,2 millions de barils par jour jusqu’au deuxième trimestre, ce qui réduit l’offre mondiale. Cet engagement du groupe soutient les prix et limite les fortes baisses. Cependant, des données récentes rendent le marché hésitant. La semaine dernière, l’EIA a signalé une hausse inattendue des stocks américains de 2,7 millions de barils, alors que le marché anticipait une baisse. En parallèle, l’AIE (Agence internationale de l’énergie, organisme qui analyse la demande et l’offre mondiales) a revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale en évoquant un ralentissement de l’économie chinoise, ce qui empêche les prix de monter nettement. Les risques géopolitiques (risques liés aux conflits et aux tensions entre pays) n’ont pas disparu : ils ont changé. Les tensions en mer Rouge continuent de perturber le transport maritime, ce qui ajoute en permanence un « surcoût de risque » aux prix (une part du prix liée à la crainte d’une perturbation). Toute aggravation au Moyen-Orient pourrait provoquer une hausse rapide des prix, comme les fortes variations observées en 2022. Dans cet équilibre entre offre tendue et demande incertaine, la volatilité implicite (estimation par le marché des futures variations de prix, utilisée pour fixer le prix des options) est élevée, ce qui rend les primes d’options (le prix payé pour acheter une option) coûteuses. Les traders peuvent envisager des stratégies qui profitent d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, comme l’achat d’un straddle (acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) si un élément déclencheur clair apparaît. Pour ceux qui détiennent déjà des positions acheteuses, acheter des puts (options de vente) permet de se protéger contre une baisse soudaine des prix si un progrès diplomatique reprend de façon inattendue. Pour réduire le coût élevé des options, des stratégies comme le collar (acheter une option de vente et financer une partie du coût en vendant une option d’achat) peuvent protéger contre une baisse. Autre possibilité, les spreads calendaires (acheter et vendre des contrats/positions avec des échéances différentes) peuvent servir à miser sur une stabilité à court terme tout en gardant une position en vue d’une cassure plus tard dans l’année. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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