Le risque à Hormuz maintient un plancher sous le WTI
Les baisses ont été limitées par les risques liés au détroit d’Ormuz (passage maritime étroit et stratégique) et par des tensions régionales persistantes. L’Iran a posé une condition pour reprendre les discussions, tandis que le Premier ministre israélien a indiqué qu’il n’y avait aucun engagement de cessez-le-feu et que les FDI (armée israélienne) avaient reçu l’ordre d’élargir la zone de sécurité. Le blocus naval américain (contrôle militaire en mer pour empêcher les navires d’entrer ou de sortir) des ports iraniens a été signalé comme pleinement appliqué après la fin des discussions d’Islamabad samedi dernier. Le commandement militaire conjoint iranien a déclaré que le commerce dans le Golfe pourrait être stoppé si le blocus n’est pas levé, ce qui augmente le risque de perturbation de l’approvisionnement (interruption des livraisons de pétrole). Le WTI est un pétrole de référence américain (un prix “standard” utilisé pour comparer et fixer les prix), et son prix dépend surtout de l’offre et de la demande, de la géopolitique (effets des tensions entre pays), du dollar américain, des décisions de l’OPEP (groupe de pays producteurs de pétrole), et des rapports hebdomadaires de stocks de l’API et de l’EIA. L’API (Institut américain du pétrole, organisation du secteur) publie ses données le mardi, l’EIA (agence américaine de l’énergie, organisme public) le mercredi, et leurs résultats ne diffèrent que d’environ 1 % dans 75 % des cas.Les facteurs réels du marché et le positionnement alimentent la volatilité
Du côté des facteurs réels du marché, les signaux de demande sont étonnamment solides, ce qui n’était pas le cas l’an dernier. Le rapport de l’EIA de cette semaine a montré une baisse surprise des stocks de 2,1 millions de barils (stocks = réserves entreposées), et l’indice PMI manufacturier (indice d’activité du secteur industriel) de la Chine pour mars est ressorti à un solide 51,2. Ces données vont à l’encontre d’un sentiment négatif basé uniquement sur des discussions au point mort. Malgré cela, on ne peut pas exclure une percée diplomatique soudaine, qui effacerait rapidement la prime de risque actuelle (surcoût lié aux risques). De plus, même si l’OPEP+ (OPEP et pays alliés) maintient des réductions de production, nous suivons des problèmes de respect des quotas chez plusieurs membres clés, ce qui pourrait ajouter de l’offre sur le marché de manière inattendue. Cette incertitude aide à comprendre pourquoi les prix n’ont pas encore dépassé 95 $. Ce rapport de force crée un environnement de forte volatilité (variations rapides et importantes des prix), ce qui rend les paris directionnels risqués. Nous voyons de meilleures opportunités via les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé), car la volatilité implicite (niveau de variations attendu, intégré dans le prix des options) est élevée, autour de 35 % pour les contrats du mois le plus proche. Un dollar américain plus faible apporte aussi un soutien aux prix du pétrole. L’indice du dollar a glissé vers 103,5, ce qui rend le pétrole moins cher pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies et renforce le soutien lié à la demande. Ce facteur mérite attention, car il soutient discrètement le niveau de prix actuel. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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